You Can See Everything : le documentaire événement d’A24 sur Elizabeth Holmes débarque au cinéma en France

Distribué par Metropolitan FilmExport et produit par le studio A24, You Can See Everything s’apprête enfin à fouler les salles obscures françaises le 30 décembre 2026. Réalisé par le duo Nathan Fielder (The Rehearsal, The Curse) et Lance Oppenheim (Ren Faire, Some Kind of Heaven), le film arrive précédé d’un bouche-à-oreille retentissant outre-Atlantique et d’un succès critique et commercial impressionnant pour une proposition de ce calibre.
L’histoire s’ouvre sur un moment charnière : tout juste 34 jours avant son incarcération effective pour plus de onze ans de prison ferme, Elizabeth Holmes, la fondatrice déchue de la société Theranos reconnue coupable d’escroquerie massive envers ses investisseurs, accepte d’ouvrir ses portes et d’inviter une équipe de tournage à capturer son quotidien. Ce qui se présentait au départ comme un tête-à-tête documentaire intimiste se métamorphose rapidement en une odyssée vertigineuse étalée sur trois années.
Fidèles à leur style déroutant mêlant mise en abyme, malaise maîtrisé et exploration des faux-semblants, Fielder et Oppenheim brouillent constamment les pistes entre confession sincère, mise en scène calculée et manipulation mutuelle. En poussant les codes du méta-documentaire dans leurs derniers retranchements, le long-métrage interroge frontalement le spectateur sur sa propre perception de la vérité et la fascination collective pour les figures controversées de la Silicon Valley.
Véritable ovni cinématographique salué dans les festivals pour son audace formelle, You Can See Everything promet de secouer la fin d’année sur grand écran dès le 30 décembre prochain.
Le conseil Geeko : si vous comptez découvrir le film en salles, évitez au maximum les discussions et analyses détaillées qui circulent déjà en ligne ! Le génie du duo Fielder/Oppenheim repose justement sur la déconstruction permanente de vos certitudes au fil des minutes : entrer dans la salle sans savoir où s’arrête le réel et où commence la performance reste la meilleure façon de prendre la claque voulue par les réalisateurs.