Test – Resident Evil 2 Deluxe Edition sur Switch 2 : le cauchemar de Raccoon City dans le creux des mains !

Développé et édité par Capcom, ce remake culte nous plonge dans l’enfer de Raccoon City où le jeune flic Leon S. Kennedy et l’étudiante Claire Redfield tentent de survivre à une invasion de morts-vivants au commissariat local.
Après une édition Cloud décevante sur la première Switch, cette adaptation Switch 2 tourne enfin en natif et fait honneur à la console. Le moteur RE Engine montre les muscles dès les premières minutes dans la station-service : les reflets d’eau, la pénombre et les jeux d’ombres volumétriques restent superbes, prouvant d’emblée la puissance du nouveau hardware.

En mode portable, l’expérience franchit un cap technique spectaculaire qui saute aux yeux dès qu’on prend la machine en main. L’écran de la Switch 2 délivre une image d’une précision chirurgicale, où les noirs profonds et les contrastes appuyés subliment chaque couloir crasseux du commissariat. Les éclairages dynamiques de la lampe torche transpercent l’obscurité avec un réalisme saisissant, sans bavure ni baisse de résolution perceptible, rendant l’angoisse viscérale et tangible directement au fond de son canapé ou en plein déplacement.
Cette prouesse nomade s’accompagne d’un confort de jeu exemplaire sur la durée, bien aidé par une gestion thermique maîtrisée qui évite toute surchauffe désagréable des poignées. La lisibilité des menus, de la carte et des détails de l’inventaire a été idéalement ajustée pour la taille de la dalle, évitant la moindre fatigue visuelle pendant les longues sessions. Manette en mains, les vibrations haptiques retranscrivent chaque impact de balle ou fracas de porte avec une intensité qui décuple la claustrophobie.

En session dockée sur grand écran, le titre s’en sort avec les honneurs en maintenant une fluidité constante à 60 images par seconde. Les temps de chargement sont quasi inexistants grâce au stockage ultra rapide, et les textures baveuses de la génération précédente ne sont plus qu’un mauvais souvenir.
Le gameplay en vue à la troisième personne par-dessus l’épaule n’a rien perdu de sa précision. L’inertie pesante des personnages participe à la tension permanente, surtout quand on doit gérer nos munitions au compte-gouttes dans des couloirs obscurs.
La gestion d’inventaire à base de cases à combiner force une réflexion tactique permanente. Les allers-retours dans le commissariat ne lassent jamais grâce à un level design brillant et des énigmes toujours aussi efficaces.
L’ambiance sonore au casque est un modèle d’angoisse. Les bruits de pas lourds du Tyrant (Mr. X) résonnent à l’étage du dessus, et le grattement des lickers sur les murs colle de vrais frissons dans le dos.

Face aux déclinaisons PS5 et PC, la version Switch 2 encaisse logiquement quelques concessions sur les effets d’éclairage les plus poussés. Alors que la PS5 et le PC profitent d’un Ray Tracing complet magnifiant chaque flaque de sang et chaque vitre crasseuse, la Switch 2 privilégie des reflets screen-space précalculés qui restent très propres mais manquent un peu de profondeur dynamique.
Sur le plan de la résolution pure, le PC haut de gamme et la PS5 dominent le débat avec de la 4K native ou dynamique ultra tranchante. La Switch 2 mise plutôt sur des techniques de reconstruction d’image efficaces (DLSS) pour afficher une image dockée propre, même si un œil attentif remarquera un léger flou de mouvement sur les feuillages et la pluie battante.
Du côté du framerate et de la stabilité générale, le PC garde une longueur d’avance absolue pour ceux qui jouent à plus de 120 fps. Toutefois, la Switch 2 tient tête à la version PS5 en mode performance en verrouillant solidement son 60 fps, sans saccades gênantes lors des affrontements chargés, tout en offrant l’avantage unique de basculer en mode nomade sans aucune perte d’ambiance.
Le contenu est d’ailleurs particulièrement généreux avec la présence des scénarios bis, du mode « The 4th Survivor » incarnant Hunk et du délirant « The Tofu Survivor ». La rejouabilité est énorme pour quiconque cherche à décrocher le rang S+.

Capcom prouve enfin que la nouvelle génération portable de Nintendo peut héberger des blockbusters modernes sans passer par le streaming. C’est un régal absolu de pouvoir affronter William Birkin n’importe où sans faire de compromis douloureux.
Ce portage Switch 2 est une réussite éclatante qui prouve enfin la maturité technique de la machine. L’expérience horrifique reste intacte, dynamique et visuellement saisissante, transformant cette cartouche en indispensable absolu pour tous les fans de survival horror nomade.
Points positifs :
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Deux modes de jeu impeccables avec un rendu portable saisissant
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Enfin une version 100 % native sans passer par le Cloud
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Fluidité remarquable à 60 fps en toutes circonstances
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Ambiance sonore et claustrophobie toujours aussi terrifiantes
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Rejouabilité solide et prise en main exemplaire
Points négatifs :
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Ray Tracing absent par rapport aux moutures PS5 et PC
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Légères concessions sur certaines textures lointaines
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Prise en main aux Joy-Con d’origine qui demande un temps d’adaptation
Note : 9/10
Sur le store officiel de Nintendo, la version native Switch 2 est listée en Deluxe Edition :
Conseil Geeko : En mode portable, joue obligatoirement avec un bon casque audio et baisse légèrement la luminosité dans les réglages du jeu : l’immersion sonore est le meilleur moyen d’anticiper les apparitions surprises de Mr. X dans les couloirs !