Test – Stupid Never Dies : Quand l’amour donne des ailes (et des dents) à un zombie complètement déjanté ! (Playstation 5)
Développé et édité par le studio GPTRACK50, Stupid Never Dies nous met dans la peau de Davy, le mort-vivant le plus faiblard de l’univers, bien décidé à braver un donjon infernal pour ramener à la vie Julia, une humaine congelée dont il est tombé fou amoureux. L’aventure démarre tambour battant avec une prémisse totalement absurde qui donne immédiatement le ton de cette épopée pas comme les autres.
Dès les premières minutes manette en mains sur PlayStation 5, le rythme effréné saute aux yeux. On est directement plongé dans un tourbillon d’action frénétique où les affrontements s’enchaînent sans le moindre temps mort. Les animations sont vives, la nervosité des coups est palpable et on sent que les développeurs voulaient avant tout nous scotcher à l’écran.
Ce qui frappe d’emblée, c’est ce scénario complètement barré qui ne se prend jamais au sérieux. Entre les situations rocambolesques et les dialogues décalés, le titre assume sa folie de bout en bout sans jamais faiblir. On suit les mésaventures de notre zombie amoureux avec un grand sourire, curieux de découvrir la prochaine dinguerie que les scénaristes ont osé inventer.
Côté prise en main, le gameplay s’avère particulièrement intéressant et addictif. Davy a cette particularité fascinante de pouvoir mordre et dévorer ses adversaires pour absorber leurs pouvoirs sur le champ. Ce système de vol de compétences transforme chaque combat en véritable opportunité stratégique pour enrichir sa palette de mouvements.
Sur la console de Sony, la fluidité répond parfaitement présent, garantissant une réactivité au poil dans les moments les plus chauds. Esquiver, contre-attaquer et foncer dans le tas se fait avec un naturel déconcertant. Les gâchettes et les vibrations de la DualSense apportent un petit surplus d’impact appréciable à chaque mandale distribuée.
La montée en puissance du personnage est fulgurante, ce qui procure une vraie sensation de satisfaction manette en mains. On commence comme une vulgaire serpillère ambulante pour rapidement se muer en machine de guerre capable de rivaliser avec des créatures bien plus imposantes. La courbe d’apprentissage est bien pensée et valorise constamment l’agressivité au combat.
Les différentes formes et pouvoirs glanés sur les ennemis d’élite apportent une variété bienvenue au fil de la progression. Pouvoir passer d’un style façon loup-garou à des compétences vampiriques ou de golem permet d’adapter sa stratégie face aux vagues de monstres. Chaque nouvelle capacité débloquée relance l’intérêt des affrontements et pousse à tester des combinaisons inédites.
Le système d’implants OmniTech vient peaufiner l’aspect RPG du jeu. En personnalisant le corps de Davy avec ces pièces technologiques, on modifie ses statistiques et on affine ses compétences passives selon nos préférences. Cette couche de personnalisation permet de modeler son héros mort-vivant pour coller parfaitement à sa propre manière de jouer.
Visuellement, le jeu propose une 3D stylisée qui colle à merveille à son ambiance cartoonesque et irrévérencieuse. La direction artistique fait la part belle aux couleurs contrastées et aux effets visuels tape-à-l’œil qui explosent lors des attaques spéciales. Le design des monstres est tout aussi déjanté que le reste du casting, renforçant l’identité unique du titre.
L’ambiance sonore n’est pas en reste avec une bande-son survitaminée qui colle idéalement à la cadence des joutes. Les pistes musicales soutiennent l’urgence et la vitesse des batailles, tandis que les bruitages bien sentis amplifient l’impact des frappes. L’ensemble dégage une énergie communicative qui donne envie de relancer une expédition sans tarder.
Le bestiaire réserve de chouettes surprises avec des créatures aux mécaniques variées qui forcent à rester attentif en permanence. Des harpies virevoltantes aux brutes blindées, il faut savoir quand temporiser et quand se ruer sur une cible pour l’achever avant de se faire déborder. Cette diversité évite à la routine de s’installer au cours des virées dans le donjon.
Les combats de boss constituent de vrais temps forts, imposant d’exploiter intelligemment les pouvoirs volés pour trouver les failles de ces colosses. Ces duels exigent des réflexes affûtés et une bonne gestion du timing pour esquiver les assauts dévastateurs. La mise en scène de ces batailles majeures fait honneur au ton grand-guignolesque de l’aventure.
On note également une mécanique originale où l’imagination débordante de Davy vient carrément transformer la réalité de l’arène pendant un court instant. Ces phases de déchaînement visuel décuplent notre force et permettent de nettoyer les rangs ennemis dans une frénésie jubilatoire. Un petit gimmick bien trouvé qui illustre parfaitement l’état d’esprit délirant des développeurs.
La structure des donjons mise sur des sessions nerveuses, parfaites pour s’amuser sans voir le temps filer. Même si certaines salles peuvent paraître un poil redondantes sur la durée, la dynamique des affrontements compense largement ce léger classicisme des décors. On se laisse volontiers porter par le flux ininterrompu de monstres à découper.
L’humour omniprésent fait mouche grâce à des situations rocambolesques et des animations désopilantes. Voir ce zombie gauche devenir soudainement un titan ultra-violent pour les beaux yeux d’une jeune femme crée un décalage comique permanent. Le soft s’assume comme une comédie d’action interactive et réussit son pari haut la main.
Sur le plan technique, la version PS5 tourne comme un charme, affichant un taux de rafraîchissement stable qui évite les mauvaises surprises en plein cœur de la mêlée. Les temps de chargement sont très courts, ce qui permet de replonger au combat instantanément après une défaite sans briser la dynamique.
C’est le genre de jeu sans prise de tête qu’on lance avec grand plaisir pour se défouler après une longue journée. Sa générosité dans l’action brute et ses mécaniques bien huilées en font une excellente surprise pour qui cherche une expérience décalée et pleine de panache. L’équilibre entre fun immédiat et progression valorisante fonctionne à plein régime.
Stupid Never Dies est un vrai bol d’air frais dans le paysage des action-RPG récents, prouvant qu’on peut allier un gameplay exigeant à un esprit totalement loufoque. Davy prouve avec brio que même les morts-vivants les plus fragiles ont du cœur, et surtout beaucoup de répondant. Foncez-y sans hésiter si vous aimez les aventures débridées qui ne s’embarrassent d’aucun complexe !
Points positifs :
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Un scénario complètement barré et hilarant
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Un rythme effréné qui ne faiblit jamais
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Gameplay très fun avec le vol de compétences des monstres
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Progression rapide et extrêmement gratifiante
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Belle fluidité et prise en main nerveuse sur PS5
Points négatifs :
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Structure des salles de donjon parfois un peu répétitive
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Lisibilité parfois brouillonne quand l’écran est saturé d’effets
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Caméra qui peut se montrer capricieuse contre les murs
Note : 8/10
Pour dénicher le jeu, vous pouvez le retrouver sur le PlayStation Store ainsi que sur la boutique Steam.
Le conseil Geeko : N’hésitez pas à vous ruer sur les monstres d’élite dès qu’ils apparaissent pour voler leurs compétences en priorité, car varier régulièrement vos styles de combat est la clé absolue pour venir à bout des salles les plus blindées sans suer à grosses gouttes !