Test – Samsung Odyssey OLED G8 (G80SH), mon verdict ! 

Test – Samsung Odyssey OLED G8 (G80SH), mon verdict ! 

Quand le carton imposant de ce 32 pouces est arrivé à la maison pour notre session de test, j’avais à la fois une grosse impatience et une vraie réserve technique en tête. Passer sur une dalle QD-OLED combinant de la vraie 4K à 240 Hz sur un bureau, c’est sur le papier le Graal absolu pour tout joueur exigeant, mais je voulais surtout voir comment l’écran se comportait sur la durée, entre mes sessions d’écriture au quotidien et mes longues soirées manette ou souris en main.

Au déballage, le premier contact visuel m’a immédiatement rassuré. Fini le plastique blanc brillant parfois un peu criard des anciennes séries de la marque : Samsung a opté pour un gris argenté mat et une finition métallique vraiment élégante qui s’intègre parfaitement sur un bureau de travail sans faire tape-à-l’œil. La finesse du panneau sur sa tranche supérieure est bluffante, tandis que le cerclage lumineux à l’arrière apporte juste ce qu’il faut d’ambiance lumineuse indirecte sans agresser la vue dans la pénombre.

L’installation sur le bureau m’a agréablement surpris grâce à son pied métallique plat. Contrairement aux pieds en forme de trépieds géants qui monopolisent la moitié de la surface utile, cette base rectangulaire et fine permet de glisser facilement un clavier compact ou d’y poser ses manettes quand on ne s’en sert pas. La mécanique est ultra robuste, et j’ai pu ajuster la hauteur, l’inclinaison et le pivot au millimètre près en deux secondes sans forcer.

Côté branchements, j’ai tout de suite branché ma tour en DisplayPort 2.1 pour profiter du plein potentiel de la dalle sans aucune restriction de bande passante. La présence de deux ports HDMI 2.1 m’a permis de brancher ma console de salon à côté sans me poser de question sur la compatibilité 120 Hz et le VRR. Gros coup de cœur également pour le port USB-C avec Power Delivery jusqu’à 98 W, qui m’a servi à brancher un PC portable d’appoint avec un seul câble pour recharger et renvoyer l’affichage instantanément.

Dès l’allumage sous Windows, ma première crainte concernait la netteté des polices d’écriture, souvent problématique sur les premières générations d’OLED en raison de l’agencement des sous-pixels. Ici, avec la densité de 140 pixels par pouce de la 4K sur 32 pouces, le texte est d’une netteté chirurgicale : j’ai pu enchaîner la rédaction de longs articles et la navigation sur le web pendant des journées entières sans ressentir la moindre fatigue visuelle ni remarquer de bavures colorées autour des lettres.

Le point qui m’a le plus interpellé au quotidien, c’est son fameux traitement mat anti-reflet Glare Free. Je fais partie de ceux qui adorent le piqué des écrans brillants, mais dans une pièce de vie où la lumière du jour entre directement de côté, le traitement fait des miracles : aucun reflet miroir gênant et la dalle ne vire pas au violet délavé comme c’est le cas sur d’autres modèles QD-OLED concurrents. On conserve la profondeur de l’image tout en travaillant confortablement sans fermer les volets.

En passant sur les jeux pour tester le contraste et le HDR, le choc visuel a été immédiat. L’extinction totale des pixels sur les zones sombres combinée à la vivacité des couleurs Quantum Dot donne une profondeur incroyable aux décors, qu’il s’agisse de traverser un donjon sombre ou d’admirer les reflets du soleil sur une carrosserie. Avec des pointes de luminosité qui flirtent avec les 1 000 nits sur les petites sources lumineuses, les étincelles, néons et phares percent littéralement l’écran sans aucun effet de halo désagréable.

Quand on lance des titres ultra nerveux pour pousser les 240 Hz dans leurs retranchements, la clarté cinétique est saisissante. Grâce au temps de réponse instantané de 0,03 ms propre à l’OLED, il n’y a absolument aucun flou de mouvement, même lors des rotations de caméra les plus brutales. Le suivi visuel des ennemis et la précision de visée deviennent instinctifs, donnant l’impression que le jeu réagit directement au moindre millimètre de déplacement de la main.

J’ai évidemment mis à l’épreuve la compatibilité avec la synchronisation adaptative pour voir comment l’écran réagissait quand le framerate fluctuait sous les 240 images par seconde en 4K. Avec le FreeSync Premium Pro et la compatibilité G-Sync activés, je n’ai constaté aucun déchirement d’image ni saccade désagréable, l’affichage restant parfaitement stable même quand la charge graphique s’alourdit considérablement lors de grosses explosions à l’écran.

Pour la question du marquage (burn-in), qui reste le point d’inquiétude légitime de tout acheteur d’écran OLED, j’ai apprécié la discrétion totale du refroidissement passif. La chambre à vapeur interne et le caloduc font leur travail sans aucun bruit de ventilateur parasite dans la pièce. Le moniteur gère également en douce la luminosité des éléments fixes comme la barre des tâches ou les logos statiques, ce qui m’a permis d’utiliser l’écran l’esprit totalement tranquille.

Au niveau de l’usage quotidien, la présence de la télécommande compacte dans le pack est un vrai confort que j’aimerais voir sur tous les moniteurs de jeu. Elle permet d’allumer l’écran, de changer de source ou de régler le volume à distance sans devoir tâtonner derrière la dalle pour trouver un bouton. De plus, son intégration de Tizen OS transforme facilement l’écran en petite TV pour lancer une vidéo ou une série sans allumer la tour de jeu.

En revanche, et c’est mon reproche le plus net après plusieurs semaines d’usage, cette interface Tizen OS peut vite devenir agaçante si tu cherches juste un moniteur réactif. Pour changer simplement la luminosité ou basculer d’un profil colorimétrique à un autre, il faut naviguer dans des menus un peu lourds et subir quelques micro-latences, là où un simple affichage OSD classique à l’ancienne aurait été instantané et bien plus ergonomique pour un joueur PC.

Sur la partie sonore, les haut-parleurs intégrés se sont avérés pratiques pour écouter une vidéo d’actualité ou un podcast en fond de tâche, mais ils manquent clairement d’assise dans les basses pour se passer d’un vrai casque audio ou d’enceintes dédiées lors d’une session de jeu immersive. On regrettera aussi l’absence de Dolby Vision, même si en pratique, sur les jeux PC et consoles, la prise en charge du HDR10 et HDR10+ couvre largement l’essentiel de nos besoins actuels.

Mon conseil pour bien débuter avec cette bête : pense tout de suite à faire un tour dans les paramètres système de Tizen pour couper l’ajustement automatique de luminosité ambiante qui bride inutilement l’éclat de l’écran en plein jeu. Ensuite, prends impérativement cinq minutes pour lancer l’outil d’étalonnage HDR officiel de Windows 11 en calant le pic de luminosité sur 1 000 nits : cela transforme radicalement le rendu final en évitant de brûler les hautes lumières, pour en prendre plein les yeux dès la première partie.

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