Test – Test de YAR: Forgotten Throne sur PS5 : La petite claque slave qui met tout le monde d’accord

Test – Test de YAR: Forgotten Throne sur PS5 : La petite claque slave qui met tout le monde d’accord

Développé et édité par Honor Games, YAR: Forgotten Throne plonge les aventuriers dans les terres sauvages et mystiques de Borée, où des forces obscures empoisonnent la faune et les forêts séculaires. Le joueur y incarne un héros prêt à braver tous les dangers pour lever le voile sur un trône oublié et restaurer l’équilibre du royaume.

Dès les premières minutes manette en mains sur PlayStation 5, la surprise est totale. On sent immédiatement que le projet ne manque ni de cœur ni d’ambition, parvenant à capter l’attention sans jamais forcer le trait. C’est le genre de surprise venue d’ailleurs qui fait un bien fou au catalogue de la console de Sony.

Visuellement, le titre offre une copie particulièrement soignée. Les environnements forestiers, les cabanes en bois typiques et les clairières brumeuses profitent d’un éclairage maîtrisé qui flatte constamment la rétine. La direction artistique, profondément imprégnée du folklore slave et des contes traditionnels, confère au monde une identité visuelle singulière et captivante.

La mise en scène n’est pas en reste, avec une vraie recherche dans le cadrage et l’atmosphère générale. Les créatures mythologiques, les esprits sylvestres et les ennemis corrompus affichent un design marquant qui renforce l’immersion à chaque pas. Se balader dans ces contrées devient rapidement un plaisir contemplatif autant qu’une épreuve de survie.

Côté prise en main, c’est du cousu main aux petits oignons. Les commandes répondent instantanément, les esquives tombent au millimètre et les coups portés délivrent un impact physique très gratifiant. On trouve un juste milieu idéal entre la nervosité d’un action-RPG moderne et la rigueur tactique d’un jeu de combat plus exigeant.

Le système d’archétypes permet d’adapter précisément son style de jeu selon ses affinités, que l’on préfère charger en première ligne en guerrier, éliminer les cibles à distance à l’arc ou canaliser la magie mystique d’un volkhv. Chaque orientation dispose de mécaniques bien huilées, offrant une réelle diversité d’approche face aux packs d’ennemis ou aux boss imposants.

L’exploration constitue l’autre grande force du périple. Le titre ne surcharge pas son interface de marqueurs invasifs et encourage une vraie curiosité naturelle. Dénicher un campement abandonné, résoudre une énigme liée à une idole ancienne ou fouiller une grotte dissimulée récompense toujours l’effort par de l’équipement utile ou des éléments de lore passionnants.

La bande-son et le sound design méritent également de vifs éloges. Les mélodies folkloriques aux instruments traditionnels comme le gousli s’accordent merveilleusement bien avec les bruits sourds de la forêt et les râles des monstres tapis dans les ombres. L’ambiance sonore enveloppe le joueur et accentue la tension lors des affrontements majeurs.

La progression de l’équipement et de l’artisanat s’avère fluide et gratifiante. Améliorer ses armes, concocter des potions adaptées aux menaces locales ou renforcer son armure ne tourne jamais à la corvée répétitive. Tout s’imbrique logiquement avec les ressources glanées durant les pérégrinations.

Pour ce qui est du face-à-face entre la version PC parue au printemps et cette toute fraîche mouture PlayStation 5, le travail d’adaptation force le respect. Sur PC, le jeu demandait une configuration solide pour tourner sans broncher avec les détails poussés à fond, et la jouabilité clavier-souris pouvait parfois sembler un poil rigide dans les menus. Sur PS5, les développeurs ont parfaitement optimisé le moteur : la fluidité reste exemplaire en 60 images par seconde, les temps de chargement sont réduits à peau de chagrin grâce au SSD, et la navigation à la DualSense se révèle infiniment plus naturelle et agréable.

On pourra simplement pester contre quelques soucis mineurs de collision dans les zones rocheuses les plus escarpées et de légères baisses de lisibilité quand la caméra se retrouve coincée contre un pan de mur durant les mêlées intenses. Rien qui ne vienne toutefois gâcher le plaisir global de l’aventure.

Le bestiaire et les quêtes secondaires réservent d’excellents moments d’écriture, évitant le piège des simples missions de remplissage pour raconter de véritables anecdotes de villageois ou d’esprits contrariés. On sent une sincérité rare dans le traitement de cet univers fantastique.

Ce périple slave sur PS5 se révèle être une formidable aventure, généreuse, dépaysante et incroyablement prenante manette en mains. Entre sa plastique séduisante, ses combats vifs et son atmosphère unique, Honor Games livre un action-RPG solide qui mérite amplement le détour pour quiconque aime les univers envoûtants.

J’aime :

  • La direction artistique slave envoûtante et très soignée

  • Le gameplay nerveux et réactif aux petits oignons

  • Les trois voies de jeu (guerrier, archer, volkhv) complémentaires

  • L’optimisation exemplaire sur PlayStation 5 (fluidité et temps de chargement)

  • L’ambiance sonore et les musiques traditionnelles immersives

J’aime pas :

  • Quelques légers caprices de caméra dans les espaces confinés

  • De rares bugs de collision sur les reliefs escarpés

  • Une lisibilité parfois brouillonne lors des gros rassemblements d’ennemis

Note : 17/20

Lien du jeu : YAR: Forgotten Throne sur Steam

Le conseil Geeko : Prends le temps de visiter chaque sanctuaire et de parler à tous les ermites croisés sur ta route. En plus de dévoiler des contes passionnants, leurs requêtes débloquent souvent des bénédictions ou des runes passives indispensables pour terrasser les boss les plus coriaces sans vider tout ton stock de potions.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *