Test – Asylum sur Playstation 5

Test – Asylum sur Playstation 5

Développé par le studio Senscape et édité par Soedesco Publishing, Asylum vous propulse au cœur d’une enquête horrifique profondément inspirée des récits de H.P. Lovecraft. Vous y incarnez un ancien pensionnaire amnésique contraint de replonger dans les ténèbres d’un gigantesque asile psychiatrique délabré pour lever le voile sur un passé effacé.

 

 

 

Dans la peau d’un ancien pensionnaire arraché à ses souvenirs, vous franchissez de nouveau le seuil d’un immense établissement désormais déserté pour mener l’enquête sur votre passé dérobé. Entre ces murs décrépits, une atmosphère funèbre et pesante s’installe dès les premières minutes de jeu, transformant chaque couloir sombre en une quête de vérité où les moindres recoins semblent dissimuler des secrets oubliés.

Côté gameplay, le titre fait le choix assumé d’un retour aux sources avec une formule point’n click à l’ancienne particulièrement classique. La progression repose sur la fouille méticuleuse de chaque pièce et l’interaction avec une multitude d’objets du décor, indispensables pour assembler les pièces du puzzle et reconstituer bribe par bribe la mémoire de notre protagoniste au cœur de ce vieil hôpital.

Si l’ambiance visuelle et sonore se révèle particulièrement soignée et immersive, la formule mécanique peine en revanche à totalement séduire tant ses rouages paraissent aujourd’hui datés. Les allers-retours constants, le manque d’ergonomie générale et la lourdeur de certaines énigmes trahissent un archaïsme qui risque de décourager rapidement les joueurs habitués à des approches plus fluides et modernes.

Pour autant, les puristes du genre et les amateurs de casse-têtes rétro y trouveront largement leur compte, portés par une narration prenante aux accents paranormaux. Avec une dizaine d’heures nécessaires pour démêler les mystères de cet asile et boucler l’investigation, l’expérience offre un contenu solide à quiconque accepte de composer avec les contraintes d’une formule d’un autre temps.

 

Au final, Senscape signe un hommage sincère et généreux aux grandes heures du point’n click narratif, idéal pour se plonger dans une enquête surnaturelle d’une bonne dizaine d’heures. Malgré son ergonomie rigide d’un autre temps, la force de son ambiance et ses influences cinématographiques en font une expérience horrifique prenante pour quiconque aime se creuser les méninges dans le noir.

Points positifs :

  • Atmosphère oppressante très réussie et belles références cinématographiques (Fulci, Carpenter)

  • Scénario intrigant aux accents lovecraftiens avec des visions bien intégrées

  • Enquête riche en documents, objets et secrets à dénicher

  • Bonne durée de vie pour le genre avec une dizaine d’heures au compteur

Points négatifs :

  • Gameplay point’n click archaïque et rigide

  • Allers-retours fréquents qui peuvent casser le rythme

  • Résolution de certaines énigmes un brin laborieuse

Note globale : 7/10
Où trouver le jeu :

Conseil Geeko : Fouillez systématiquement chaque élément insolite ou contenant anodin (comme les sacs poubelles et tiroirs ouverts) dès que vous entrez dans une nouvelle pièce ; les objets clés s’y cachent souvent et vous éviterez de fastidieux ratissages en pleine obscurité.

 

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