Test – Kong: Survivor Instinct – Quand le gorille géant secoue la Switch 2 !

Test – Kong: Survivor Instinct – Quand le gorille géant secoue la Switch 2 !

Développé et édité par le studio polonais 7Levels, ce titre s’insère directement dans la chronologie officielle du Monsterverse après les événements du film Godzilla vs. Kong. L’histoire te place dans les bottes de David Martin, un père prêt à braver l’apocalypse urbaine pour retrouver sa fille Stacy, mystérieusement disparue au beau milieu d’une métropole en ruine ravagée par des monstres colossaux.

Ce qui frappe d’emblée dans cette aventure, c’est ce choix malin de troquer la vue des mastodontes pour une perspective purement humaine. Au lieu d’incarner un monstre invincible détruisant des gratte-ciels, tu te retrouves tout en bas de la chaîne alimentaire, à hauteur de décombres, ce qui donne une vraie dimension de vulnérabilité et de danger immédiat.

Sur Switch 2, l’expérience s’avère particulièrement agréable dès les premières minutes de jeu. La machine offre une belle netteté d’image en mode portable comme sur téléviseur, avec une fluidité constante qui permet d’apprécier les jeux de lumière, la poussière en suspension et les arrière-plans détaillés sans heurts ni saccades gênantes.

La prise en main s’oriente vers un jeu d’action-aventure en 2.5D saupoudré d’éléments de metroidvania. Tu avances dans des quartiers dévastés, des tunnels effondrés et des bureaux éventrés, avec une carte qui s’ouvre au fur et à mesure que tu débloques des raccourcis et de nouveaux passages.

La plateforme et l’exploration occupent une grande partie du rythme. David doit sauter entre des structures branlantes, grimper à des tuyaux instables et se frayer un chemin avec son grappin pour atteindre des zones surélevées. L’inertie du personnage est un peu lourde, mais cela renforce le côté réaliste d’un homme ordinaire luttant pour sa survie.

Pour te barrer la route, le scénario intègre les Hyènes, une troupe de mercenaires sans scrupules menée par Alan Jonah. Les combats au corps-à-corps demandent un brin de timing avec un système de blocage et de parade, histoire de ne pas te faire submerger bêtement par des ennemis qui n’hésitent pas à t’encercler.

Tu récupères aussi quelques armes à feu pour varier les approches, même si les munitions restent précieuses. Le jeu propose une mécanique plutôt sympa qui consiste à tirer dans les jambes des adversaires pour les déstabiliser immédiatement, ce qui te laisse le champ libre pour déclencher un coup de grâce bien senti.

Les mercenaires ne sont pas tes seuls soucis, puisque la faune issue des entrailles de la Terre s’invite à la fête. Des bestioles voraces et agiles comme les rejetons de Skullcrawlers ou des arachnides géants viennent mettre tes réflexes à l’épreuve dans les sous-sols sombres, installant une vraie ambiance de film de monstres.

Le véritable point fort reste évidemment la présence de Kong et d’autres Titans comme l’effrayant Abaddon en toile de fond. Voir le primate gigantesque traverser le décor, fracasser des ponts ou jeter un regard lourd de sens sur ta silhouette minuscule procure des frissons vraiment réussis.

Pour interagir avec ces colosses, David met la main sur l’ORCA Σ, un prototype inspiré des technologies de Monarch. Cet appareil te permet d’émettre des fréquences spécifiques pour manipuler indirectement le comportement des titans, les poussant par exemple à détruire un obstacle colossal qui bloquait ta progression.

Le titre en profite pour glisser plusieurs énigmes environnementales bien pensées. Entre les fuites de gaz toxiques à colmater, les câbles électriques qui pendent dans l’eau et les incendies à contourner, la progression t’oblige à observer minutieusement ton environnement avant de foncer tête baissée.

Côté ambiance sonore, le travail accompli mérite d’être souligné. Les rugissements titanesques font vibrer les enceintes, les sirènes d’évacuation lointaines renforcent le sentiment d’urgence et la bande-son sait se faire discrète pour laisser place aux craquements sinistres du béton armé qui cède sous tes pieds.

On regrettera toutefois une certaine raideur dans les animations martiales et des allers-retours parfois un poil artificiels quand il s’agit de récupérer une carte magnétique ou un outil à l’autre bout du secteur. Ces petits défauts n’entachent pas le plaisir de jeu, mais ils rappellent qu’on est sur une production plus modeste qu’un blockbuster AAA.

Sans prétendre réinventer le metroidvania, le jeu réussit son pari en proposant une escapade urbaine immersive et rythmée. La mise en scène des titans à échelle humaine fonctionne à merveille et le portage sur Switch 2 assure une prise en main très confortable. C’est une pioche solide pour les amateurs de l’univers Monsterverse en quête d’un bon jeu d’aventure d’action.

Points positifs

  • L’échelle humaine face aux Titans qui apporte une vraie tension.

  • Les interventions spectaculaires de Kong et des monstres géants.

  • L’utilisation ingénieuse du dispositif ORCA Σ pour débloquer les chemins.

  • Une ambiance apocalyptique soignée et un sound design percutant.

  • Version Switch 2 fluide et agréable en nomade.

Points négatifs

  • Combats au corps-à-corps un brin rigides.

  • Quelques allers-retours redondants dans la seconde moitié de l’aventure.

  • Bestiaire d’ennemis de base un peu limité en variété.

Note globale : 7/10

Où retrouver le jeu :

Existe en physique, édité par Meridiem : 

Conseil Geeko : Ne gaspille jamais tes cartouches de pistolet sur les mercenaires de base en visant le torse. Tire une seule balle dans le genou pour les faire fléchir instantanément, puis approche-toi pour enclencher l’exécution au corps-à-corps : tu économiseras de précieuses munitions pour les créatures plus coriaces !

 

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