Avis – La sérénade du traitre T.1 de Mottasu Tonooka aux Éditions Taifu Comics

Avis – La sérénade du traitre T.1 de Mottasu Tonooka aux Éditions Taifu Comics

Si tu cherches une lecture qui sort des sentiers battus tout en te flattant la rétine, il faut qu’on parle de La Sérénade du Traître (Uragirimono no Love Song en VO), un petit bijou Boys’ Love signé par Mottasu Tonooka et publié chez Taifu Comics. Plongeon direct dans l’Italie du XXe siècle, au cœur d’une mafia locale aussi élégante que redoutable.

L’histoire nous embarque dans une ville portuaire où la puissante famille Gardino doit se trouver un nouveau parrain. Deux figures charismatiques s’affrontent pour le poste : d’un côté, Gino, le traditionaliste rigide à la tête des « Sang pur », et de l’autre, Dante, le rebelle progressiste meneur des « Libertaires ». Amis d’enfance devenus des rivaux jurés, les deux hommes se cherchent constamment des crosses dans une lutte d’influence impitoyable.

Sauf que le destin bascule le jour où Dante met la main sur un secret inavouable concernant Gino. Ni une ni deux, il décide de faire chanter son rival, troquant le silence contre une exigence pour le moins piquante : passer une nuit torride avec lui. Ce point de départ installe instantanément une dynamique de pouvoir délicieuse et des rapports de force électriques.

Ce qui rend ce titre particulièrement savoureux, c’est ce cocktail dosé aux petits oignons. On est en plein dans un trope d’enemies-to-lovers ultra jouissif, où l’attraction physique prend le pas sur la raison au milieu des costumes trois-pièces, des réunions sombres et des coups bas politiques. Entre mystères au sein du clan et scènes explicites bien senties, le rythme ne faiblit jamais.

Graphiquement, la patte de Mottasu Tonooka fait des merveilles à chaque page. C’est chic, sensuel, extrêmement expressif, et l’ambiance rétro de l’Italie apporte un cachet fou à l’ensemble qui séduira les amateurs de beaux décors et de prestance masculine.

Du côté des points à surveiller, on notera tout de même que le postulat du chantage reste un classique du genre, parfois un brin convenu pour les habitués, et que l’intrigue de fond de la mafia reste parfois un peu en surface au profit de la romance pure.

N’hésite pas à suivre le Conseil Geeko : installe-toi dans un fauteuil confortable avec une bonne playlist de jazz feutré ou de chansons italiennes rétro en fond sonore pour t’imprégner totalement de l’atmosphère avant d’ouvrir ton bouquin.

 

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