Test – Dragon Quest XI S sur Switch 2 : L’Épopée Définitive Trouve Enfin Son Écrin Idéal (Nintendo Switch 2)

Développé et édité par Square Enix, ce monument du JRPG te met dans la peau d’un jeune héros traqué comme un démon alors qu’il est en réalité la réincarnation de l’Éclairé destiné à sauver Elréa. Pour ce test, j’ai relancé l’aventure sur la Switch 2 afin de jauger les apports de cette mouture face à toutes les déclinaisons sorties jusqu’ici.
Pour bien comprendre où se situe cette version, il faut remonter aux origines avec la sortie initiale sur PS4 et PC. À l’époque, le titre profitait pleinement du moteur Unreal Engine 4 avec des textures détaillées, un éclairage soigné et une résolution propre en 1080p voire 4K, mais il souffrait de musiques synthétisées MIDI et manquait de nombreuses fonctionnalités de confort indispensables.
Il y a eu également l’étonnante version Nintendo 3DS, sortie uniquement au Japon, qui proposait une double lecture unique avec un écran 3D en haut et un rendu tout en pixel art 16 bits en bas. Cette mouture portable rétro a posé les bases de ce qui allait devenir plus tard le mode 2D de la version enrichie.
C’est ensuite sur la première Nintendo Switch qu’est née cette fameuse version sous-titrée « S ». Elle apportait une tonne de nouveautés majeures : l’orchestration complète de la bande-son par le Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra, le doublage japonais intégral, les scénarios inédits pour chaque compagnon, les voyages dans les mondes passés de Chronopolis et le mode 2D rétro issu de la 3DS.
Cependant, sur la Switch originale, ces ajouts s’accompagnaient d’importantes concessions techniques. La résolution dynamique chutait lourdement en mode portable, les textures avaient été rabotées, les ombres étaient très simplifiées et le flou général ainsi que le scintillement rappelaient constamment les limites matérielles de la console.
Square Enix a par la suite porté cette version enrichie sur PlayStation 4, Xbox One et PC. Le paradoxe était alors frappant : ces moutures tournaient impeccablement à 60 images par seconde en haute résolution, mais elles utilisaient directement les modèles 3D et les éclairages allégés développés spécifiquement pour la première Switch, perdant un peu de la superbe visuelle du jeu PS4 de base.
Sur Switch 2, la magie opère immédiatement grâce au gain considérable de puissance brute. Le titre s’affranchit totalement du flou artistique de son aînée en affichant une image d’une netteté remarquable, tant sur l’écran de la console qu’en mode salon sur un téléviseur 4K.
La fluidité franchit elle aussi un cap décisif. Les baisses de régime et les micro-saccades qui survenaient dans les zones très denses comme les ruelles d’Héliodor ou lors des combats chargés en effets magiques appartiennent définitivement au passé, offrant un confort d’action exemplaire.
La distance d’affichage a été nettement rehaussée. Fini les touffes d’herbe, les monstres et les éléments de décor qui apparaissent brutalement sous les yeux du héros à quelques mètres de lui ; les plaines et les paysages d’Elréa s’étendent désormais avec une superbe clarté.
Sur le plan sonore et ergonomique, cette mouture conserve évidemment tout ce qui fait le charme de l’Édition ultime. Les cuivres et les cordes de l’orchestre symphonique résonnent avec une pureté remarquable, tandis que les temps de chargement réduits au minimum rendent les voyages rapides et les transitions de combat instantanés.
Face aux versions PC et consoles de salon actuelles (PS5 et Xbox Series via rétrocompatibilité), la Switch 2 tient fièrement la dragée haute. Si un PC suréquipé garde une légère avance sur les filtres graphiques poussés au maximum, le compromis ici trouvé offre une fidélité visuelle de tout premier ordre sans le moindre accroc technique.
Le grand avantage de cette édition sur Switch 2 reste sa polyvalence absolue. Avoir sous la main une version aussi propre, fluide et complète, jouable aussi bien calé au fond de son canapé qu’en déplacement sans sacrifier la lisibilité ni le framerate, en fait objectivement la façon la plus agréable de parcourir le titre aujourd’hui.
Le plaisir d’alterner entre le grand spectacle 3D moderne et la nostalgie pure du mode 16 bits rétro fonctionne à merveille, permettant de redécouvrir des dizaines d’heures de quêtes, les donjons du passé et les intrigues bonus avec un confort royal.
Cette virée sur Switch 2 prouve que le chef-d’œuvre de Square Enix a enfin trouvé la machine portable capable de lui rendre pleinement justice. Le périple de l’Éclairé s’impose comme une aventure grandiose, incroyablement riche et intemporelle, portée par une technique enfin irréprochable qui sublime chaque instant passé aux côtés d’Erik, Serena et de toute la bande.
Points positifs
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Technique transformée : résolution nette, distance d’affichage accrue et fluidité impeccable.
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Tout le contenu colossal de l’Édition ultime réuni (scénarios bonus, mode 2D, Chronopolis).
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Bande-son orchestrale grandiose et doublages de très grande qualité.
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Temps de chargement devenus quasi instantanés.
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Le meilleur compromis existant entre confort portable et rendu salon.
Points négatifs
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Conserve la base géométrique et les assets de la refonte Switch sans réintégrer certains petits détails d’éclairage de la version PS4 originale.
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L’ergonomie des menus et de l’inventaire reste très ancrée dans la tradition de la franchise.
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Quelques compositions musicales reviennent un peu trop souvent en boucle au fil des dizaines d’heures.
Note Finale : 9/10
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