TEST – NHL 27 : vingt ans plus tard, remettre les patins n’est pas si simple

Revenir sur une licence après plus de vingt ans d’absence n’est jamais anodin. Dans mon cas, NHL faisait clairement partie de ces séries que j’avais laissées derrière moi depuis le début des années 2000. Autant dire qu’en lançant NHL 27, je n’arrivais ni avec les automatismes d’un habitué, ni avec la connaissance des épisodes précédents. Et quelque part, c’est justement ce qui rendait l’expérience intéressante : est-ce qu’un joueur ayant pratiquement tout à réapprendre peut encore trouver sa place sur la glace ?

La première impression est plutôt bonne. NHL 27 propose énormément de contenu, avec le match immédiat, Deviens Pro, Franchise, les tournois internationaux, les saisons, les séries éliminatoires, NHL Threes, l’entraînement ou encore les différents modes en ligne. Le mode Deviens Pro constitue d’ailleurs une bonne porte d’entrée pour découvrir l’ensemble. La création du joueur est très poussée et ne se contente pas de quelques options esthétiques. Équipement, célébrations, tirs, attitude ou même style de patinage peuvent être modifiés avec une précision étonnante. On peut notamment ajuster l’inclinaison du dos, la longueur des enjambées ou encore le comportement du haut du corps. Pour les passionnés de hockey, il y a clairement de quoi passer du temps dans les réglages avant même d’avoir touché la rondelle.

Visuellement, NHL 27 reste également très agréable. Les animations d’avant-match participent bien à l’ambiance, les patinoires sont réussies et les joueurs profitent d’animations suffisamment naturelles pour accompagner la vitesse du hockey. On reste toutefois assez loin de l’impression parfois quasi télévisuelle que peuvent produire certains passages d’un NBA 2K27. NHL 27 reste immédiatement identifiable comme un jeu vidéo, sans pour autant être mauvais graphiquement. La bande-son, en revanche, m’a immédiatement parlé. Tomber sur Maria (I Like It Loud) de Scooter dès les menus donne rapidement le ton et participe énormément à l’énergie générale du titre.

Mais c’est évidemment une fois le match lancé que les choses deviennent sérieuses. Et pour quelqu’un qui n’a pas touché à NHL depuis plus de vingt ans, la reprise est rude. Les passes, les différents tirs, la défense, les changements de joueurs ou encore les règles propres au hockey demandent beaucoup d’attention. Hors-jeu, dégagements refusés et pénalités viennent régulièrement casser le rythme lorsqu’on ne maîtrise pas encore parfaitement ce que l’on fait. Plusieurs configurations de commandes existent, ce qui permet de trouver quelque chose de plus adapté, mais NHL 27 reste nettement moins immédiat à prendre en main qu’un EA Sports FC ou qu’un NBA 2K.

Cette difficulté ne signifie pourtant jamais que le jeu est mauvais. Au contraire, plus les minutes passent et plus quelque chose commence à fonctionner. Une passe réussie, une récupération de rondelle, une action construite et surtout un premier but suffisent à faire comprendre tout l’intérêt du gameplay. Ce premier but, justement, a provoqué cette satisfaction instantanée que les bons jeux de sport savent parfaitement produire. On se place, on tente sa chance et la rondelle finit enfin derrière le gardien. Peu importe que les minutes précédentes aient été chaotiques : à cet instant précis, NHL 27 avait réussi son coup.

La deuxième approche, cette fois en match immédiat avec le contrôle de toute l’équipe, n’a pas totalement changé ce constat. NHL 27 reste nerveux et réactif, mais son gameplay peut aussi devenir assez brouillon lorsque l’on découvre ses mécaniques. Il m’est arrivé de ne pas comprendre pourquoi un tir ne partait pas, de chercher désespérément la rondelle ou encore de subir une pénalité sans immédiatement savoir ce que j’avais fait. Pourtant, même lorsque je ne maîtrisais pas tout, je continuais à m’amuser. Et c’est probablement le point le plus important : NHL 27 ne m’a jamais donné envie de poser la manette simplement parce que j’étais mauvais.

Tout n’a cependant pas été parfaitement fluide techniquement. Lors d’une première rencontre, impossible d’accéder normalement au menu pause avant de rencontrer un écran noir qui m’a finalement poussé à relancer le jeu et la console. Le problème n’est ensuite jamais réapparu, ce qui empêche évidemment d’en tirer une conclusion générale sur la stabilité du titre, mais l’incident reste suffisamment inhabituel pour être signalé.

Reste enfin l’éternelle question accompagnant les jeux de sport annuels. Sans avoir joué à NHL 26, il m’est impossible de mesurer précisément tout ce que cette nouvelle édition change par rapport à la précédente. Pour ceux qui jouent principalement en ligne et souhaitent rester avec la communauté active, passer sur la nouvelle version paraît logique. Pour quelqu’un qui veut simplement lancer quelques matchs de temps en temps avec des amis, l’intérêt d’un renouvellement annuel est forcément plus discutable.

NHL 27 reste malgré tout une bonne surprise. Je suis arrivé sur la glace en étant pratiquement un débutant et j’ai passé une partie de mes premières rencontres à essayer de comprendre ce que le jeu attendait de moi. Mais derrière cette prise en main exigeante se trouve un titre nerveux, généreux et surtout amusant. Je ne suis certainement pas prêt à affronter sérieusement un joueur habitué à la licence, mais après plus de vingt ans loin de NHL, j’ai au moins retrouvé l’envie de continuer à apprendre. Et rien que pour ça, le retour sur la glace valait le détour.
Ce que j’ai aimé
- L’ambiance des rencontres
- La quantité de contenu
- La personnalisation de Deviens Pro
- Une excellente bande-son
-
La satisfaction d’inscrire un but
Ce que j’ai moins aimé
- Une prise en main exigeante
- Un gameplay parfois brouillon
- L’apprentissage assez long
- Quelques mécaniques peu lisibles
-
L’incident technique rencontré
Ma note globale : 15/20
NHL 27 n’est clairement pas le jeu de sport le plus facile à appréhender lorsque l’on débarque ou que l’on revient après une très longue absence. Il demande de la patience et un véritable apprentissage avant de commencer à comprendre toutes les subtilités de son gameplay. Mais une fois les premiers automatismes retrouvés, la nervosité du hockey prend le dessus et le plaisir apparaît rapidement. Une expérience généreuse et efficace, qui gagnerait surtout à mieux accompagner les nouveaux venus.
Le Conseil Geeko: Ne vous découragez surtout pas après votre premier match. Passez par l’entraînement, testez les différentes configurations de commandes et acceptez de faire quelques erreurs avant de chercher la performance. NHL 27 demande plus de temps qu’un EA Sports FC pour être apprivoisé, mais les premières actions réellement maîtrisées sont aussi celles qui donnent envie de continuer.
Version testée : PlayStation 5