Le speedrun, un mode de vie pour beaucoup, est une expérience de jeu unique où les joueurs mettent à l’épreuve leurs compétences, explorant des raccourcis et résolvant des problèmes pour se faire valoir. L’objectif ultime est d’atteindre rapidement un but précis.
Je me situ entre ces deux camps. Bien que je ne sois pas un expert du speedrun, j’apprécie parfois les défis qu’il offre. La course contre la montre, la quête de victoires à la milliseconde près peut être immensément satisfaisante, mais aussi une source de frustration.

C’est dans ce contexte qu’Hirilun entre en jeu. Bien qu’étiqueté comme un jeu de speedrun, il vous met au défi de courir, sauter, esquiver et grimper à travers des niveaux sans réelles récompenses, sauf peut-être le sentiment de réussite. Comparé à Mirror’s Edge, Hirilun peut sembler moins abouti, en particulier au début.
J’ai exploré Hirilun de deux manières : en mode chronométré, comme initialement prévu, et ensuite comme une simple aventure de plateforme, sans contraintes de temps. Honnêtement, c’est cette dernière approche que j’ai préférée.

Avec son style monochrome, le monde en noir et blanc d’Hirilun est ponctué occasionnellement par des touches de couleur, comme le rouge des points de contrôle et de l’objectif final. Le style visuel d’Hirilun, bien qu’unique, peut parfois provoquer une certaine désorientation, en particulier dans les niveaux complexes.
Hirilun ne propose pas d’histoire, simplement une série d’étapes indépendantes accessibles depuis le menu principal. Choisir son parcours et courir à travers des environnements variés comme des puits, des places et des gratte-ciels est le seul fil conducteur.
Chaque niveau comporte trois étoiles à obtenir, chacune étant associée à une limite de temps pour le speedrun. Une fois le concept compris, le speedrun devient naturel, avec la recherche de raccourcis et de mouvements habiles.
Des capacités spéciales, telles que le dash, l’augmentation de vitesse ou le glissement, sont disponibles pour faciliter la collecte des étoiles. Cependant, la précision de ces capacités est parfois défaillante.

Les commandes d’Hirilun ne sont pas toujours aussi précises qu’on le souhaiterait, ce qui peut rendre les mouvements du personnage imprévisibles. L’assignation du saut au bouton A peut également compliquer la précision des sauts dans ce jeu de parkour à la première personne.
En conclusion, Hirilun peut plaire aux fans de speedrun cherchant à améliorer leurs temps, mais il ne rivalise pas avec des titres comme Mirror’s Edge en termes de précision et de fluidité.
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