Test – Thank You, Bus Driver! : Claques, drift et politesse au terminus ! (Steam)

Développé par Double Fine Productions et édité par Double Fine Action Labs, le titre te propulse dans les bottes d’un conducteur de bus municipal complètement déjanté. L’histoire tient sur un ticket de transport : traverser une bourgade excentrique pour amener tes usagers à destination dans les temps, tout en récoltant un maximum de précieux « Merci ».
Dès que tu t’installes au poste de pilotage, le ton est donné. Ici, pas question de jouer aux simulateurs pépères où l’on respecte religieusement les feux rouges et les clignotants. Tu découvres vite que ton quotidien ressemble davantage à une course contre la montre frénétique où chaque seconde compte pour ne pas voir ta jauge de patience tomber à sec.

Visuellement, le jeu tape immédiatement dans l’œil grâce à une technique de dessin super nette et particulièrement soignée. Le rendu en noir et blanc très contrasté, rehaussé par un cel-shading ultra propre, confère une vraie personnalité aux décors et aux passagers. C’est un régal pour les yeux, avec ce coup de crayon expressif qui rappelle immédiatement l’identité visuelle forte propre aux productions du studio.
Côté gameplay, on retrouve un esprit arcade survitaminé qui fait franchement penser à un Crazy Taxi sous caféine. Ton objectif est simple sur le papier : foncer d’un arrêt à un autre, embarquer la foule et tenter de tenir un planning qui frôle constamment le grand n’importe quoi.
La véritable originalité vient de la gestion de l’ordre à bord. Chaque journée impose son lot de règlements loufoques qui changent sans arrêt : interdiction d’écouter de la musique trop fort, de téléphoner, ou même de réchauffer du poisson au micro-ondes. Forcément, certains clients s’amusent à braver les interdits, et c’est là que le bazar commence.
Pour calmer les trublions, tu disposes d’un bras mécanique extensible qui te permet de distribuer de belles baffes tout en gardant une main sur le volant. Si un resquilleur récidive malgré l’avertissement, tu peux tout simplement le catapulter hors du véhicule sans autre forme de procès.
La conduite, volontairement permissive et glissante, t’oblige à improviser en permanence. Pour couper court et gagner de précieuses secondes, rien ne t’interdit de traverser un champ de maïs, d’écraser des clôtures ou de jeter un œil paniqué à ta carte dépliante en plein dérapage.

Le titre intègre également de petites touches de roguelite bien senties. Au fil des trajets, un drôle de bonhomme vient te proposer des babioles et des bonus pour modifier un peu tes aptitudes, personnaliser ton tableau de bord ou débloquer des filtres de couleurs alternatifs pour varier les plaisirs.
L’ambiance sonore soutient parfaitement cette cadence infernale. Le bruit des pièces qui tombent dans la boîte, le claquement bien net des gifles et une musique funky qui accélère quand le chrono s’affole participent pleinement au dynamisme général.
L’humour absurde fait mouche à tous les coins de rue. La galerie de personnages affiche des têtes impossibles et des mimiques tordantes qui rendent chaque passager instantanément mémorable, même quand tu t’apprêtes à lui faire passer le goût du désordre.
Le format se veut court et direct, taillé pour de courtes sessions nerveuses où l’on cherche avant tout à soigner son score et à empiler les remerciements. On évite ainsi les longueurs inutiles, même si on aurait aimé un peu plus d’environnements différents pour prolonger le plaisir.
La tension monte rapidement d’un cran quand il faut surveiller simultanément la route, jeter un œil dans le rétroviseur et corriger un passager récalcitrant tout en négociant un virage serré. C’est parfois chaotique, mais c’est précisément ce grain de folie qui fait sourire à chaque partie.

Ce petit bolide signé Double Fine apporte une vraie bouffée d’air frais grâce à son concept délirant et son habillage graphique soigné aux petits oignons. Même si la formule montre ses limites sur la durée une fois la boucle bien maîtrisée, le plaisir immédiat est indéniable et la distribution de claques au volant reste un exutoire particulièrement réjouissant.
J’aime
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Le style visuel dessiné, super net, hyper classe et expressif
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Le concept ultra fun de gifler les passagers tout en pilotant
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L’humour absurde et les règles de bus complètement barrées
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La bande-son entraînante et les bruitages percutants
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La prise en main immédiate, idéale pour de petites sessions arcades
J’aime pas
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Une seule carte principale, ce qui engendre un peu de répétitivité
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Durée de vie assez courte
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La visibilité parfois gênée par certains passagers volumineux
Note : 7.5/10
Lien du jeu :
Thank You, Bus Driver! sur Steam
Conseil Geeko : N’hésite pas à jeter des coups d’œil réguliers dans ton rétro intérieur au bruitage suspect, car anticiper la baffe avant l’arrêt t’évite de perdre le fil du trafic au moment crucial !