Test – Phantom Line: Prologue – virée cauchemardesque ou gros raté tactique ?

Développé et édité par Antistatic Studios Inc, Phantom Line: Prologue nous embarque dans une Europe centrale dévastée par un conflit moderne et des manifestations surnaturelles terrifiantes. Aux commandes d’opérateurs pour le compte de la mystérieuse mégacorporation Mortfield Industries, votre escouade doit sécuriser des anomalies spatiales au beau milieu d’une apocalypse nucléaire naissante.
Pour tenter l’aventure, je me suis connecté sur Steam et j’ai directement embarqué un de mes rédacteurs en coopération pour voir ce que ce FPS tactique aux allures de SWAT paranormal avait dans le ventre.

Dès le départ, le jeu pose une ambiance franchement pesante avec des décors industriels froids, une brume radioactive étouffante et une bande-son qui sait faire grimper la pression en quelques secondes.
L’idée maîtresse repose sur le système H.U.S.K., qui permet de transférer sa conscience dans différents corps artificiels pour faire diversion, sécuriser des zones ou explorer sans envoyer son équipier directement au massacre.
Sur le papier, le mélange entre du tir tactique méthodique à la Ready or Not et de l’horreur anormale façon SCP a de quoi faire rêver n’importe quel fan du genre.
Pourtant, une fois manette ou clavier en main, le constat devient vite plus délicat car le tutoriel initial manque cruellement de clarté et nous lâche un peu trop vite dans l’inconnu sans bien expliquer ses mécaniques clés.
Le gunplay, bien qu’assez percutant au niveau des bruitages, souffre d’une lourdeur générale et d’animations de rechargement ou de visée qui manquent encore d’un vrai travail de finition.
Côté technique, c’est là que le bât blesse sérieusement : malgré une bonne configuration, le titre accuse des chutes de framerate brutales et quelques gros soucis d’optimisation sous Unreal Engine.

En coopération, l’expérience s’est révélée encore plus chaotique avec des déconnexions intempestives, un netcode capricieux et des soucis de synchronisation sur les anomalies qui gâchent l’immersion.
L’intelligence artificielle des menaces paranormales alterne malheureusement entre des réactions ultra punitives et des moments d’incompréhension totale où les monstres se figent contre un élément du décor.
On sent malgré tout une vraie volonté des développeurs de créer un univers cryptique et anxiogène, avec une direction artistique crasseuse qui fait mouche dès que l’obscurité s’installe.
La récolte de Quintessence pour améliorer son clone artificiel offre une petite progression agréable, mais le contenu de ce prologue reste bien trop court et bancal pour convaincre pleinement sur la durée.
Pour être tout à fait honnête avec toi, ce prologue ressemble bien plus à une pré-alpha technique brute qu’à une véritable démo capable d’embarquer les foules. L’ambiance et le concept des enveloppes H.U.S.K. posent des bases intéressantes pour la suite, mais l’état technique instable et les soucis de serveurs ruinent pour l’instant le plaisir entre potes. Si les développeurs corrigent le tir sur l’optimisation et la stabilité du réseau d’ici la sortie finale, la formule pourrait fonctionner, mais en l’état actuel des choses, le voyage reste bien trop frustrant.
Ce que l’on a aimé :
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Une atmosphère post-apocalyptique et paranormale vraiment réussie.
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Le concept original de transfert de conscience via les corps H.U.S.K.
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Le sound design étouffant et anxiogène.
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Une proposition gratuite pour tester les fondations de l’univers.
Ce que l’on n’a pas aimé :
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Des performances très inégales et des chutes de fluidité marquées.
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Des déconnexions régulières en multijoueur.
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Une intelligence artificielle encore très erratique.
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Un tutoriel confus qui n’aide pas à prendre en main les mécaniques.
Note globale : 5/10
Retrouve le jeu directement sur Steam :
Phantom Line: Prologue sur Steam.