Plongé en plein milieu d’une galaxie où tout semble vouloir ta mort (ou au moins ton vaisseau), Hell Galaxy t’embarque dans un monde futuriste pas très accueillant mais franchement intrigant. Tu joues un raider solitaire, largué dans les coins sombres de l’univers, entre bases abandonnées et stations spatiales bizarres. Le jeu est en accès anticipé, donc ne t’attends pas à une épopée galactique complète dès le début. Mais ce qu’il propose déjà a un petit goût de danger spatial bien juteux. L’ambiance est sombre, un peu crade, avec des musiques qui te rappellent que tu es seul… mais pas forcément en sécurité.
Le gameplay te fait jongler entre exploration, combat, minage et gestion de ton vaisseau. Tu peux looter plein de matos, crafter tes propres modules et customiser ton bolide spatial comme un tuning intersidéral. Y’a un vrai petit côté RPG dans les mécaniques : amélioration d’équipement, choix de modules, et même un soupçon de paranoïa quand tu sens que ton esprit est peut-être en train de se faire pirater. C’est comme si Dead Space et Elite Dangerous avaient eu un bébé étrange, élevé par un développeur italien en manque de sommeil.
Graphiquement, c’est assez propre pour un jeu indé : les décors sont sombres mais détaillés, et les effets lumineux claquent bien quand tu passes d’un couloir paumé à une salle pleine de créatures dégueu. La direction artistique ne révolutionne pas le genre, mais elle donne envie de continuer à fouiller, même quand tu sais que derrière cette porte, y’a sûrement un truc avec trop de tentacules. Par contre, l’interface peut être un peu touffue au début, faut aimer les boutons partout. Et faut aussi être pote avec l’anglais, parce que c’est la seule langue dispo pour l’instant.
Côté contenu, c’est encore limité : seulement deux zones à explorer, une histoire qu’on devine plus qu’on ne comprend, et des mécaniques qui ne sont pas toutes bien équilibrées. Mais le studio est à l’écoute et bosse activement sur le développement, avec des mises à jour déjà annoncées. C’est un peu comme une pizza en cuisson : tu vois que les ingrédients sont là, ça commence à sentir bon, mais faut pas encore la croquer sinon tu te crames le palais (ou t’es juste frustré parce qu’il manque la moitié des morceaux).
Hell Galaxy a de bonnes idées et une vraie ambiance, mais il ne faut pas oublier qu’il est encore en chantier. Si t’aimes tester des jeux en construction et que t’as envie de participer à leur évolution, fonce. Sinon, mieux vaut patienter jusqu’à ce que la galaxie soit vraiment prête à t’accueillir — avec un gameplay complet, une histoire qui tient la route, et pourquoi pas un peu de traduction pour ceux qui ont zappé les cours d’anglais. En attendant, ça reste un petit OVNI à surveiller de près dans le ciel du jeu indé.

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