Test – Lu Bu n’a pas pris une ride : la claque nostalgique sous Unreal Engine 5 ! (Playstation 5)

Développé par Omega Force et édité par Koei Tecmo, ce grand retour remet sur le devant de la scène un monument du beat’em all tactique. L’aventure nous plonge au cœur des Trois Royaumes de la Chine antique, où se déchirent trois dynasties rivales au travers de batailles titanesques pour le contrôle de l’empire.
Replonger dans cet épisode culte sur PlayStation 5 m’a immédiatement fait l’effet d’une formidable machine à remonter le temps. On retrouve instantanément cette ambiance unique qui avait marqué toute une génération de joueurs à l’époque de la PS2, mais remise au goût du jour avec un soin assez impressionnant.
Visuellement, le passage sous le moteur Unreal Engine 5 fait un bien fou à l’ensemble. Les champs de bataille profitent de superbes jeux de lumière, les armures brillent de mille feux et la fluidité reste calée à 60 images par seconde sans broncher, même quand des centaines de soldats s’agitent à l’écran.
Ce qui frappe le plus manette en main, c’est l’agressivité des troupes ennemies. Contrairement aux épisodes plus récents où les fantassins de base attendent sagement de se faire balayer, ici la piétaille cherche constamment à t’interrompre et à te punir si tu fonces sans réfléchir.
Pour moderniser les sensations, les développeurs ont intégré des mécaniques inspirées des productions récentes, comme l’esquive précise et les contres. Le plus agréable, c’est que si tu préfères la rigidité légendaire du gameplay d’époque, tu peux tout simplement désactiver ces aides pour revenir aux commandes classiques.
Le confort de jeu a également droit à de belles améliorations très bienvenues. Tu peux enfin siffler ta monture d’une simple pression sur une gâchette et ramasser le butin sans descendre de selle, ce qui dynamise grandement l’exploration.
Au camp militaire, l’arrivée de la forge et de la fusion d’armes renouvelle agréablement la progression. Récupérer de l’équipement sur le champ de bataille permet de créer ses propres armes sur mesure, en combinant des statistiques et des compétences passives pour optimiser chaque officier.
Le casting est particulièrement généreux avec plus de quarante officiers jouables au compteur. Que tu préfères manier la lance avec Zhao Yun, balayer les rangs avec Guan Yu ou charger dans le tas avec Xiahou Dun, chaque personnage conserve ses attaques signatures et son style de combat bien trempé.
Cette édition complète intègre dès le départ l’extension Xtreme Legends, ce qui double presque l’intérêt du titre. On profite ainsi des campagnes dédiées aux généraux indépendants comme Lu Bu ou Yuan Shao, ainsi que de nouveaux modes défis bien corsés.
Sur le plan sonore, les développeurs ont eu l’excellente idée de conserver le doublage anglais kitsch à souhait tout en proposant les voix japonaises originales. Les répliques théâtrales et les hurlements sur le champ de bataille font toujours autant sourire et participent pleinement au charme rétro de la formule.
La bande-son rock et hard rock légendaire fait un retour fracassant dans une version magnifiquement remasterisée. Les riffs de guitare électrique s’emballent dès que la mêlée commence, apportant une montée d’adrénaline irrésistible pendant les affrontements les plus intenses.
Le jeu préserve également l’ADN convivial qui faisait la force du jeu original : l’écran partagé à deux en local. Partager son canapé pour nettoyer les lignes adverses avec un ami reste une expérience particulièrement réjouissante et fluide sur PS5.
La porte de Hulao reste évidemment l’un des moments les plus marquants de la partie. Quand Lu Bu apparaît au son du tambour avec sa barre de vie démesurée, le sentiment de danger est immédiat, et la prudence s’impose tant ses coups infligent de lourds dégâts.
On remarque toutefois que le découpage des zones et la structure générale trahissent le poids des années. Les cartes peuvent sembler un peu restreintes comparées aux standards actuels, et les couloirs invisibles rappellent parfois l’architecture rigide du début des années 2000.
Retrouver ce classique dans un tel écrin graphique fait vraiment chaud au cœur, tant la fidélité au matériau d’origine est respectée. La tension des batailles d’autrefois couplée aux ajustements de confort modernes offre une aventure jubilatoire qui comblera les nostalgiques comme les curieux de la licence.
Ce qui fonctionne bien
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La refonte graphique sous Unreal Engine 5, nette et stable en 60 FPS.
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Les ajouts de confort (esquive, contre, appel du cheval) que l’on peut désactiver à la carte.
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L’intégration complète du contenu de Xtreme Legends et le vaste roster de guerriers.
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Le mode coopération en écran scindé conservé en local.
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La bande-son percutante et les voix kitsch cultes préservées.
Ce qui fâche un peu
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Le level design et les trajectoires restent parfois très rigides et d’époque.
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Une caméra qui demande de fréquents réajustements manuels dans les couloirs étroits.
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Les archers adverses toujours aussi agaçants lorsqu’ils tirent en meute.
Note globale : 17/20
Où acheter le jeu :
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PC (Steam) : DYNASTY WARRIORS 3: Complete Edition Remastered sur Steam
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PlayStation 5 : DYNASTY WARRIORS 3: Complete Edition Remastered sur PlayStation Store
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Xbox Series X|S : DYNASTY WARRIORS 3: Complete Edition Remastered sur le Microsoft Store
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Nintendo Switch : DYNASTY WARRIORS 3: Complete Edition Remastered sur le Nintendo eShop
Conseil Geeko :
Pense à faire un tour dans les paramètres de maniabilité pour assigner l’appel de ta monture sur la touche L2. Dès que tu croises Lu Bu à Hulao Gate, ne joue pas les héros d’entrée de jeu : contourne-le pour vaincre Dong Zhuo en priorité, ou prépare un build axé sur les esquives parfaites avant d’espérer remporter le duel.