Test – Mycopunk : De la baston fongique, du gros calibre et un cafard sous caféine (Steam)

Test – Mycopunk : De la baston fongique, du gros calibre et un cafard sous caféine (Steam)

Développé par Pigeons at Play et édité par Devolver Digital, Mycopunk t’embarque dans un univers complètement déjanté où une vermine extraterrestre fongique menace d’envahir la galaxie. C’est simple : ton rôle consiste à nettoyer ces moisissures spatiales à coups de pétoires surdimensionnées et d’explosions bien grasses.

Testé initialement sur Steam et également disponible sur PlayStation 5, le jeu te balance direct dans le bain avec une direction artistique colorée et punchy qui rappelle immédiatement l’esprit irrévérencieux propre aux productions Devolver. Que ce soit sur console de salon ou sur PC, la patte graphique décalée fait mouche avec une action ultra-lisible.

Manette en main sur PS5 comme sur PC, la prise de contact est instantanée. Les commandes répondent au quart de tour, le feeling des tirs est percutant et on retrouve cette nervosité propre aux jeux de tir en arène modernes qui ne te laissent jamais vraiment le temps de souffler.

Le véritable point fort de l’aventure réside dans son système de personnalisation ultra-poussé. Dès les premières missions achevées, tu as accès à un atelier qui permet de modifier chaque composant de tes armes pour façonner des combinaisons totalement absurdes mais redoutablement efficaces.

Ces centaines d’améliorations déblocables modifient non seulement les statistiques brutes de ton arsenal, mais altèrent aussi le comportement balistique : tirs ricochets, dispersion corrosive ou explosions en chaîne qui dévorent les spores adverses en quelques secondes.

Le bestiaire adverse apporte également son lot de surprises avec des hordes fongiques aux comportements variés, allant de simples amas gluants fonçant droit sur toi à des colosses spores capables de saturer l’écran de projectiles toxiques.

Côté ambiance sonore, la bande-son électronique énergique colle parfaitement au rythme effréné des fusillades. Les bruitages claquent bien dans les oreilles et renforcent chaque impact contre la carapace des abominations que tu croises en chemin.

Impossible de parler du jeu sans évoquer ses personnages, à commencer par ce fameux cafard humanoïde complètement barré qui sert à la fois d’allié de choc et de générateur officiel de répliques absurdes. Sa simple présence donne un charme fou aux briefings de mission.

Même si le titre se laisse parcourir en solitaire sans déplaisir grâce à un équilibrage bien calibré, c’est véritablement en coopération jusqu’à 4 joueurs que l’expérience prend toute son ampleur.

À plusieurs en ligne, le champ de bataille se transforme rapidement en un joyeux carnage où la coordination des arsenaux devient la clé pour survivre aux vagues les plus denses. Réanimer un coéquipier au milieu d’un nuage toxique sous les tirs de couverture des potes procure de vrais moments d’adrénaline.

La structure des missions privilégie l’action directe sans temps mort inutile, ce qui rend les sessions de jeu parfaites pour des parties rapides d’une demi-heure comme pour de longues soirées de farm intensif.

On notera tout de même une certaine redondance visuelle dans les environnements après plusieurs heures consécutives, la thématique fongique imposant une palette de décors qui finit parfois par se répéter un peu trop.

Certains pics de difficulté en fin de parcours risquent aussi de surprendre les joueurs qui n’ont pas pris le temps d’optimiser leurs synergies d’équipements, forçant parfois à rejouer d’anciens niveaux pour débloquer des modules clés.

Côté technique, le titre tourne comme un charme, profitant d’une fluidité exemplaire à 60 images par seconde et de temps de chargement ultra-courts, même lorsque des dizaines de monstres explosent simultanément à l’écran.

Ce Mycopunk s’impose comme un excellent défouloir coopératif, généreux en contenu et servi par un humour décalé irrésistible. Entre sa personnalisation d’armes grisante et son dynamisme sans concession, on tient là une vraie pépite multijoueur pour se vider la tête entre potes.

J’aime :

  • Le gameplay nerveux et immédiatement percutant

  • L’atelier de personnalisation d’armes ultra-fourni

  • La coopération à 4 particulièrement chaotique et fun

  • La direction artistique déjantée et le cafard humanoïde

J’aime pas :

  • Les décors qui finissent par se ressembler sur la longueur

  • Des pics de difficulté un peu raides en fin de campagne

Note : 16/20

Lien du jeu : Steam

Conseil Geeko : N’hésite pas à combiner les modules de dégâts élémentaires de zone avec les chargeurs à rechargement automatique : sur les gros packs de spores, cette association nettoie l’écran sans que tu aies besoin de lever le doigt de la gâchette.

 

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