Test – Barbarian Saga: The Beastmaster – Quand la rage barbare sublime le Metroidvania 2D ! (Steam)

Développé par le studio Dormidin Studio et édité par Selecta Play, Barbarian Saga: The Beastmaster nous plonge dans les terres tourmentées d’Arborea, menacées par des forces obscures prêtes à tout détruire. Dans la peau d’un guerrier assoiffé de vengeance, tu dois manier une épée dévoreuse de cœurs et dompter ta puissance bestiale pour décider du destin de ce monde.
Dès les premières minutes, le titre affiche clairement ses intentions en rendant un bel hommage aux classiques du genre Castlevania-like. On y retrouve cette atmosphère sombre et brute de dark fantasy, où chaque couloir suinte le danger et invite à la prudence. L’héritage du jeu d’action rétro en défilement horizontal est parfaitement assumé, tout en profitant d’une modernité bienvenue dans sa construction.

Visuellement, le jeu brille par ses graphismes en 2D entièrement dessinés à la main qui offrent un rendu particulièrement soigné. Les décors fourmillent de détails, qu’il s’agisse de ruines décrépites, de cavernes humides ou de forêts menaçantes. Les animations du héros et des créatures profitent d’une belle fluidité, donnant vie à cet univers sans jamais sacrifier la lisibilité de l’action.
Côté combats, la prise en main est directe et percutante. L’épée offre un vrai sentiment d’impact à chaque coup porté, incitant à alterner entre attaques franches, esquives précises et parades au bon timing. Les affrontements demandent une réelle concentration, car les ennemis ne font aucun cadeau si l’on fonce tête baissée.
La dimension Beastmaster apporte un vrai souffle tactique à l’ensemble. En libérant la bête qui sommeille en toi, tu accèdes à des capacités dévastatrices capables de renverser le cours d’un combat mal engagé. Cette transformation et les pouvoirs associés renouvellent constamment l’approche des affrontements et évitent toute forme de monotonie au fil des heures.

La structure d’exploration coche toutes les cases du bon Metroidvania. La carte d’Arborea regorge de chemins dérobés, de portes verrouillées et de secrets bien gardés qui nécessitent de débloquer de nouvelles aptitudes avant d’y revenir. Le backtracking se fait naturellement, motivé par la curiosité de dénicher des trésors cachés ou des améliorations cruciales pour la survie.
Le bestiaire se montre varié et cohérent avec l’ambiance brutale du titre. Les créatures sauvages et les abominations locales obligent à s’adapter en continu, tandis que les combats de boss constituent de véritables temps forts, spectaculaires et exigeants, mettant tes réflexes et ta maîtrise du timing à rude épreuve.
Le sentiment de montée en puissance est particulièrement gratifiant au fur et à mesure que l’on développe les compétences du guerrier. De plus, la perspective de pouvoir influencer la fin de l’aventure apporte une rejouabilité intéressante, donnant envie d’explorer chaque recoin d’Arborea pour découvrir tous ses dénouements.

L’ambiance sonore soutient admirablement l’action avec des thèmes musicaux épiques et immersifs qui renforcent la tension des combats. Les bruitages, des bruits de lames aux rugissements des monstres, participent activement à cette immersion sans jamais devenir agressifs pour les oreilles.
Sur Steam, l’expérience s’avère parfaitement stable et fluide, avec une compatibilité manette impeccable pour profiter pleinement de la nervosité du gameplay. Tout répond au doigt et à l’œil, ce qui est indispensable pour un titre où la précision des sauts et des frappes fait la différence entre la vie et la mort.
Barbarian Saga: The Beastmaster réussit son pari en offrant une aventure intense, belle et rythmée qui ravira les amateurs de Metroidvania à l’ancienne. Son univers barbare impitoyable, son gameplay solide et sa direction artistique soignée en font une excellente pioche pour quiconque cherche un défi stimulant et immersif manette en main.
J’aime
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La direction artistique 2D dessinée à la main, propre et détaillée
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Le feeling des combats et l’impact des coups à l’épée
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Les mécaniques de transformation du Beastmaster
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Le level design classique et efficace avec de nombreux secrets
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Les boss marquants et le challenge bien dosé
J’aime pas
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Quelques pics de difficulté un peu rudes au début
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Les fenêtres de parade demandent un temps d’adaptation
Note : 15/20
Lien du jeu
Le conseil Geeko N’hésite pas à abuser des transformations de bête lors des phases contre les groupes d’ennemis denses pour nettoyer rapidement la zone et économiser ta barre de vie avant d’atteindre le prochain point de sauvegarde.