Test – Gear Up, Einstein! : Quand l’Histoire part en vrille tactique (Steam)

Test – Gear Up, Einstein! : Quand l’Histoire part en vrille tactique (Steam)

Développé et édité par No Deadlines, Gear Up, Einstein! débarque sur nos machines pour secouer le genre du jeu de stratégie avec une formule déjantée. Le pitch nous plonge dans une aventure où l’espace-temps déraille complètement, nous poussant à voyager d’époque en époque pour recruter des figures illustres et tenter de sauver le monde du chaos.

J’ai lancé le titre sur Steam avec pas mal de curiosité, surtout intrigué par ce mélange audacieux entre le roguelite classique et l’auto battler tactique. Dès la première boucle temporelle, on sent que les développeurs ont voulu insuffler une identité forte sans se prendre trop au sérieux.

La boucle de gameplay repose sur une mécanique bien huilée : on constitue son escouade, on choisit ses embranchements sur la carte temporelle et on observe nos héros livrer bataille tout en gérant minutieusement leurs positions et leur équipement. Chaque mission propose son lot de défis tactiques où la moindre erreur de placement se paie cher.

Ce qui saute tout de suite aux yeux, c’est le casting. Recruter des personnages historiques majeurs et les voir collaborer sur le terrain apporte un côté complètement loufoque et jubilatoire. Voir des esprits brillants et des figures d’antan se battre côte à côte a un charme rétro-futuriste indéniable.

La profondeur stratégique commence véritablement au moment de fouiller dans l’arsenal. Les pièces d’équipement permettent d’enchaîner des synergies inattendues, et trouver la bonne combinaison entre les compétences passives d’un héros et un objet futuriste déclenche des combos assez spectaculaires.

Côté rythme, le système d’auto battler demande de lâcher la manette ou la souris pendant la phase d’action pure. Tout le travail se fait en amont dans la planification, ce qui plaira clairement aux amateurs de réflexion mais pourra laisser sur leur faim ceux qui préfèrent une action manuelle directe.

L’aspect roguelite apporte cette tension permanente où chaque choix de récompense après une escarmouche conditionne la réussite de la manche. Parfois, le tirage aléatoire ne joue pas franchement en notre faveur, mais la frustration fait partie de l’expérience et pousse à relancer immédiatement un run.

Pour cette session, j’ai commencé par explorer les missions tactiques en solitaire. L’intelligence artificielle ennemie oppose une belle résistance et force à adapter constamment sa composition d’équipe plutôt que de se reposer sur une seule tactique gagnante.

Mais là où le titre prend une autre dimension, c’est en multijoueur. Pouvoir réunir jusqu’à trois joueurs pour affronter les missions en coopération transforme complètement la dynamique et apporte une bonne dose de rires quand les plans minutieusement préparés virent à l’anarchie.

La direction artistique colle bien à l’ambiance légère et décalée du projet. Les animations restent simples mais efficaces, ce qui permet de toujours garder une excellente lisibilité de l’action, même quand l’écran se remplit d’effets visuels et de projectiles.

Sur le plan sonore, les thèmes musicaux accompagnent agréablement les phases de réflexion et dynamisent les combats sans jamais devenir assourdissants, même après plusieurs heures de jeu d’affilée.

L’interface utilisateur demande un petit temps d’adaptation au départ, notamment pour bien comparer les statistiques des équipements et comprendre les subtilités de chaque synergie, mais tout devient naturel après deux ou trois parties.

La rejouabilité semble déjà très solide grâce à la variété des configurations possibles, même si on espère que les développeurs enrichiront encore le pool de personnages et d’objets au fil du temps pour renouveler la surprise des rencontres.

Au niveau des performances sur Steam, l’expérience s’est avérée fluide de bout en bout, sans ralentissements majeurs à déplorer lors des affrontements les plus denses.

Ce premier contact avec le titre est franchement séduisant pour quiconque aime se creuser la tête sur des compositions d’équipe improbables. Le mélange entre figures historiques, synergies d’objets et coopération jusqu’à trois fonctionne à merveille pour passer d’excellentes soirées tactiques. La part de hasard peut parfois se montrer un brin punitive, mais l’envie de tester un nouveau combo prend vite le dessus.

Ce que j’ai aimé :

  • Le concept décalé de recruter des figures historiques

  • Les synergies d’équipement qui permettent des combos fous

  • Le mode coopératif jusqu’à 3 joueurs particulièrement fun

  • La dimension stratégique poussée des phases de préparation

  • Une bonne rejouabilité propre au genre roguelite

Ce que j’ai moins aimé :

  • L’aléatoire qui peut parfois compliquer sérieusement une manche

  • L’interface un peu dense lors des premières heures

  • Les spectateurs de combat passifs qui ne conviendront pas à tout le monde

Note  : 7.5/10

Lien du jeu :

Le conseil Geeko : Ne cherche pas à équiper tout le monde équitablement au début. Concentre plutôt tes meilleurs objets sur un personnage clé capable de déclencher de grosses réactions en chaîne pour nettoyer le terrain avant de diversifier ton équipe.

 

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