Test – Atmosfar : L’aventure céleste qui donne le vertige ? (Steam)

Développé par Apog Labs et édité par SHUEISHA GAMES, Atmosfar nous plonge dans un univers post-apocalyptique où l’humanité a déserté la terre ferme pour s’accrocher à la vie parmi les nuages. Tu incarnes un survivant chargé de percer les secrets du dernier bastion humain au cœur d’un archipel aérien aussi grandiose que périlleux.
Dès les premières minutes, le titre séduit immédiatement par son échelle et son ambiance. Se retrouver propulsé au-dessus d’un abîme infini, entouré d’îles flottantes balayées par des vents violents, pose un cadre visuel saisissant qui change agréablement des univers de survie habituels.

La boucle de gameplay s’articule autour de l’exploration, de la collecte de ressources et de la fabrication d’équipements adaptés aux altitudes extrêmes. Il te faut surveiller en permanence tes réserves d’énergie et la météo capricieuse, sous peine de voir ton expédition tourner court face à une tempête d’altitude.
Pour te déplacer entre ces gigantesques morceaux de terre en lévitation, le jeu mise sur des moyens de transport aériens et des mécaniques de grappin particulièrement grisantes. La sensation de planer entre deux falaises abruptes procure une vraie dose d’adrénaline, surtout quand le sol se dérobe sous tes pieds.
L’artisanat prend vite une place centrale dans ta progression. Il faut raffiner des minerais rares, réparer des technologies oubliées et améliorer ses propulseurs pour espérer atteindre les îles les plus lointaines et inhospitalières de la carte.
La narration se dévoile par touches discrètes à travers des journaux de bord abandonnés et des structures en ruines laissées par les anciens résidents. Cette approche environnementale fonctionne plutôt bien si tu aimes reconstituer les morceaux d’une histoire par toi-même sans être submergé par les dialogues.
Néanmoins, le titre souffre encore d’un équilibrage assez rugueux sur la gestion de l’inventaire et la répétitivité de certaines corvées. Les allers-retours pour stocker ses matériaux deviennent parfois un peu lourds, cassant le rythme d’une exploration pourtant prometteuse.
Le comportement physique des aéronefs et les collisions mériteraient aussi un bon coup de polish de la part d’Apog Labs. On sent que le projet a une ambition folle, mais certaines approximations techniques viennent parfois ternir les manœuvres les plus serrées lors des atterrissages délicats.

Sur le plan sonore, le travail sur le vent, les craquements métalliques et les nappes musicales aériennes installe une solitude pesante mais envoûtante. C’est le genre de bande-son qui te met tout de suite dans ta bulle quand tu scrutes l’horizon brumeux.
Sur PC, l’optimisation reste globalement correcte pour un lancement tout frais, même si quelques chutes de framerate se font sentir lorsque la météo se déchaîne ou que de vastes panoramas se chargent d’un coup.
L’édition assurée par SHUEISHA GAMES apporte cette petite touche visuelle soignée, avec une direction artistique inspirée qui compense largement les limites techniques par une superbe gestion de la lumière et des teintes célestes.
Le potentiel est indéniable pour les amateurs de survie et d’exploration verticale, même s’il faudra suivre de près les prochaines mises à jour pour que l’aventure gagne en fluidité et en confort de jeu au fil des mois.
Pour ma part, Atmosfar propose un périple aérien dépaysant qui a de vrais atouts pour séduire les explorateurs patients, malgré ses quelques maladresses de jeunesse et sa boucle encore un peu rigide. Si tu cherches un monde poétique suspendu dans le vide où tester ton sens de l’orientation, le voyage vaut le détour.
Ce qui m’a plu :
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L’ambiance visuelle superbe et le vertige des îles flottantes
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Les déplacements aériens et les sensations de vol
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La direction artistique soignée soutenue par une ambiance sonore immersive
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La narration environnementale mystérieuse et bien distillée
Ce qui m’a moins plu :
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Des allers-retours fréquents et une gestion d’inventaire un peu fastidieuse
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Quelques imprécisions dans la physique et les collisions des engins
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Des variations de fluidité lors des météos agitées
Note : 7/10
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Le conseil Geeko : Ne néglige surtout pas l’amélioration de tes réservoirs d’énergie et de ton grappin dès le début : les vents contraires pardonnent rarement quand tu tentes de rejoindre un îlot éloigné sans marge de sécurité.