Test – Liminal Sorting : quand le grand ménage rencontre l’étrangeté des espaces liminaux ! (Steam)

Test – Liminal Sorting : quand le grand ménage rencontre l’étrangeté des espaces liminaux ! (Steam)

Développé et édité par le studio indépendant Silly Cat, Liminal Sorting a débarqué sur nos PC. Le jeu t’embarque dans un univers étrange et infini où tu dois ranger un capharnaüm monumental tout en découvrant ce qui se trame derrière les murs.

L’idée de base est aussi simple qu’efficace : prendre le plaisir addictif des simulateurs de rangement et le transposer dans une ambiance d’espace liminal. Tu te retrouves face à des pièces aux couloirs déconcertants, remplies d’objets abandonnés à remettre parfaitement à leur place. L’ambiance oscille entre une sérénité totale et une tension feutrée, ce qui donne une saveur vraiment particulière au nettoyage.

Côté volume, les développeurs n’ont pas fait semblant avec plus de 6 000 objets différents à trier. Chaque pièce a sa propre logique, ses rangements dédiés et ses étagères à agencer méthodiquement. Si tu aimes voir le désordre se transformer pas à pas en perfection visuelle, le sentiment d’accomplissement fonctionne immédiatement.

La prise en main se révèle très fluide dès les premières minutes. Attraper un carton, classer des bibelots par couleur ou ranger des livres se fait de manière très naturelle à la souris comme à la manette. Le moteur physique répond bien et évite les frustrations habituelles où les objets s’envolent à l’autre bout de la pièce sans raison.

Pour éviter que la routine s’installe, le titre intègre un système d’amélioration bien pensé. En complétant des zones, tu débloques des capacités spéciales qui boostent ton efficacité, comme porter plusieurs objets à la fois ou scanner les pièces pour repérer les éléments manquants. Cette montée en puissance donne un vrai rythme à la progression.

L’exploration prend rapidement une place centrale dans l’aventure. Derrière chaque porte se cache une nouvelle énigme spatiale avec des architectures décalées qui rappellent les meilleurs mythes des backrooms. On avance avec curiosité, guidé par l’envie de comprendre pourquoi cet endroit existe et qui a pu y accumuler autant de bazar.

Au fil de tes pérégrinations, tu croises régulièrement la route d’un mystérieux chat. Véritable fil conducteur de l’histoire, ce félin énigmatique observe tes actions et te guide subtilement vers des secrets bien dissimulés. Sa présence apporte une touche de vie bienvenue dans ces couloirs déserts tout en épaississant le mystère.

Pour briser la monotonie du tri calme, des défis chronométrés viennent secouer tes sessions. Ces mini-jeux demandent de ranger un secteur précis en un temps record, ce qui fait monter la pression d’un coup. C’est un contraste surprenant qui dynamise la partie sans jamais casser l’ambiance globale.

Sur le plan visuel, la direction artistique minimaliste fait mouche. Les jeux de lumière sur les textures lisses renforcent cette sensation d’irréalité si propre aux espaces liminaux. Le sound design mérite aussi d’être salué : les bruits d’impact d’objets, le parquet qui craque et le fond sonore discret accompagnent parfaitement le joueur sans jamais l’agresser les oreilles.

On pourra simplement regretter que la boucle de gameplay montre quelques répétitions sur les très longues sessions. Trier des centaines d’objets d’affilée demande un certain état d’esprit, et les joueurs qui cherchent de l’action pure risquent de trouver le temps un peu long entre deux événements de suspense. Le jeu s’apprécie clairement par petites doses régulières.

Liminal Sorting est une excellente surprise pour qui cherche une expérience zen avec ce qu’il faut de mystère pour rester captivé. Le contraste entre le confort du rangement méticuleux et l’étrangeté de l’univers fonctionne à merveille. Le studio Silly Cat prouve qu’un concept simple, exécuté avec soin et une ambiance travaillée, suffit à nous scotcher à l’écran pendant des heures.

J’aime

  • Le concept relaxant qui mélange rangement soigné et ambiance liminale

  • Le volume généreux avec plus de 6 000 objets à trier

  • L’arbre de compétences qui fluidifie le nettoyage au fil du jeu

  • La présence intrigante du chat et les secrets à débloquer

  • Le rythme varié grâce aux défis et énigmes chronométrés

J’aime pas

  • Une certaine répétitivité qui peut s’installer sur de trop longues sessions

  • Quelques défis chronométrés qui tranchent un peu trop sèchement avec le calme ambiant

  • Les indices parfois cryptiques pour trouver les tout derniers objets d’une zone

Note FInale : 08/10

Retrouve le jeu directement sur Steam !

Le petit conseil Geeko : n’hésite pas à inspecter minutieusement les recoins sombres et le dessous des meubles avant de valider une pièce. Le chat y laisse souvent des indices ou des objets insolites indispensables pour déverrouiller des améliorations précoces bien utiles.

 

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