Test – The Relic: First Guardian sur Switch 2 : L’Action-RPG Coréen Tient-il le Choc Face au PC ?

Développé par le studio coréen Project Cloud Games et édité par Perp Games, The Relic: First Guardian nous plonge au cœur d’Arsiltus. Dans ce monde jadis florissant désormais dévoré par le néant suite au bris d’une relique sacrée, tu incarnes le tout dernier gardien investi de la lourde mission de réunir les fragments pour repousser les ténèbres.
Dès les premiers pas, l’ambiance dark fantasy s’impose avec force. On ressent immédiatement cette atmosphère de désolation poisseuse, inspirée de légendes et de mythes asiatiques, qui donne envie de fouiller chaque recoin malgré le danger permanent qui plane sur chaque plaine et chaque donjon.

Côté combats, le titre tente une approche singulière qui le détache un peu des purs clones de Souls. Ici, ton endurance sert exclusivement à esquiver, bloquer et te repositionner tactiquement : attaquer ne vide pas ta jauge, tandis que tes techniques spéciales reposent sur des temps de recharge. Cela donne des affrontements nerveux et un rythme d’action très particulier auquel on s’adapte vite.
L’arsenal proposé fait plaisir à voir avec cinq types d’armes bien distincts, allant de la grosse hache fracassante aux lames rapides. Chaque équipement s’accompagne de branches de compétences dédiées, te laissant une belle marge de manœuvre pour personnaliser ton approche du champ de bataille selon tes préférences.
La montée en puissance évite le traditionnel grind de niveaux d’expérience. Tu améliores ton personnage en récoltant des souvenirs et des reliques aux dizaines d’effets passifs, ainsi qu’en façonnant tes runes et ton artisanat, ce qui valorise énormément la curiosité et les victoires contre l’adversité.
La structure en monde semi-ouvert fonctionne bien et invite à l’exploration sans trop perdre le joueur dans des étendues vides. Tu passes des décombres d’anciennes cités à des grottes tortueuses, avec toujours un passage dérobé ou un coffre caché pour récompenser ton sens de l’observation.
Le gros morceau de l’aventure reste évidemment les duels contre les fameux « Brutals », ces boss redoutables qui jalonnent ton parcours. Ils demandent une vraie lecture des patterns, des réflexes affûtés pour placer les parades au bon moment et une bonne dose de sang-froid pour ne pas paniquer face à leur allonge démesurée.

Entre deux affrontements musclés, le jeu n’hésite pas à glisser des énigmes environnementales et des puzzles. Sans être insurmontables, ces phases de réflexion apportent une respiration bienvenue au milieu de combats souvent très intenses.
L’ambiance sonore soutient admirablement l’épopée, avec des musiques mélancoliques lors des phases d’exploration et des montées en tension dramatiques contre les boss, le tout soutenu par des bruitages d’impacts bien tranchants.
Sur le plan visuel, le duel technique entre la Switch 2 et le PC est révélateur des forces de chaque support. Sur une machine de guerre PC, le titre déploie toute sa superbe en 4K avec des effets de lumière volumétrique saisissants, une végétation dense et des textures de pierre particulièrement détaillées. Sur Switch 2, la console s’en sort avec les honneurs grâce à son nouvel écran et une mise à l’échelle très propre, même si les ombres sont adoucies et la distance d’affichage légèrement réduite par rapport à un GPU dédié.
Pour ce qui est du framerate, la version PC domine logiquement en autorisant un 60 voire 120 images par seconde d’une stabilité totale, idéal pour les timings de parade millimétrés. La Switch 2 propose quant à elle une expérience solide et stable calée à un 30 images par seconde très régulier (avec un mode performance qui titille les 60 fps en docked mais au prix d’une résolution plus basse), ce qui reste largement jouable sans trop de frustration manette en main.
C’est sur le terrain de la prise en main que la version portable tire son épingle du jeu. Pouvoir traquer les Brutals n’importe où dans son salon ou en déplacement avec les Joy-Con de la Switch 2 apporte un confort indéniable que le PC de bureau ne peut pas offrir, compensant ainsi le surplus de fidélité graphique de la machine fixe.

Tout n’est pas irréprochable pour autant, car on peste parfois contre des angles de caméra capricieux dans les couloirs étroits ou certaines boîtes de collision un peu imprécises qui peuvent gâcher une esquive pourtant bien préparée.
L’aventure affiche toutefois une durée de vie très généreuse pour le genre, demandant facilement plusieurs dizaines d’heures pour dénicher tous les artéfacts, battre l’ensemble des monstres d’élite et explorer les diverses combinaisons de reliques.
The Relic: First Guardian est une surprise très solide qui réussit à se tailler une vraie personnalité dans le paysage encombré de l’action-RPG. Même si la version PC reste la vitrine technologique incontournable pour les amateurs de fluidité maximale, le portage sur Switch 2 assure l’essentiel avec une grande propreté visuelle et le luxe du jeu nomade. Si tu cherches un défi stimulant avec un système de combat original et une direction artistique soignée, tu peux plonger dans Arsiltus les yeux fermés.
Ce qu’on aime :
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Le système de combat dynamique où l’attaque ne consomme pas d’endurance.
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Le système de progression axé sur la chasse aux reliques plutôt que sur de simples niveaux.
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Les combats de boss contre les « Brutals » bien tendus et gratifiants.
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Le portage Switch 2 très propre et agréable en mode portable.
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L’ambiance dark fantasy inspirée des mythes asiatiques.
Ce qu’on regrette :
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La caméra parfois prise au piège dans les espaces confinés.
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Quelques hitbox perfectibles sur certaines attaques ennemies.
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La version Switch 2 logiquement en retrait face au 60 fps ultra-fluide du PC.
Note : 8/10
Boutique :
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Conseil Geeko : N’hésite pas à réassigner rapidement tes runes selon le type d’ennemi rencontré ; changer de relique passive avant d’entrer dans l’arène d’un Brutal peut totalement renverser l’issue du combat sans avoir besoin de changer d’arme !