Test – Shelldiver : La petite tortue qui a englouti mes heures de jeu (Steam / Xbox Game Pass)

Shelldiver fait partie de ces jeux dont le concept paraît presque trop simple pour fonctionner. On incarne une petite tortue qui plonge récupérer des méduses et des ressources avant de revenir à la surface vendre son butin et améliorer son équipement. Après avoir découvert sa démo quelque temps auparavant, son arrivée dans le Game Pass était l’occasion parfaite pour aller cette fois jusqu’au bout de l’aventure.

La boucle est immédiate : plonger, capturer, récupérer, vendre, améliorer et recommencer. Au départ, notre réserve d’oxygène et notre inventaire sont très limités. Puis arrivent le sous-marin, le fusil plasma, le pistolet à bulles, davantage de stockage, des multiplicateurs, le transmutateur et plusieurs systèmes d’automatisation. Chaque amélioration prépare la suivante et Shelldiver comprend parfaitement cette mécanique du « encore cinq minutes ».

La progression devient rapidement démesurée. Quelques coquillages se transforment en milliers, puis en millions, billions et trillions. Les nouveaux biomes relancent régulièrement l’intérêt avec des ressources plus résistantes et de nouvelles méduses. Visuellement, le pixel art reste simple, mais l’ensemble possède beaucoup de charme. L’île évolue également progressivement, tandis que la musique particulièrement relaxante accompagne très bien les longues sessions.

Tout n’est cependant pas parfaitement équilibré. Certains passages donnent réellement l’impression de stagner. On améliore plusieurs fois ses dégâts avant d’arriver dans un nouveau biome et de constater que certaines ressources demandent toujours énormément de temps à détruire. Quelques systèmes de transformation peuvent également casser temporairement le rythme lorsque nos inventaires sont pleins et qu’il faut attendre.

Puis Shelldiver bascule presque dans l’excès inverse. Quelques améliorations majeures suffisent à faire fonctionner tous les systèmes ensemble, les automatisations prennent le relais et les multiplicateurs explosent. Là où l’on peinait encore quelques heures auparavant, notre petite tortue devient soudainement une véritable machine à produire des quantités absurdes de ressources. Cette montée en puissance finale manque peut-être de finesse, mais elle procure une énorme satisfaction.
C’est finalement là que Shelldiver réussit le mieux son pari. Malgré quelques passages frustrants, je n’ai jamais réellement eu envie d’arrêter. Il y avait toujours une amélioration supplémentaire, un biome à découvrir ou une nouvelle mécanique à débloquer. Le jeu se prête parfaitement à des sessions de dix ou quinze minutes, mais il est tout aussi capable de faire complètement perdre la notion du temps.
Je garde néanmoins un vrai reproche sur PC : la gestion du clavier AZERTY. Le jeu est traduit en français, mais basculer son clavier en QWERTY reste la solution la plus confortable. En 2026, un choix AZERTY/QWERTY ou une détection automatique devrait franchement être proposé.
Au moment de terminer l’aventure, le constat reste donc extrêmement positif. Shelldiver n’est ni spectaculaire ni révolutionnaire, mais sa boucle de gameplay fonctionne parfaitement. J’ai commencé en surveillant désespérément mon oxygène pour ramener quelques méduses et terminé avec une économie automatisée manipulant des nombres complètement absurdes. Entre les deux, j’ai râlé, découvert constamment de nouvelles choses et surtout passé un excellent moment.
Ce que j’ai aimé
- Une boucle de gameplay extrêmement addictive.
- La montée en puissance qui devient complètement démesurée.
- Un univers mignon et immédiatement attachant.
- Une excellente ambiance musicale, particulièrement relaxante.
- Les nouveaux systèmes et automatisations régulièrement débloqués.
- La satisfaction procurée par les méduses rares et les multiplicateurs.
- Un jeu parfaitement adapté aux petites sessions.
Ce que j’ai moins aimé
- Quelques véritables creux dans la progression.
- Certains changements de biome donnent momentanément l’impression que les améliorations précédentes ne servent plus à grand-chose.
- Des transformations parfois un peu longues.
- Une courbe de puissance qui devient presque trop brutale dans la dernière partie.
- La gestion du clavier AZERTY sur PC.
Note : 17/20
Retrouve Shelldiver ici :
- Steam
- Xbox / Xbox Game Pass
Le conseil Geeko : Au début, ne cherche surtout pas à descendre le plus profondément possible à chaque plongée. Investis rapidement dans l’oxygène, l’inventaire et surtout tes dégâts. Et quand les premières automatisations commencent à apparaître, ne les sous-estime pas : ce sont elles qui finiront par transformer ta petite pêche aux méduses en véritable machine à trillions.