Test – Aetheris Core : L’odyssée spatiale frénétique qui fait chauffer les réacteurs ! (Steam)

Développé et auto-édité par Kavik Studios, Aetheris Core te plonge directement au cœur d’un univers spatial en péril. Aux confins du cosmos, tu incarnes l’un des derniers pilotes reliés au Noyau pour former l’ultime rempart face aux armées corrompues du Voidborn. Ta mission consiste à enchaîner les sorties pour récupérer des reliques et sauver ce qui peut encore l’être.
Dès les premières secondes aux commandes, le titre pose les bases d’un bullet-heaven nerveux et prenant. Tu te retrouves vite à zigzaguer entre des nuées d’ennemis tout en déclenchant un déluge de tirs automatiques. Le rythme s’intensifie à vue d’œil et oblige à garder les yeux grand ouverts pour ne pas te faire encercler.
Ce qui saute aux yeux, c’est l’identité bien marquée des différents pilotes disponibles. Que tu choisisses Najko pour miser sur la cadence de tir, Reina pour régénérer ton bouclier ou encore Kael pour jouer la carte de la défense solide, la prise en main change du tout au tout. Chaque vaisseau apporte ses outils de départ et oriente clairement ta manière d’aborder la session.

Au fil des vagues, la construction de ton équipement prend une place prépondérante. Entre les rayons concentrés, les ondes de choc dévastatrices et les modificateurs de zone, chaque montée de niveau te propose des choix qui font basculer ta trajectoire. On prend un malin plaisir à empiler les multiplicateurs de dégâts pour transformer une arme timide en véritable tempête stellaire.
Les reliques, quant à elles, apportent ce petit grain de folie indispensable à un bon roguelite. Avec plusieurs dizaines d’artefacts à dénicher, certains ramassages viennent totalement chambouler ta stratégie initiale. Une synergie bien trouvée entre deux objets rares peut métamorphoser une partie mal engagée en promenade de santé destructive.
Pour casser un peu la routine des arènes classiques, le jeu introduit le système des Failles Instables. Ces brèches condensent la tension d’un run complet en une poignée d’épreuves ultra denses et intenses. C’est l’endroit rêvé pour tester la viabilité de tes combos contre des vagues de monstres d’élite particulièrement coriaces.

Les combats de boss méritent aussi un vrai coup de chapeau. Loin des simples sacs à points de vie qu’on croise parfois dans le genre, les adversaires majeurs disposent de plusieurs phases et de motifs d’attaque bien précis à mémoriser. Si tu te contentes de foncer dans le tas sans lire les trajectoires de tirs, la sanction est immédiate.
Si jamais tu trouves l’aventure trop sage, le mode Difficile vient corser l’affaire de façon intelligente. Au lieu de bêtement doubler la vie des cibles, les ennemis changent de comportement, les fenêtres d’esquive se resserrent et de nouveaux pièges apparaissent sur la carte. Cela force à revoir entièrement ses automatismes et à peaufiner son placement.
Entre deux tentatives infructueuses, tu retournes au vaisseau mère pour dépenser tes Graines d’Aether durement récoltées. Cet arbre de progression débloque des bonus permanents très utiles, mais aussi de nouvelles compétences et des habillages cosmétiques pour personnaliser ta flotte. On ressent une vraie sensation de montée en puissance globale qui donne envie de relancer une partie immédiatement.

Sur le plan visuel et technique, l’ensemble tourne comme une horloge sans le moindre ralentissement gênant. Les effets d’énergie sont lisibles malgré la profusion d’éléments à l’écran, ce qui est capital pour esquiver proprement au pixel près. Les arrière-plans spatiaux et le rendu global font le travail pour poser une ambiance futuriste agréable.
On peut tout de même regretter l’absence d’une véritable esquive ou d’un dash d’urgence dès le départ, ce qui peut rendre certaines situations d’encerclement assez punitives. De plus, le fait que les musiques et certaines illustrations soient issues d’outils d’intelligence artificielle risque d’en chagriner quelques-uns, même si le créateur indépendant assume parfaitement cette démarche pour boucler son projet en solo.
Au bout du compte, Aetheris Core propose une formule particulièrement addictive et généreuse pour quiconque aime optimiser ses configurations de vol. Les combats de boss exigeants et la variété des synergies gomment vite les quelques petits défauts de jeunesse. Si tu cherches un bon défouloir spatial taillé pour des sessions courtes mais intenses, tu peux foncer les yeux fermés.
Ce que j’ai aimé
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La variété des pilotes et des archétypes de vaisseaux
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Les combats de boss à phases avec de vraies mécaniques de bullet hell
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Des synergies d’armes et de reliques particulièrement gratifiantes
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Le mode difficile qui change les mécaniques de jeu plutôt que de gonfler les statistiques
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Une boucle de gameplay très rythmée et fluide sur PC
Ce que j’ai moins aimé
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L’absence d’un dash de base pour se sortir rapidement d’un piège
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Les musiques et illustrations générées par IA qui manquent parfois d’une touche humaine
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Quelques pics de difficulté un peu brutaux dans les Failles Instables
Note finale : 15,5/20
Lien du jeu : Aetheris Core sur Steam
Le Conseil Geeko : Ne te précipite pas uniquement sur les bonus de dégâts bruts. Dans Aetheris Core, la vitesse de déplacement et la régénération du bouclier te sauveront bien plus souvent la mise face aux patterns complexes des boss.