Test – Dumb Ways to Build : Quand le chantier tourne au carnage entre potes ! (Playstation 5)

Test – Dumb Ways to Build : Quand le chantier tourne au carnage entre potes ! (Playstation 5)

Développé et édité par l’équipe de Dumb Ways to Die, ce nouveau volet pousse encore plus loin l’absurdité de la franchise. Ici, pas de scénario complexe : toi et ton équipe devez simplement assembler des structures improbables face aux lois impitoyables de la physique, tout en évitant les pièges mortels qui vous guettent à chaque faux pas.

Manette PS5 en main, l’immersion dans ce joyeux bazar est immédiate. On sent tout de suite que les développeurs ont misé sur un gameplay direct, sans fioritures inutiles, où l’on prend plaisir à tenter des choses impossibles dès les premières secondes de jeu.

Le concept de base repose sur des défis de construction en coopération où la moindre erreur se paie cash. Tu penses poser une poutre tranquillement pour consolider un pont, et tu te retrouves catapulté dans le vide parce qu’un coéquipier a activé un mécanisme sans prévenir.

La physique du jeu est à la fois ton meilleur allié et ton pire ennemi. Les matériaux réagissent avec un réalisme bancal volontairement exagéré, ce qui transforme le moindre empilement de blocs en une véritable partie de roulette russe architecturale.

Le catalogue d’outils mis à disposition est plutôt généreux, mais le jeu ne te donne presque aucun mode d’emploi précis. C’est à toi et tes acolytes de tester, d’improviser et surtout de trouver des solutions bancales qui finissent miraculeusement par tenir la route.

C’est typiquement le genre d’expérience qui prend toute sa saveur en multijoueur. Les crises de rire s’enchaînent naturellement à mesure que les plans échouent et que les personnages finissent écrabouillés par leurs propres créations.

Sur PlayStation 5, le titre tourne comme un charme, avec une fluidité constante qui permet d’apprécier chaque catastrophe à l’écran sans aucun ralentissement gênant, même quand tout s’effondre d’un coup.

La direction artistique colorée et fidèle à l’esprit cartoon de la licence apporte une bonne dose de légèreté. Voir ces petits bonshommes naïfs subir des destins tragiques au milieu d’un chantier a toujours ce côté délicieusement décalé.

La variété des niveaux permet d’éviter la monotonie pendant les premières heures. Chaque nouveau défi impose des contraintes différentes, qu’il s’agisse de bâtir sous la menace du vide, face à des pendules oscillants ou contre un chrono particulièrement serré.

Il faut tout de même noter qu’en solo, l’intérêt retombe assez vite. Le sel du jeu repose quasi exclusivement sur la mauvaise coordination humaine et la communication chaotique, ce qui limite un peu la durée de vie si tes amis ne sont pas connectés.

Malgré cette réserve sur le jeu en solitaire, la formule fonctionne à merveille dès qu’on lance une session à plusieurs. Le mélange d’ingéniosité bancale et d’accidents en cascade garantit des soirées mémorables où l’on oublie vite la frustration des échecs répétés.

Pour ma part, c’est une excellente surprise multijoueur qui remplit parfaitement son rôle d’exutoire comique. On rigole beaucoup, on peste gentiment contre ses partenaires et on relance une partie sans hésiter pour enfin réussir ce satané pont. Une chouette pioche pour des sessions détente sans prise de tête.

Points positifs :

  • Des fous rires garantis en coopération

  • Un moteur physique parfaitement calibré pour le chaos

  • Simple à prendre en main mais difficile à maîtriser

  • Ambiance visuelle fidèle et très amusante

Points négatifs :

  • Beaucoup moins captivant en solo

  • Peut devenir répétitif sur de trop longues sessions

  • Frustration possible si la communication ne passe pas

Note globale : 07/10

Lien boutique :

Le conseil Geeko : Ne cherche pas à faire des constructions parfaites ou académiques. Misez tout sur des bases larges et bien ancrées dès le début du chrono, sinon la physique du jeu se chargera de faire basculer votre chef-d’œuvre au premier coup de vent !

 

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