Le cauchemar organique débarque sur console !
Préparez vos vieux réflexes de l’ère 32-bits, car le studio Tainted Pact et l’éditeur Assemble Entertainment s’apprêtent à transposer leur ode sanglante au survival horror rétro directement sur nos machines de salon. Déjà salué par la critique sur PC, Flesh Made Fear s’apprête à coloniser la PlayStation 5 dès le 25 juin 2026 pour nous plonger dans une débauche de body horror et de manipulations occultes particulièrement réjouissante. Deux lignes d’histoire suffisent pour poser l’ambiance : vous incarnez un agent d’élite envoyé démanteler le complexe du tordu Victor Ripper, un savant fou dont les expériences biologiques et rituelles ont transformé une petite ville paisible en un véritable nid de monstres écorchés.
Derrière ce projet macabre se cache l’esprit de Michael Cosio, un développeur californien passionné qui s’est déjà fait un nom dans le milieu de l’horreur indépendante avec des titres comme Massacre at the Mirage ou Suffer the Night. Véritable déclaration d’amour aux premiers volets de Resident Evil, le titre reprend scrupuleusement la recette d’époque. On y retrouve une progression savamment rythmée par des énigmes tordues, des angles de caméra fixes ultra-cinématographiques, et surtout une gestion de l’inventaire ultra-stricte où chaque cartouche de fusil à pompe se négocie au prix fort.
Le soft propose d’ailleurs une excellente rejouabilité en vous permettant de choisir entre deux protagonistes, Natalie et Jack. Natalie dispose de moins de points de vie mais compense par des poches bien plus grandes pour transporter vos précieuses herbes de soin, tandis que Jack encaisse comme un chef mais doit composer avec des emplacements d’inventaire très limités. Un dilemme classique mais redoutablement efficace qui modifie sensiblement l’approche de la survie et dévoile des pans de scénario distincts.
Votre infiltration commencera au cœur de la forêt de Rotwood et des rues poisseuses de la ville pour se terminer dans les entrailles du manoir-laboratoire de Ripper. L’ambiance visuelle en « 3D pixel » rend un hommage vibrant aux productions PSX tout en s’autorisant des jeux de lumière modernes qui renforcent l’angoisse ambiante. C’est poisseux, c’est rétro, et la bande-son aux accents synthwave poignants achève de nous plonger dans cette atmosphère délicieusement kitsch et terrifiante.
Pour fêter cette sortie console calée au début de l’été, le titre s’affichera au prix très doux de 17,99 €. Si vous avez usé vos fonds de culotte sur la première PlayStation et que le doux cliquetis des machines à écrire ou des sauvegardes limitées vous manque, vous savez ce qu’il vous reste à faire.