Test – Sous Raccoon : Quand un petit raton laveur met le feu aux fourneaux ! (Steam)

Test – Sous Raccoon : Quand un petit raton laveur met le feu aux fourneaux ! (Steam)

Développé par le studio Novice Flow et édité par Rising Tide, ce petit jeu nous glisse dans la peau velue d’un raton laveur engagé comme sous-chef. Le pitch est simple et rigolo : il faut prouver au grand chef que confier une cuisine entière à un petit animal sauvage n’était finalement pas la pire idée du siècle.

Dès le lancement sur Steam, la direction artistique saute aux yeux avec son côté adorable qui donne immédiatement envie de se poser tranquillement. Les animations sont soignées, le design de notre petit commis à queue rayée fait sourire et l’ambiance visuelle dégage une vraie bonhomie réconfortante.

Pourtant, sous cette couche de douceur pastel se cache en réalité un roguelite culinaire particulièrement impitoyable. Très vite, on comprend que la moindre seconde d’inattention peut transformer notre plan de travail en véritable zone sinistrée et ruiner tout le coup de feu.

Le cœur de la boucle de jeu tourne autour de la gestion des commandes sous haute tension. Il faut courir entre les plaques de cuisson, trancher les ingrédients et assembler les assiettes tout en gardant un œil sur les demandes pressantes des clients qui s’accumulent au comptoir.

La composante roguelite apporte une excellente rejouabilité à chaque tentative. Aucun restaurant ne ressemble au précédent, ce qui force à revoir constamment ses priorités et à adapter son sens de l’organisation face à des cuisines aux agencements souvent déroutants.

Au fil de nos runs, on débloque des améliorations dévastatrices qui changent radicalement la donne. Certaines permettent d’accélérer les cuissons de manière spectaculaire, tandis que d’autres ajoutent des effets complètement loufoques qui sauvent souvent la mise in extremis.

Le chaos monte d’un cran au fur et à mesure que les journées défilent. Les services deviennent de véritables tempêtes où la panique prend parfois le dessus, surtout quand plusieurs plats risquent de brûler en même temps et que le chef commence à perdre patience.

La maniabilité au clavier-souris comme à la manette répond au doigt et à l’œil, ce qui reste indispensable pour un titre où le timing est aussi serré. Glisser entre les fourneaux et rattraper une casserole au vol procure une satisfaction immédiate une fois les mécaniques bien assimilées.

L’environnement sonore colle parfaitement à l’effervescence de la salle. Entre les bruits de friture, le tic-tac stressant des minuteurs et une bande-son entraînante sans être crispante, l’immersion dans le coup de feu est totale.

On regrette peut-être un léger manque de variété dans les types de plats proposés au tout début de l’aventure, ce qui peut donner une petite impression de redite avant d’avoir déverrouillé les recettes plus complexes des paliers supérieurs.

La courbe de difficulté demande un petit temps d’adaptation, car le contraste entre la bouille craquante du héros et l’exigence des mécaniques peut surprendre lors des premières parties, mais l’envie d’en relancer une est presque instantanée.

C’est une belle petite surprise indépendante qui réussit son pari en mélangeant frénésie culinaire et progression gratifiante. Le challenge est bien dosé, le charme opère tout du long et on s’attache vite à ce sous-chef pas comme les autres. Une très chouette trouvaille pour les amateurs de défis rythmés.

Ce que j’ai aimé :

  • La direction artistique vraiment craquante et soignée

  • Le mélange réussi entre cuisine sous pression et structure roguelite

  • Les améliorations débloquables qui apportent un vrai sentiment de puissance

  • La prise en main nerveuse et précise

Ce que j’ai moins aimé :

  • Le démarrage un poil répétitif avant les gros déblocages

  • Le pic de difficulté qui peut dérouter au début

Note :07/10

Lien du jeu : Sous Raccoon sur Steam

Conseil Geeko : N’hésite pas à prioriser les améliorations de vitesse de déplacement dès le premier tiers d’une run ; dans ce genre de cuisine étroite, économiser une demi-seconde entre le garde-manger et la plaque de cuisson fait souvent toute la différence entre un pourboire doré et un plat cramé !

 

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