Test – Graveyard Keeper 2 : Repose en paix si tu peux ! (Playstation 5)

Développé par le studio Lazy Bear Games et édité par tinyBuild, Graveyard Keeper 2 nous replonge tête la première dans cet univers délicieusement morbide. Tu te retrouves à nouveau propulsé dans ce monde médiéval absurde où ta mission principale reste de t’occuper d’un cimetière en ruine, tout en cherchant un moyen de rentrer chez toi.
Après avoir passé des dizaines d’heures sur le tout premier épisode, je peux te dire que j’attendais cette suite au tournant sur PlayStation 5. L’ambiance si particulière de la franchise fait mouche dès les premières minutes, avec son humour noir omniprésent et ses situations complètement décalées qui ne se prennent jamais au sérieux.

Visuellement, le jeu conserve ce style en pixel art soigné qui marchait déjà très bien, mais avec un niveau de détail nettement supérieur. Les animations sont plus fluides, les effets de lumière mettent une belle ambiance dans les sous-sols et la météo apporte un vrai cachet visuel qui flatte la rétine sur grand écran.
Sur PS5, le titre tourne comme un charme, sans ralentissements même lorsque l’écran commence à être bien chargé d’objets et d’éléments interactifs. Les temps de chargement sont quasi inexistants, ce qui rend les allers-retours constants entre la morgue, l’église et les zones extérieures beaucoup plus agréables qu’autrefois.
Le cœur du gameplay repose toujours sur la gestion minutieuse des corps qui arrivent à ta porte. Il faut disséquer, récupérer les morceaux utiles pour l’artisanat ou la cuisine, puis offrir une sépulture décente aux dépouilles pour améliorer la réputation générale de ton lopin de terre.
La grande nouveauté de cet opus réside dans la gestion et le développement du village environnant. Tu ne te contentes plus de réparer trois clôtures branlantes : ici, restaurer les bâtiments et redynamiser la communauté débloque de vraies opportunités commerciales très lucratives pour ton petit commerce.

L’automatisation franchit un cap immense grâce aux zombies. Ces serviteurs dociles peuvent être assignés à la récolte de bois, à la taille de pierre ou aux chaînes de production, ce qui t’évite de répéter en boucle les mêmes tâches fastidieuses une fois les premières heures passées.
Les combats ont également profité d’un coup de jeune bienvenu. Désormais, tu peux commander ton armée de macchabées pour affronter les dangers qui rodent dans les profondeurs ou autour du bourg, transformant un simple problème de monstres en une véritable source de rentabilité.
La boucle de progression s’avère toujours aussi addictive. Chaque arbre de technologies demande de récolter des points précis, ce qui te pousse constamment à optimiser tes ateliers, à brasser de nouvelles potions ou à écrire des sermons plus convaincants pour la messe du dimanche.
La bande-son colle parfaitement à l’expérience avec ses mélodies mélancoliques et entraînantes qui restent en tête pendant des heures. Le sound design n’est pas en reste, entre les bruits de découpe bien baveux à la morgue et le cliquetis satisfaisant des outils dans l’atelier.

La prise en main à la manette DualSense est bien pensée, même si la gestion de l’inventaire demande toujours un petit temps d’adaptation quand on a l’habitude de la souris. Les raccourcis sont logiques et la navigation dans les menus de fabrication se fait sans prise de tête.
L’écriture reste l’une des forces majeures du titre, grâce à des dialogues mordants et des personnages secondaires tous plus loufoques les uns que les autres. Les quêtes s’enchaînent avec fluidité et les références glissées ici et là font sourire à coup sûr si tu aimes l’humour pince-sans-rire.
Le rythme est bien dosé tout au long de l’aventure, évitant intelligemment les temps morts qui pouvaient parfois alourdir le premier jeu. On a toujours un objectif à portée de main, une nouvelle recette à débloquer ou un cadavre urgent à préparer avant la prochaine livraison du fossoyeur.
Au final, cette suite est aussi excellente que le premier opus et m’a fait passer un très bon moment manette en main. Le jeu reprend tout ce qui marchait déjà super bien en gommant pas mal de lourdeurs grâce à une automatisation plus poussée et des mécaniques de combat bien pensées. Si tu as aimé creuser des trous et bricoler dans l’ombre par le passé, tu peux y aller les yeux fermés sans la moindre hésitation.
Ce que j’ai aimé :
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L’humour noir toujours aussi percutant et bien écrit
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L’automatisation poussée avec l’armée de zombies
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La restauration du village plus gratifiante
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Les performances impeccables sur PlayStation 5
Ce que j’ai moins aimé :
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La gestion de l’inventaire un peu chargée à la manette
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Un début de partie un peu lent avant d’avoir ses premiers assistants
Note Finale 8/10
Lien du jeu : Steam, PlayStation, Xbox et Nintendo Switch 2
Conseil Geeko : Ne jette jamais la moindre ressource prélevée à la morgue au début de l’aventure : stocke un maximum de chair et d’os dans tes coffres, car ils te serviront très rapidement pour tes premières concoctions d’alchimie avancées et l’assemblage de tes premiers zombies.