Hey hey les geekos, on se retrouve aujourd’hui pour de parler de « Vallée du carnage » de Romain Lucazeau chez Folio SF.

Orode, Roi des Rois, souverain perse, veut soumettre la cité d’Ecbatane, qui, avec le soutien de Carthage, résiste à son siège depuis sept ans. Orode ne reculera devant rien pour accomplir son rêve d’hégémonie perse. Il a déjà réduit en esclavage les peuples conquis, ordonné la mise en place du plus vaste système concentrationnaire ayant jamais existé, affirmé son joug dans la propagande et la cruauté. Il se fait vieux ; il ne lui manque qu’un ultime acte de gloire. Mais, de son côté, Carthage se prépare : lorsque se rencontreront missiles et soldats transhumains, feu nucléaire et arsenal spatial, il ne restera sans doute que des cendres. Vallée du carnage est une uchronie d’une implacable violence, qui dépeint toutes les atrocités de la guerre dans un monde futur qui fait écho à la réalité d’une manière aussi habile qu’effrayante.

Tout d’abord, merci à Babelio et à Folio SF pour cette découverte, même si ma lecture s’est malheureusement arrêtée en cours de route. Le roman partait pourtant très bien : la plume est fluide, immersive, et l’uchronie est un genre que j’apprécie énormément. Les premiers chapitres m’ont réellement captivée.

Mais très vite, l’œuvre prend une tournure qui m’a profondément dérangée. Une succession de scènes particulièrement choquantes s’enchaîne, sans que je parvienne à en comprendre la nécessité narrative. Et pourtant, j’ai un seuil de tolérance très élevé. Il m’en faut vraiment beaucoup pour être choquée. Ici, la surenchère m’a sortie du récit, au point de briser tout intérêt pour l’histoire.

J’ai tenté à plusieurs reprises de reprendre ma lecture, en espérant retrouver le charme du début, mais rien n’y a fait. Ces scènes m’ont semblé gratuites et excessives, desservant davantage l’intrigue qu’elles ne la renforçaient.

Je préfère ne pas entrer dans les détails pour ne rien spoiler, mais pour moi, certaines limites sont largement dépassées. C’est dommage, car le potentiel était là. Malheureusement, je n’ai pas pu poursuivre.

Bref, vous l’aurez compris c’est un abandon mais si vous vous sentez prêts à tenter quand même l’aventure, ça se passe par ici.

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Littérature

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