Test – Le grand n’importe quoi venu tout droit des favelas : une boucherie totalement barrée (Steam)

Développé par Joeveno et co-édité avec NoQuarter, ce titre au nom à rallonge totalement improbable nous plonge dans un univers complètement déjanté. L’histoire tient sur un ticket de métro : après l’ouverture malencontreuse d’un portail vers les enfers, des hordes de démons envahissent la favela et il faut traverser tout le Brésil jusqu’aux Enfers pour faire le ménage.
Dès les premières secondes, on comprend immédiatement qu’on a mis les pieds dans une expérience qui ne se prend absolument pas au sérieux. Le jeu assume son côté totalement déconnecté de la réalité avec une ambiance psychédélique et survitaminée qui te prend par surprise.

Côté gameplay, c’est du tir nerveux et sans concession où les projectiles fusent de tous les côtés à un rythme d’enfer. On passe son temps à bondir dans tous les sens, à courir comme un dératé et à arroser tout ce qui bouge sans jamais relâcher la pression.
Les déplacements sont hyper dynamiques et demandent d’avoir de bons réflexes pour esquiver les tirs ennemis. Sauter partout et filer à toute vitesse devient vite une seconde nature tant le rythme est effréné et ne laisse aucun répit.
Le périple nous fait voyager à travers plusieurs lieux emblématiques comme Rio de Janeiro, São Paulo ou Salvador, avant de nous envoyer directement faire un tour au Paradis et en Enfer. Ce dépaysement constant apporte une variété bienvenue dans le carnage.

On va être honnête deux minutes : sur le plan purement visuel, le jeu est clairement à la ramasse et accuse un sacré retard technique. Les textures sont brutes de décoffrage et les modèles 3D semblent tout droit sortis d’une autre époque sans aucune finesse.
Mais très franchement, avec un bazar pareil à l’écran, on finit vite par s’en moquer royalement. Le plaisir de jeu et la folie ambiante prennent le dessus sur la technique, et le délire fonctionne tellement bien qu’on oublie sans problème la pauvreté des graphismes.
La bande-son et les effets sonores en rajoutent une couche dans l’excès pour accompagner ce festival de tirs et d’explosions. Tout est pensé pour te maintenir dans un état d’excitation permanente sans jamais lever le pied.

Les vagues d’ennemis et de démons s’enchaînent à toute allure, demandant de bien gérer ses munitions et son placement pour ne pas se faire déborder en deux secondes chrono. C’est du pur shooter arcade qui mise tout sur l’adrénaline et le second degré.
L’arsenal à disposition permet de varier les plaisirs du défouloir et de trouver sa propre façon de semé le chaos dans chaque niveau. Chaque affrontement se transforme rapidement en un feu d’artifice de projectiles bariolés et de monstres grotesques.
Le sentiment de progression et la découverte des différentes zones absurdes donnent envie de continuer à tirer dans le tas pour voir jusqu’où les développeurs ont osé pousser la blague. C’est typiquement le genre de titre parfait pour décompresser après une longue journée.
Au final, malgré sa technique datée et ses graphismes très sommaires, ce jeu propose une dose de fun immédiate et rafraîchissante. Si tu cherches un défouloir sans prise de tête où l’absurde règne en maître, l’aventure vaut largement le détour pour son rythme effréné et son ambiance complètement folle.
Points positifs :
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Un rythme ultra nerveux et bourré d’action
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Un univers déjanté et complètement absurde
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Une prise en main immédiate et très fun
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Des environnements variés entre favelas et enfers
Points négatifs :
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Des graphismes vraiment très datés
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Une formule qui peut devenir répétitive sur la durée
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Une lisibilité parfois brouillonne dans le feu de l’action
Note : 14/20
Lien du jeu :
Conseil Geeko : N’arrête jamais de bouger pendant les combats, le secret pour survivre face aux vagues de démons réside dans les sauts permanents et la mobilité constante pour esquiver les nuées de tirs !