Salut ! On va s’attarder aujourd’hui sur un titre qui fait déjà pas mal de bruit dans la sphère du jeu vidéo : Soulframe. Développé et édité par les magiciens de chez Digital Extremes, le studio derrière le mastodonte Warframe, ce nouveau projet nous plonge dans un univers de fantasy poétique et sombre. L’histoire nous place dans la peau d’un messager capable de converser avec le monde environnant pour lutter contre une corruption dévorante qui ronge la terre et ses habitants.

On sent tout de suite que le studio a voulu prendre le contrepied de son succès précédent. Là où on fonçait à toute allure dans l’espace, Soulframe nous propose un rythme beaucoup plus posé et contemplatif. On se retrouve dans un monde ouvert qui respire, où chaque bosquet et chaque ruine semblent avoir une âme. L’ambiance m’a vraiment rappelé des œuvres comme Princesse Mononoké, avec ce mélange de nature sauvage et de mysticisme ancien qui donne une identité visuelle hyper forte dès les premières minutes.

Le système de combat est aussi une belle surprise. Oublie le « fast-pacing » nerveux des ninjas de l’espace ; ici, chaque coup d’épée pèse son poids. C’est lourd, c’est tactique, et il faut vraiment observer les mouvements de l’adversaire avant de frapper. On sent une volonté de proposer des affrontements plus viscéraux, où la parade et le timing sont essentiels. C’est gratifiant de réussir un enchaînement parfait après avoir bien analysé le comportement d’un ennemi corrompu.

Côté personnalisation, la magie occupe une place centrale. Tu peux forger ta propre légende en combinant l’art des lames, la précision de l’arc et des sorts puissants. Le système de progression semble assez profond, permettant de modeler ton personnage selon ta façon de jouer. J’ai bien aimé la manière dont les pouvoirs sont intégrés à l’exploration, nous poussant à interagir avec l’environnement pour débloquer des passages ou découvrir des secrets cachés par les anciens esprits du monde.

L’aspect technique n’est pas en reste non plus. Le moteur maison de Digital Extremes fait des merveilles pour afficher des paysages verdoyants et des effets de lumière qui subliment la direction artistique. Les sons de la nature se mêlent à des musiques envoûtantes, ce qui renforce l’immersion. On n’est pas juste en train de parcourir une carte pour cocher des objectifs, on vit vraiment une aventure au cœur d’un écosystème qui semble réagir à nos actions et à notre progression.

Cependant, il faut noter que le jeu est encore en plein développement, ce qui explique pourquoi on attend encore une date de sortie précise. Certains mécanismes pourraient encore évoluer, et on espère que le contenu sera à la hauteur de l’ambition affichée. La transition du pur shooter vers un RPG d’action plus lent est un pari risqué pour le studio, mais leur savoir-faire en matière de suivi de jeu sur le long terme est plutôt rassurant pour la suite des événements.

Ce que j’aime :

  • Une direction artistique unique et inspirée de la nature.

  • Un système de combat au corps à corps exigeant et satisfaisant.

  • L’univers mystique très profond créé par Digital Extremes.

  • La liberté de combiner magie et armes physiques.

Ce que j’aime moins :

  • Le rythme plus lent qui pourrait dérouter les fans de Warframe.

  • Encore pas mal d’inconnues sur la structure finale du monde ouvert.

  • L’attente qui commence à être longue pour les impatients !

Note Finale : 17/20

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