Test – Baratie 2.0 : Luffy et Sanji ouvrent leur resto dans un pixel-art aux petits oignons ! (Nintendo Switch 2)

Développé par les spécialistes de la simulation chez Kairosoft et édité par Bandai Namco, ONE PIECE: Grand Gourmet te propose d’embarquer aux côtés de l’équipage du Chapeau de Paille pour bâtir la plus grande enseigne gastronomique flottante des mers. Le topo est simple : tu reprends le flambeau du Baratie pour en faire le repaire incontournable de tous les pirates et marins du coin.
Dès que j’ai allumé ma Switch 2 pour tester le titre, j’ai tout de suite retrouvé la patte visuelle si caractéristique des productions Kairosoft. C’est mignon, coloré et ce rendu rétro en pixel-art colle étonnamment bien à l’ambiance chaleureuse de l’œuvre d’Eiichiro Oda.

Sur le grand écran de la Switch 2, les couleurs ressortent bien et les animations miniatures de chaque personnage fourmillent de petits détails rigolos. Voir Sanji s’agiter derrière ses fourneaux tout en gardant son flegme légendaire arrache immédiatement un sourire.
La boucle de gameplay est redoutablement accrocheuse : tu passes ton temps à récolter des denrées, imaginer des recettes inédites et réagencer tes tables pour accueillir toujours plus de monde. On commence avec trois bouts de bois et un tabouret, puis on finit par gérer un véritable paquebot de luxe.
Le rôle de Sanji n’est d’ailleurs pas qu’une simple vitrine pour faire plaisir aux amateurs de la franchise. Ses suggestions et ses associations d’ingrédients influencent directement la réussite de tes plats et la note finale laissée par les clients.
Certains mets inspirés de l’univers, notamment des recettes délirantes autour des Fruits du Démon, apportent un vrai grain de folie à la carte. Tu te surprends vite à expérimenter des combinaisons improbables juste pour découvrir quelle réaction loufoque cela va déclencher en salle.
Au fil de tes traversées et de l’expansion de ton navire, tu croises des centaines de visages familiers. Des figures légendaires aux personnages plus secondaires de la série, voir débarquer tout ce petit monde en version miniature pour commander un casse-croûte fait vraiment plaisir.

Le système de décoration s’avère lui aussi bien plus stratégique qu’il n’en a l’air. Poser tel tableau ou telle plante n’embellit pas seulement le décor : cela débloque des bonus d’attractivité et attire des clients spécifiques avec qui nouer des liens.
La prise en main en mode portable sur Switch 2 est agréable, même si la navigation dans les menus mériterait un poil plus d’ergonomie. On sent parfois que l’interface a été pensée pour d’autres supports avant d’être transposée aux boutons d’une console.
La musique d’ambiance et les bruitages rétro rythment bien les coups de feu du service sans jamais taper sur le système. Quand les commandes s’accumulent et que les serveurs courent partout, l’effervescence de la salle devient presque grisante.
Côté rythme, on retrouve le piège classique des jeux de gestion : on se dit « encore cinq petites minutes pour finir ce service » et on réalise qu’on vient d’y passer deux heures sans lever les yeux de l’écran.
Tout n’est pas irréprochable pour autant, car après une bonne dizaine d’heures de jeu, la routine s’installe inévitablement et les tâches finissent par se répéter un peu.
Si tu as déjà poncé les jeux habituels du studio, tu ne seras pas dépaysé par les mécaniques de fond, mais l’enrobage pirate apporte cette touche d’authenticité qui fait passer la pilule.

Les interactions entre les membres de l’équipage au chapeau de paille donnent du cœur à l’aventure. Même quand la gestion devient un peu plus mécanique, on prend plaisir à suivre leurs petites discussions de cuisine.
Le jeu tourne comme un charme sans le moindre ralentissement sur la machine, profitant d’une fluidité parfaite et de temps de chargement quasi instantanés qui rendent les parties courtes très confortables.
C’est une excellente surprise pour se détendre entre deux grosses sorties d’action, alliant parfaitement l’esprit convivial de l’équipage avec la gourmandise d’une gestion bien huilée. Le plaisir de voir son navire se remplir de clients affamés fonctionne du tonnerre et fait passer un très bon moment, que tu sois fan invétéré du manga ou simple curieux.
Ce que j’ai aimé :
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Le pixel-art soigné qui rend hommage à l’univers d’Oda avec beaucoup de charme
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La boucle de gestion ultra prenante signée Kairosoft
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L’implication directe de Sanji dans l’élaboration des menus et des recettes
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L’immense galerie de personnages à croiser et à régaler
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Parfaitement taillé pour des sessions nomades sur Switch 2
Ce que j’ai moins aimé :
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Une ergonomie dans les sous-menus qui demande un petit temps d’adaptation à la manette
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Une certaine répétitivité qui pointe le bout de son nez sur les longues sessions
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La formule Kairosoft classique qui ne révolutionne pas le genre
Note : 8/10
Retrouve le jeu directement sur
Conseil Geeko : Ne te précipite pas pour débloquer un maximum de tables dès le début. Améliore d’abord la vitesse de préparation de Sanji et la qualité de tes plats de base, sinon ton équipe sera vite débordée par les commandes et tes premiers clients repartiront mécontents sans laisser de pourboire !