Test – Manafinder : une pépite rétro pleine de charme qui frappe là où il faut (Playstation 5)

Test – Manafinder : une pépite rétro pleine de charme qui frappe là où il faut (Playstation 5)

Développé et édité en solo par le studio Wolfsden LLC, Manafinder est un RPG au tour par tour qui nous plonge dans le monde impitoyable d’Aevi. On y incarne Lambda, une jeune femme chargée de récolter des pierres de mana pour assurer la survie de son peuple d’exilés face à une faune particulièrement hostile.

Dès le lancement sur PS5, ce qui saute aux yeux, c’est cette patte graphique pixel art qui rappelle immédiatement l’âge d’or des RPG 16-bits. On sent un véritable hommage aux classiques de l’époque Super Nintendo, avec des décors soignés et une palette de couleurs qui sait se faire chaleureuse tout en installant une ambiance pesante.

L’univers ne fait pas semblant d’être accueillant. Le monde d’Aevi est rude, et la trame narrative met rapidement l’accent sur les sacrifices nécessaires pour préserver une communauté bannie. Les dialogues évitent les longueurs inutiles et vont droit au but, ce qui donne un rythme très agréable à l’aventure sans noyer le joueur sous des tonnes de textes.

Côté combats, on reste sur du pur tour par tour à l’ancienne, mais avec des mécaniques bien pensées. Pas question d’appuyer bêtement sur la touche d’attaque standard : chaque affrontement demande d’analyser les faiblesses adverses et de bien gérer ses ressources sous peine de vite voir l’écran de défaite.

Le système d’armes et d’équipement apporte d’ailleurs une belle dose de stratégie. Les armes possèdent une durabilité et des types de dégâts précis, ce qui pousse constamment à adapter son inventaire avant de s’enfoncer un peu plus loin dans les zones sauvages.

La bande-son participe énormément à l’immersion. Les morceaux rétro accompagnent parfaitement les phases d’exploration mélancoliques comme les affrontements plus tendus contre les bêtes féroces, sans jamais devenir répétitifs ou agaçants pour les oreilles.

Sur console, la prise en main est instantanée et les contrôles répondent au doigt et à l’œil. L’expérience tourne comme un charme, avec des temps de chargement imperceptibles qui rendent les sessions de jeu fluides, que l’on décide d’y passer trente minutes ou plusieurs heures d’affilée.

Le bestiaire se renouvelle assez bien au fil des chapitres, évitant le piège du simple changement de couleur des monstres. Chaque nouvelle créature impose souvent de repenser un minimum son approche, surtout lors des combats de boss qui demandent une préparation rigoureuse.

La progression reste linéaire mais gratifiante. On ressent une vraie montée en puissance au fur et à mesure que l’on comprend les synergies du jeu, même si quelques pics de difficulté un peu abrupts peuvent surprendre si l’on avance trop vite sans renouveler son matériel.

Pour les amateurs de jeux de rôle nostalgiques, ce petit projet indépendant coche énormément de bonnes cases. Il réussit son pari en proposant une aventure compacte, bien finie, qui ne cherche pas à réinventer la roue mais qui applique sa formule avec beaucoup de passion et de sincérité.

C’est une excellente surprise que j’ai adoré parcourir d’un bout à l’autre sur ma console. Le titre prouve qu’avec une direction artistique soignée, des mécaniques bien huilées et une écriture touchante, un jeu modeste peut largement rivaliser en plaisir de jeu avec de bien plus grosses productions. Un voyage marquant que je te recommande sans hésiter si tu aimes le genre.

Ce que j’ai aimé :

  • La direction artistique en pixel art vraiment réussie

  • Le système de combat tactique et exigeant sans être injuste

  • L’ambiance générale et l’univers marquant d’Aevi

  • La bande-son rétro très immersive

Ce que j’ai moins aimé :

  • Quelques légers pics de difficulté ponctuels

  • La gestion de la durabilité des armes qui ne plaira pas à tout le monde

  • Une linéarité un peu marquée par moments

Note finale : 08/10

Lien du jeu :

Le conseil Geeko : Ne néglige surtout pas les faiblesses élémentaires des monstres et prévois toujours au moins deux armes de types différents sur Lambda pour ne pas te retrouver coincé au pire moment face à un groupe d’ennemis résistants.

 

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