Pour cette nouvelle aventure, on retrouve les équipes de Digixart aux commandes, avec THQ Nordic à l’édition. Le jeu nous plonge dans un monde océanique à l’agonie, où une maladie menace toute vie, et c’est à toi qu’incombe la lourde tâche de naviguer entre différentes îles pour tenter de sauver ce qu’il reste de l’humanité.
Le concept qui rend ce titre vraiment unique, c’est son système de « gameplay asynchrone » lié à tes choix. En gros, chaque décision que tu prends ne se contente pas de modifier ton histoire, elle influence aussi directement le monde des autres joueurs qui passeront après toi. Tu peux choisir de collaborer ou de saboter les efforts des autres, créant une sorte de chaîne de conséquences permanentes qui rend l’exploration de cet archipel super organique et imprévisible.
Visuellement, le jeu déchire vraiment sur PS5. La direction artistique est ultra soignée et on sent que le studio a voulu donner une vraie personnalité à chaque faction que l’on croise. Naviguer d’un point à un autre n’est jamais ennuyeux, car on se demande toujours si l’action d’un inconnu n’a pas rendu une zone plus dangereuse ou, au contraire, plus accessible.
L’écriture est aussi un gros point fort. On ne tombe pas dans le manichéisme classique ; chaque groupe a ses raisons de survivre, et il est parfois difficile de trancher. On passe beaucoup de temps à peser le pour et le contre avant de valider une action, ce qui prouve que l’immersion est totale. C’est le genre d’expérience qui reste en tête même une fois la console éteinte.

La technique suit bien l’ambition du projet. Les effets d’eau et de lumière sur les différentes plateformes flottantes sont saisissants, surtout avec les capacités de la nouvelle génération de consoles. On sent une vraie fluidité dans les transitions, ce qui permet de rester bien ancré dans cette atmosphère de fin du monde sans être coupé par des temps de chargement trop longs.
Le système de « Story-Link » apporte une dimension sociale assez inédite. Tu peux choisir de suivre les traces de tes amis ou même de tes streamers préférés pour voir comment leurs décisions ont ravagé ou reconstruit le monde. Cela crée une rejouabilité immense puisque chaque partie peut être totalement différente selon la personne que tu décides de « suivre » au départ.
L’exploration ne se limite pas à de la contemplation. Il faut gérer ses ressources et naviguer dans des eaux souvent incertaines, ce qui ajoute une petite tension constante. Rencontrer les Maraudeurs ou les Mystiques demande une certaine diplomatie ou une bonne dose de courage, car chaque interaction peut se terminer de manière très abrupte si on ne fait pas attention à nos paroles.
Le studio Digixart confirme une fois de plus son talent pour raconter des histoires fortes après le succès de Road 96. On sent que la structure narrative est au cœur du projet et que le joueur n’est pas qu’un simple spectateur, mais un véritable acteur du changement. C’est gratifiant de voir nos actions laisser une empreinte durable dans l’univers du jeu, même pour de parfaits inconnus.
J’ai passé un super moment sur cet univers aquatique. C’est frais, c’est malin et ça change des productions habituelles grâce à cette interaction indirecte avec la communauté. Si tu aimes les jeux narratifs qui ont du relief et une vraie patte artistique, tu devrais clairement y jeter un œil, car le voyage en vaut vraiment la peine.
Ce que j’ai aimé :
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Le système de choix asynchrones qui impacte réellement le monde.
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La direction artistique magnifique sur PS5.
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L’univers original et les enjeux narratifs prenants.
Ce que j’ai moins aimé :
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Quelques moments de navigation un peu lents par moments.
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On aimerait parfois voir encore plus de conséquences immédiates.
Note Finale : 17/20
Conseil Geeko : N’hésite pas à varier tes approches lors de tes premières sessions. Parfois, être un peu « égoïste » dans tes choix permet de débloquer des embranchements narratifs que peu de joueurs osent explorer, ce qui rend ton expérience encore plus unique !

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