Test – Blackwood : Entre flingues sanglants et boîtiers de DVD à New York (Steam)

Développé et édité par AttritoM7 Productions en collaboration avec IZilla Games, BLACKWOOD nous plonge dans les baskets d’Anton au cœur de New York en 2012. Le jour, tu t’occupes tranquillement de ton petit commerce de quartier, mais une fois la nuit tombée, tu redeviens un tueur à gages implacable pour survivre et éponger tes dettes.
L’ambiance rétro du début des années 2010 fait mouche d’entrée de jeu. Le contraste entre le calme de la boutique et la crasse des ruelles new-yorkaises crée un décor urbain particulièrement réussi pour les amateurs de polars sombres.
Le quotidien de gérant de vidéoclub n’est pas là que pour faire joli. Tu dois déballer les cartons, fixer tes prix, organiser les rayons et encaisser les clients pour blanchir ton argent et maintenir les apparences face au quartier.
Une fois le rideau de fer baissé, l’action prend le dessus avec des fusillades nerveuses à la troisième personne. Les plongeons, glissades et roulades donnent immédiatement une saveur très cinématographique aux règlements de comptes.
Les exécutions au corps-à-corps apportent un vrai sentiment d’impact manette en mains. Écraser un adversaire contre un meuble ou lui briser la mâchoire avec le décor renforce l’aspect viscéral de chaque mission nocturne.
La personnalisation des armes est particulièrement soignée et permet d’adapter son arsenal avant chaque contrat. On apprécie de pouvoir bichonner ses pétoires avec des silencieux ou des optiques bien senties.
Cependant, l’intelligence artificielle des ennemis montre vite ses limites lors des séquences d’infiltration. Même avec une arme silencieuse, les gardes ont parfois tendance à te repérer sans logique, forçant la fusillade ouverte.
La structure épisodique choisie par le studio risque aussi d’en frustrer certains. Ce lancement ne propose pour l’instant que le premier acte sur trois, laissant une impression de démo payante un peu trop condensée.
La raideur de certaines animations trahit le manque de budget face aux grosses productions du genre. Malgré plusieurs patchs récents, quelques bugs de collisions et des transitions abruptes viennent parfois gâcher le spectacle.
La mise en scène reste pourtant captivante grâce à des cinématiques bien rythmées et une bande-son soignée. On sent une véritable passion pour le cinéma d’action des années 2000 derrière cette aventure.
Il est tout de même rassurant de savoir que les actes 2 et 3 seront offerts via de futures mises à jour gratuites. Reste à voir si les développeurs sauront enrichir la formule pour proposer des situations moins dirigistes.
Pour le moment, l’expérience laisse une impression mitigée malgré un concept de base ultra séduisant. Le mélange gestion de boutique le jour et assassinats la nuit fonctionne bien, mais la brièveté du premier acte et les soucis d’IA gâchent un peu le potentiel. Si tu cherches un polar interactif original sans trop regarder les finitions, tu pourras y trouver un certain charme en attendant la suite de l’histoire.
Points positifs :
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Le concept original entre gestion de vidéoclub le jour et assassinats la nuit
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Les exécutions contextuelles au corps-à-corps brutales et gratifiantes
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L’ambiance new-yorkaise de 2012 très réussie et prenante
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La personnalisation des armes poussée
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Les futurs actes inclus sans surcoût
Points négatifs :
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L’acte 1 se termine beaucoup trop vite
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L’intelligence artificielle des ennemis assez bancale
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De la rigidité dans les animations et quelques soucis de finition
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Des missions un peu trop linéaires
Note : 12/20
Boutique :
Le conseil Geeko : Prends le temps de maximiser les profits de ton magasin de DVD durant la journée plutôt que de foncer tête baissée vers les missions de nuit. L’argent accumulé au comptoir te facilitera grandement l’achat d’équipements et d’améliorations d’armes indispensables pour les contrats les plus chauds.