Test – Sizeable sur PS5 : quand la taille compte vraiment pour se détendre !

Développé par Business Goose Studios et édité par Minimap aux côtés du studio, Sizeable t’embarque dans une aventure minimaliste où la narration s’efface pour laisser place à la pure découverte. Tu te retrouves face à une succession de dioramas flottants dans le vide, avec pour seul fil conducteur l’exploration douce et curieuse de petits mondes thématiques.
Le concept de base est aussi simple que redoutablement efficace : chaque élément posé sur ton socle peut potentiellement changer de taille d’un simple coup de gâchette ou de joystick. Tu réduis un nuage pour calmer la pluie, tu agrandis le soleil pour assécher une flaque, ou tu rétrécis la lune pour faire baisser la marée. C’est bête comme chou en apparence, mais la façon dont la physique et les interactions s’emboîtent donne un plaisir immédiat manette en main.

Chaque niveau fonctionne comme une petite boîte à malices indépendante dans laquelle tu dois dénicher trois monolithes dissimulés pour ouvrir le portail de sortie. Au début, les cachettes sautent aux yeux, puis très vite, il faut réfléchir à l’effet domino de chaque modification d’échelle. Déplacer un objet trop lourd après l’avoir réduit ou libérer un passage en soufflant sur une éolienne gonflée à bloc devient une seconde nature.
La version PlayStation 5 fait honneur au confort de salon, même si on pouvait craindre qu’un gameplay né sur PC avec la souris ne perde en fluidité avec les sticks analogiques. Heureusement, la prise en main reste intuitive : la caméra pivote parfaitement autour des scènes à 360 degrés et la sélection des éléments ne pose pas de souci de précision particulier. On s’installe dans le canapé et on manipule ces maquettes virtuelles avec une vraie décontraction.
Visuellement, le parti pris du low-poly tout en rondeur et en aplats de couleurs pastel fonctionne du tonnerre. Que l’on soit propulsé sur une île tropicale, au milieu d’un western poussiéreux, dans un décor enneigé ou carrément au fin fond de l’espace, la direction artistique dégage un charme fou. C’est propre, sans bavure technique, et le rendu 4K flatte agréablement l’écran sans en faire des tonnes.

L’ambiance sonore n’est pas en reste avec les douces mélodies composées par Jamal Green. Les nappes au piano et les arrangements acoustiques t’accompagnent sans jamais t’agresser ni te stresser, même quand tu bloques sur une énigme un peu plus retorse. Les effets sonores apportent aussi un vrai petit côté tactile et rigolo à chaque redimensionnement ou clic réussi.
Pour les complétistes, le studio a eu la bonne idée de disséminer une tortue secrète dans chacun des dioramas. Trouver les trois piliers obligatoires est une chose, mais débusquer ce satané reptile demande souvent d’expérimenter des combinaisons d’objets totalement inattendues. Cela pousse à trifouiller chaque recoin du décor et apporte un petit challenge supplémentaire bienvenu pour les chasseurs de trophées.
La variété des niveaux est d’ailleurs assez surprenante pour une production de cette envergure. On passe d’un campement de nuit où il faut allumer un feu de camp à une scène préhistorique avec des dinosaures miniatures, sans jamais ressentir de redondance excessive. Les mécaniques se renouvellent par petites touches légères qui évitent l’ennui sans pour autant surcharger l’esprit.
Le revers de la médaille réside dans la difficulté globale qui reste très sage du début à la fin. Si tu cherches un casse-tête qui te fait fumer les méninges pendant des heures, tu risques de rester sur ta faim, car la plupart des énigmes reposent davantage sur l’observation attentive que sur une logique mathématique complexe. C’est avant tout pensé comme une balade relaxante plutôt que comme un défi intellectuel impitoyable.
Autre petit bémol à souligner : la durée de vie globale du jeu. En ligne droite, il ne te faudra guère plus de deux à trois heures pour voir le bout de la petite quarantaine de scènes proposées. C’est court, même si le tarif modeste adoucit la pilule, et on aurait vraiment adoré voir quelques dioramas plus denses ou des embranchements plus complexes pour prolonger le plaisir.
On note aussi parfois quelques soucis mineurs de visibilité lorsque plusieurs objets s’empilent au même endroit, obligeant à faire tourner la caméra dans tous les sens pour attraper le bon élément. Rien de bloquant ni de dramatique, mais sur les scènes les plus chargées, la maniabilité à la manette montre légèrement ses limites face à la précision chirurgicale d’un curseur de souris.

Sizeable offre une parenthèse enchantée et reposante qui fait un bien fou entre deux grosses productions nerveuses. L’ingéniosité de son concept d’échelle, associée à une atmosphère visuelle et sonore d’une douceur remarquable, séduira à coup sûr les amateurs de micro-énigmes et de dioramas poétiques. C’est une friandise courte, mais pleine de créativité et de bienveillance ludique.
J’aime / J’aime pas
J’aime :
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Le concept d’agrandissement et de réduction très malin et amusant
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La direction artistique low-poly épurée et très soignée
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La bande-son relaxante signée Jamal Green
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Les tortues secrètes qui relancent la fouille
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La prise en main agréable sur PS5
J’aime pas :
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Une aventure assez courte (comptez 2 à 3 heures)
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La difficulté globale un peu trop permissive
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Quelques moments de sélection un brin imprécis à la manette
Note finale : 7.5/10
Boutiques :
Le conseil Geeko : N’hésite pas à faire tourner ta caméra sous tous les angles imaginables avant d’interagir avec quoi que ce soit. Parfois, un objet microscopique est tout simplement caché derrière un tronc d’arbre ou sous une simple pierre que tu n’as pas encore pris le temps de soulever ou de rétrécir !