Hey hey les geekos, on se retrouve aujourd’hui avec un recueil de nouvelles SF et il s’agit de « Sept morts à vivre » de Southeast Jones en auto-édition.

Vous allez tous mourir ! Il va falloir vous y faire, un jour tout va disparaitre : vous, moi, le monde sur lequel nous vivons, et même l’univers ! D’aucun parmi vous se diront que ce n’est pas la fin, car après tout, la mort n’est peut-être qu’une option parmi d’autres ; à moins qu’il ne s’agisse d’une étape nécessaire à notre évolution… À la fin des temps, Dieu a rouvert les portes du paradis, mais les bienheureux y errent sans but et leur vie semble bien morne. Un homme, un seul, se refuse à les rejoindre, mais à quel prix ! Comment la vie est-elle apparue sur Terre ? Comment va-t-elle finir ? La réponse à ces questions risque fort de ne pas vous plaire ! L’horreur se dissimule parfois derrière le masque de la beauté, mais comment ne pas avoir envie de mourir lorsqu’elle se dévoile ? Et si nous n’étions que les acteurs d’une pièce de théâtre mise en scène par d’inconcevables entités cosmiques, que se passera-t-il lorsque tombera le rideau sur le dernier acte ? Quel rapport il y a-t-il entre un homme aux portes de la mort, un dragon et cette étrange créature qui se dit aussi vielle que l’univers ?

sept morts à vivre

Avouez que la couverture et le résumé ont tout pour faire craquer ! Eh bien, je peux vous dire que le contenu aussi, car je ressors de ma lecture avec un coup de cœur. J’ai lu ce recueil dans le cadre du challenge Avril Autour de la SF et il me conforte dans mon idée que je devrais en lire plus souvent.

Ici, on est donc avec sept morts à vivre et sept nouvelles tout à fait différentes, mais qui auront toujours un aspect SF. J’ai été bluffée par la façon qu’a l’auteur de nous faire passer d’une nouvelle à l’autre, d’un style totalement différent à l’autre. C’est vraiment impossible de dire qu’on a plus ou moins aimé une histoire,  je les ai toutes appréciées et déjà, ça, dans un recueil, c’est très rare que ça m’arrive. Southeast Jones fait partie de ces noms à retenir, de ces noms dont on devrait parler beaucoup plus en SF tout comme JC Gapdy ou encore Jean-Marc Devos dont je vous ai déjà parlé ici.

Le mieux que je puisse faire pour vous faire comprendre à quel point l’auteur a une plume qui sait s’adapter à toute situation et qu’il sait changer de genre d’une histoire à l’autre, c’est de vous parler de chaque nouvelle.

Mode lent est une très courte nouvelle, mais l’auteur y aborde la vieillesse et la sénilité de façon plus contemporaine et philosophique tout en nous faisant basculer subtilement dans la SF. J’ai vraiment adoré cette histoire et la manière qu’a l’auteur de nous bousculer.

L’antre de la bête se déroule dans les années 1800 et le vocabulaire y est tout à fait différent, on se laisse porter par l’époque et par les échanges. On glisse vers de la SF horrifique et on sent que l’auteur maîtrise vraiment bien ce mélange, tant on ressent l’ambiance qu’il a créée.

Anamnèse est une nouvelle qui m’a énormément déroutée par sa chute. On suit un homme qui a des pertes de mémoires, ce qui semble assez banal, mais je vous rassure, avec l’auteur, rien n’est banal du tout. Il arrive toujours à nous surprendre et c’est, encore une fois, le cas ici.

Mon dragon et moi. Mais où l’auteur veut-il nous emmener avec un tel titre ? Rien qu’au titre, je sais ce que vous allez penser. Tu nous parles de SF et de dragon, mais ça ne colle pas. Et pourtant si. Southeast Jones nous plonge ici dans du space opéra et les dragons n’ont rien de ceux qu’on peut s’imaginer, ils sortent tout droit de l’imagination de l’auteur et ce n’est pas pour nous déplaire, bien au contraire. Encore une fois, on va avoir un bel effet de surprise.

Le temps des moissons va nous emmener auprès des zombies entre guillemets, car ils seront loin d’être ceux que vous rencontrez dans toutes les histoires du genre. Encore une fois, ici nous allons être dans l’originalité et nous allons être surpris par le chemin que l’auteur va nous faire prendre.

Dernière maison avant le paradis va nous emmener dans un petit coin perdu où tout va sembler très calme jusqu’au jour où un inconnu très mystérieux va frapper à une porte. Nous ne serons encore une fois pas au bout de nos surprises et nous allons nous laisser entraîner.

Épilogue est la dernière nouvelle, elle va très vite, mais nous emporte dans une autre dimension très originale.

Nous terminons sur un petit In Memoriam qui est un très bel hommage.

Bref, si vous cherchez de la diversité, si vous cherchez des histoires qui vous feront réfléchir à la mort, si vous aimez les plumes subtiles ou encore, si vous cherchez à découvrir des histoires complètement différentes l’une de l’autre, n’hésitez pas foncer sur ce recueil qui fait partie des romans à découvrir.

Note : 5 sur 5.

Pour vous procurer ce recueil, vous pouvez passer par ici ou encore contacter Southeast Jones sur les réseaux sociaux.

Ce roman entre dans la catégorie 27 du Bingo littéraire d’Hylyirio qui est de lire un recueil de nouvelles ou une nouvelle éditée seule.

 

Publié par :L'antre du bonheur

Booktubeuse, blogueuse, amoureuse des mots. Lectrice de romans en tout genres, de mangas et de bandes dessinées :)

2 commentaires sur “Sept morts à vivre de Southeast Jones

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