Test – Disgaea Mayhem : Un cocktail d’action et de flan survolté ! (Playstation 5 et Nintendo Switch 2)

Test – Disgaea Mayhem : Un cocktail d’action et de flan survolté ! (Playstation 5 et Nintendo Switch 2)

Développé par Nippon Ichi Software, et édité par NIS America, ce tout nouvel épisode de la célèbre franchise nous entraîne dans une aventure où la princesse réclame son pudding et où les démons s’en donnent à cœur joie. L’histoire nous plonge dans une quête loufoque et déjantée comme toujours avec cette licence, où l’on suit un mercenaire au doux nom de N.A. qui doit satisfaire les envies de sucre de la princesse Tichelle. C’est un prétexte parfait pour se frayer un chemin à travers des hordes de monstres enchaînant les combats les plus absurdes et drôles possibles.

Le gameplay se prend en main avec une facilité déconcertante, permettant à n’importe quel joueur de plonger directement dans l’action sans se prendre la tête. On profite d’un système nerveux et explosif qui change radicalement des traditionnels tactical-RPG de la série, orientant cette fois l’expérience vers un beat’em up survitaminé. Avec sept classes d’armes différentes à équiper, allant de l’épée classique à l’arc à distance en passant par les poings, on peut alterner les styles de combat selon nos envies du moment.

Graphiquement, le titre accuse un léger retard technique qui se ressent sur les textures et la finesse des environnements. Même si la direction artistique conserve ce charme coloré et manga typique de la série, les modèles 3D et les décors manquent cruellement de panache pour une sortie moderne. On pardonne vite ce petit retard visuel grâce au dynamisme permanent à l’écran, mais il est clair que les rétines ne frôlent pas la correctionnelle.

En m’essayant à cette version sur PlayStation 5, j’ai tout de suite remarqué le confort visuel apporté par la machine de Sony. Le jeu tourne de manière parfaitement fluide sans le moindre hoquet, même lorsque l’écran est submergé par des dizaines d’ennemis et des effets de sorts dans tous les sens. Les temps de chargement se font discrets, ce qui permet d’enchainer les sessions de farm et les passages par l’Item World avec une efficacité redoutable.

De l’autre côté, j’ai aussi passé pas mal de temps sur la Nintendo Switch 2 pour voir ce que le nouveau hardware avait dans le ventre. La console portable offre un confort indéniable pour faire de petites sessions de grignotage de niveaux dans son canapé ou en déplacement. La lisibilité en mode portable reste excellente, prouvant que le studio a soigné son portage pour tirer parti de la nouvelle puissance de la bécane hybride.

Néanmoins, la comparaison entre les deux versions met en lumière quelques menues concessions sur la machine de Nintendo. Si la PlayStation 5 s’impose haut la main pour sa stabilité d’affichage irréprochable et sa résolution plus nette, la Switch 2 s’en sort avec les honneurs malgré une définition d’image parfois un poil plus douce. Le choix se fera donc principalement selon vos préférences entre le confort du salon et la liberté nomade.

Impossible de parler d’un Disgaea sans évoquer la carotte du grind, qui reste ici bien ancrée au cœur de l’expérience. Que ce soit pour améliorer l’équipement dans l’Item World ou pour réincarner ses personnages afin de faire exploser les compteurs de dégâts, les fans de chiffres astronomiques retrouveront vite leurs marques. Le jeu propose une boucle de progression addictive, même si elle peut parfois donner l’impression de répéter un peu trop souvent les mêmes schémas de salles.

La durée de vie dépend grandement de votre amour pour l’optimisation à outrance et la recherche de la puissance ultime. Entre les quêtes pour nourrir la princesse, le passage par les différentes classes d’armes et la montée en puissance de vos statistiques, vous en aurez pour votre argent. Les amateurs de contenu annexe trouveront largement de quoi s’occuper entre deux crises de rire face aux dialogues absurdes du casting.

L’ambiance sonore, quant à elle, accompagne parfaitement le rythme effréné des affrontements sans jamais devenir insupportable. Les musiques dynamiques s’accordent bien avec cette ambiance de foire d’empoigne démoniaque, renforçant l’aspect punchy de chaque expédition punitive. On se prend rapidement au jeu d’écouter les mélodies en boucle pendant qu’on massacre du sbire par paquets de douze.

Il est vrai que certains joueurs pourront tiquer face à la structure des niveaux qui se ressemble parfois un peu trop d’une map à l’autre. Le côté répétitif inhérent au genre refait surface si l’on cherche à enchaîner les heures de jeu sans lever le nez du guidon. Heureusement, le dynamisme global du système de combat parvient à maintenir l’intérêt à flot la plupart du temps.

Ce spin-off action réussit plutôt bien son pari de renouveler la formule tout en conservant l’ADN déjanté qui fait le sel de la franchise. Malgré des graphismes un peu datés et une redondance dans les niveaux, le plaisir de tout casser avec des armes surpuissantes fonctionne à plein régime. C’est un très bon divertissement pour les fans de la première heure comme pour les curieux en quête d’un défouloir coloré.

  • Points forts :

  • Un système de combat nerveux, explosif et très jouissif

  • Une prise en main immédiate pour tout le monde

  • Un humour déjanté et fidèle à la licence

  • Le confort des versions PS5 et Switch 2

  • Points faibles :

  • Des graphismes un brin à la traîne techniquement

  • Une structure de niveaux parfois répétitive

Note globale : 16/20

Liens vers les boutiques :

Le conseil Geeko : n’hésitez pas à faire un détour rapide par l’Item World dès que vous en avez l’occasion pour looter de l’équipement de meilleure qualité, cela vous facilitera grandement la vie pour dégommer les boss sans forcer.

 

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