Test – Joe & Mac Retro Collection : Le retour dino-mite des deux hommes des cavernes les plus déjantés du jeu vidéo ! (Playstation 5)

Développée par Red Art Studios et éditée par Red Art Games sous licence Data East, cette compilation ressuscite un pan mythique de l’âge d’or du jeu de plateforme préhistorique. L’aventure nous plonge au cœur d’un Âge de pierre complètement loufoque où une tribu rivale de Néandertaliens a kidnappé toutes les femmes du village, poussant nos deux héros chevelus à brandir leurs massues contre des hordes d’ennemis et des dinosaures titanesques.
Retrouver cette licence culte sur PlayStation 5 procure un plaisir immédiat, surtout quand on a usé ses fonds de culotte sur Super Nintendo dans les années 90. Dès les premières secondes de jeu, les souvenirs d’enfance remontent à la surface et restent parfaitement intacts grâce à la fidélité de l’émulation et à une patte cartoonesque qui n’a absolument rien perdu de son charme d’antan.
La force de cette anthologie réside dans son contenu généreux qui ne se contente pas d’un simple portage du premier volet. Elle rassemble trois classiques de l’époque 16-bits : l’incontournable Joe & Mac: Caveman Ninja, le spin-off bondissant Congo’s Caper et la suite aux accents d’aventure Joe & Mac 2: Lost in the Tropics.

DualSense en main, le premier épisode nous rappelle immédiatement à quel point les salles d’arcade et les consoles de l’époque ne faisaient pas de cadeaux. On avance au pas de course en canardant des massues, des boomerangs et des os taillés, tout en surveillant une jauge de santé qui s’épuise continuellement si l’on ne ramasse pas rapidement de délicieux pilons de viande rôtie.
Le gameplay va droit au but et les sensations manette en main sont d’une précision exemplaire. Les mimiques faciales délirantes de nos deux compères lorsqu’ils se font écraser, brûler ou qu’ils chutent dans un ravin font toujours sourire, illustrant le savoir-faire visuel remarquable de Data East à la grande époque de la 2D.
Enchaîner avec Congo’s Caper apporte une excellente bouffée d’air frais dans le déroulement de la compilation. On y incarne un petit singe métamorphosé en demi-dieu préhistorique qui bondit à travers les niveaux, offrant une prise en main plus souple et des mécaniques de plateforme pure qui contrastent parfaitement avec l’action brute de ses voisins.
De son côté, Joe & Mac 2: Lost in the Tropics démontre toute la maturité acquise par la série en fin de génération 16-bits. Doté d’une carte du monde interactive, d’un village Tiki que l’on peut réaménager et de mécaniques de jeu plus variées, cet opus demeure sans conteste le plus riche et le plus captivant à explorer en solo.
L’un des plus gros atouts de cette version moderne réside dans ses options de confort qui viennent adoucir la rudesse d’autrefois. Red Art Studios a judicieusement intégré des sauvegardes instantanées à tout moment ainsi qu’une fonction de rembobinage très pratique, idéale pour effacer une maladresse ou un saut mal calculé sans avoir à encaisser un game over punitif.

Pour les yeux, le travail d’adaptation sur écran moderne est particulièrement soigné. Tu as le choix entre plusieurs formats d’affichage, des bordures d’écran thématiques et surtout un filtre cathodique CRT du plus bel effet qui redonne aux pixels toute leur texture granuleuse et chaleureuse de l’époque.
Les passionnés de rétrogaming et de préservation apprécieront également le musée virtuel inclus dans le menu. On peut y admirer les jaquettes et manuels d’époque numérisés en haute résolution, basculer sur les versions japonaises des titres ou se lancer dans un mode Boss Rush taillé sur mesure pour les joueurs avides de défi chronométré.
Évidemment, c’est en coopération locale à deux joueurs sur le même canapé que la magie opère pleinement. Se voler la nourriture sous le nez, s’entraider pour terrasser un T-Rex squelettique géant et hurler de rire devant les animations burlesques rappellent à quel point le multi local à l’ancienne possède une saveur irremplaçable.
Techniquement, la PlayStation 5 fait tourner l’ensemble avec une propreté et une réactivité sans faille. Aucun temps de chargement ne vient gâcher la fête et le défilement horizontal reste d’une fluidité exemplaire du début à la fin de chaque aventure.
Tout n’est pas parfait pour autant, car certains passages accusent le poids des années avec des sauts un peu rigides et quelques pics de difficulté d’époque qui demanderont un petit temps de réadaptation aux mains habituées aux jeux contemporains.
Cette compilation préhistorique fait un bien fou au moral en remettant en lumière trois pépites du jeu de plateforme 16-bits avec un immense respect du matériau d’origine. Les ajouts de confort modernes transforment des jeux autrefois impitoyables en véritables parties de plaisir accessibles à tous. Si tu souhaites revivre tes sessions rétro d’antan ou partager un moment ultra fun à deux sans prise de tête, tu peux y aller sans hésiter.
J’aime
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Trois jeux cultes de la Super Nintendo réunis au même endroit
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La direction artistique cartoonesque et l’humour préhistorique toujours intacts
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Le mode coopératif à deux en local toujours aussi génial sur le canapé
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Les options modernes indispensables (rembobinage, sauvegardes à la volée, filtres CRT)
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Les bonus d’archives avec les jaquettes, manuels et versions japonaises
J’aime pas
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Une maniabilité d’époque parfois un peu raide sur certains sauts
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Quelques pointes de difficulté qui surprennent sans le rembobinage
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Pas de multijoueur en ligne pour ceux qui ne jouent pas en local
Note : 16/20
Où trouver le jeu :

Et pour trouver une version physique, on commence par ici :
Le conseil Geeko : N’hésite pas à abuser du coup chargé en maintenant le bouton d’attaque enfoncé dans Joe & Mac: Caveman Ninja ; c’est la meilleure méthode pour faire fondre la barre de vie des boss préhistoriques avant que ta propre jauge d’énergie ne commence à clignoter !