Test – Resident Evil 3 Remake sur Switch 2 : la traque infernale du Nemesis au creux des mains !

Développé et édité par Capcom, ce remake survolté suit l’ex-membre des S.T.A.R.S. Jill Valentine tentant d’échapper à une arme biologique implacable, le Nemesis, dans les rues ravagées de Raccoon City aux côtés du mercenaire Carlos Oliveira.
Dès l’introduction explosive dans l’appartement en flammes, le RE Engine crache ses tripes avec des effets d’étincelles volumétriques et des ruelles baignées de néons qui confirment la solide montée en gamme de la plateforme nomade.
En mode portable, le rendu visuel décroche la mâchoire dès les premières enjambées sur le bitume urbain. L’écran de la console flatte particulièrement la direction artistique nocturne du jeu : les explosions orangées découpent les façades avec un contraste saisissant, et la modélisation de Jill comme du Nemesis conserve une finesse remarquable sans aliasing agressif.

Toujours en nomade, le confort de jeu s’avère royal avec une réactivité exemplaire du joystick pour caler la mécanique d’esquive parfaite au dernier quart de seconde. Les textes d’objectifs, la carte du métro et les indications de munitions restent parfaitement lisibles sans fatiguer la vue, tandis que le retour haptique fait ressentir chaque détonation du fusil à pompe directement au creux des paumes.
Une fois la console posée sur son dock de salon, l’aventure maintient un cap impressionnant à 60 images par seconde avec une grande constance. Les temps de chargement lors des transitions de zones ou après une mort brutale face au Nemesis se comptent sur les doigts d’une main grâce à la mémoire interne rapide.
Le gameplay penche résolument plus vers l’action débridée que son grand frère RE2. L’esquive millimétrée récompense la prise de risque par un bullet time salvateur, transformant chaque rencontre avec les zombies en véritable chorégraphie nerveuse.

Les sections de tir à la troisième personne avec Carlos offrent un défouloir particulièrement efficace dans les couloirs de l’hôpital Spencer. L’arsenal plus lourd et le fusil d’assaut permettent de varier le rythme avec brio face à des créatures redoutables comme les Hunter β.
L’ambiance sonore au casque maintient une pression constante et oppressante. Le hurlement guttural « S.T.A.R.S. » du Nemesis surgissant d’un toit ou le sifflement d’un tentacule à quelques centimètres de notre nuque suffisent à faire monter les pulsations instantanément.
En comparaison directe avec les déclinaisons PS5 et PC, la version Switch 2 fait naturellement l’impasse sur le Ray Tracing complet. Là où les versions de salon concurrentes profitent de réflexions en temps réel sur les carrosseries de voitures et les vitrines mouillées de la ville, la console de Nintendo emploie des éclairages indirects et des reflets screen-space qui restent très convaincants en action mais un cran moins denses.
Sur le terrain de la définition d’image pure, la PS5 et les configurations PC dominent les débats en envoyant une 4K chirurgicale sur les grands téléviseurs. Sur Switch 2, Capcom s’appuie sur une mise à l’échelle moderne (DLSS) pour afficher une image dockée très propre, même si un regard attentif détectera de légers artefacts sur les grillages fins et les volutes de fumée dense lors des gros affrontements.

Sur la fluidité, le PC garde l’avantage des très hauts taux de rafraîchissement au-delà des 120 fps. Néanmoins, la Switch 2 soutient la comparaison avec la PS5 en mode 60 fps standard : l’action ne subit pas de chutes de framerate handicapantes pendant les courses-poursuites urbaines, avec l’avantage exclusif de pouvoir vaporiser du zombie dans le train sans aucune coupure réseau.
On regrette en revanche toujours la brièveté de la campagne principale, amputée de lieux emblématiques du jeu d’origine comme le Beffroi ou le parc. De plus, le mode multijoueur Resident Evil Resistance n’a pas été inclus dans ce portage Switch 2, limitant l’intérêt post-game aux défis de la boutique et aux niveaux de difficulté supérieurs.
Malgré une aventure qui se boucle en moins de six heures en ligne droite, ce tour de manège spectaculaire gagne énormément à être consommé en sessions courtes sur une console hybride.
Cette mouture Switch 2 remplit parfaitement son contrat en offrant un blockbuster d’action horrifique fluide, percutant et sans compromis technique majeur. Pour quiconque cherchait une virée sous haute adrénaline à emmener partout, la traque de Jill Valentine n’a jamais été aussi grisante à redécouvrir en déplacement.
Points positifs :
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Enfin une version portable native 100 % fluide à 60 fps
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Rendu visuel très percutant en mode nomade sur l’écran Switch 2
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Action survitaminée et mécanique d’esquive ultra grisante
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Temps de chargement quasi instantanés
Points négatifs :
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Durée de vie très courte et zones cultes manquantes par rapport à l’original de 1999
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Ray Tracing absent comparé aux versions PS5 et PC
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Pas de mode multijoueur Resident Evil Resistance au programme
Note : 7/10
Voici les liens officiels pour retrouver et acheter cette version :
Conseil Geeko : Maîtrise impérativement le timing de l’esquive parfaite (bouton R au moment précis de l’assaut) : cela déclenche un ralenti automatique qui te permet de loger un tir critique dans la tête sans gaspiller une seule cartouche !