Salut l’ami ! Alors comme ça, tu as craqué pour la Switch 2 et tu as envie de lancer ta première exploitation agricole virtuelle dessus ? Développé et édité par Giants Software, Farming Simulator 26 débarque avec la lourde tâche de succéder aux versions portables précédentes, en te plongeant directement dans la gestion de ton propre empire agricole à travers des cartes européennes et américaines. C’est le moment de voir si cette cuvée 2026 exploite vraiment la puissance de ta nouvelle console portable.
Le premier contact avec le jeu est assez déroutant, surtout quand on sait de quoi la Switch 2 est capable. Visuellement, le titre souffle le chaud et le froid : si la modélisation des machines sous licence officielle (comme John Deere, Case IH ou Fendt) reste soignée, les décors et les textures des cultures manquent cruellement de vie. On sent que Giants Software a gardé le moteur de la version mobile sans vraiment l’optimiser pour la puissance de la nouvelle console de Nintendo, ce qui donne parfois un rendu un peu trop simplifié, voire cartoon.
En termes de contenu pur, le jeu fait le job pour une version nomade avec plus de 120 machines disponibles et 15 types de cultures différents, sans oublier l’élevage de chèvres et la production de lait. L’intégration des chaînes de production et de la logistique apporte une vraie profondeur, te permettant de transformer tes récoltes en produits finis pour maximiser tes gains. C’est gratifiant de voir son business grandir, mais la structure de départ est assez pingre, te laissant avec un équipement très limité et de tout petits champs.
Là où le bât blesse sérieusement, c’est au niveau de l’intelligence artificielle des ouvriers. En 2026, on était en droit d’attendre un vrai bond en avant, mais les ouvriers agricoles sont souvent aux fraises : ils se coincent dans les arbres, oublient des bandes entières au milieu des champs et demandent une surveillance quasi constante. Heureusement, le nouveau système de contrats vient un peu sauver la mise en te permettant d’accomplir des missions pour d’autres fermes, ce qui aide à explorer la carte et à briser la monotonie du début de partie.
L’économie du jeu a été pas mal modifiée, avec des côtés positifs mais aussi de grosses frustrations. Le bon point, c’est la simplification de certaines corvées : plus besoin de gérer l’achat de graines ou de fertilisants au détail, tout est automatisé lors du semis. En revanche, la progression est gâchée par un énorme fossé tarifaire entre les machines d’entrée de gamme et les gros modèles, une mécanique un peu trop pensée pour t’inciter à acheter des pièces en monnaie réelle via la boutique du jeu.
Pour la maniabilité sur les Joy-Con de la Switch 2, l’ergonomie globale est plutôt bien pensée avec des menus clairs, même si le défilement tactile dans le magasin a tendance à bugger un peu. Un détail reste cependant super agaçant : les gâchettes de la console ne sont toujours pas exploitées correctement pour gérer l’accélération progressive des tracteurs, ce qui gâche un peu le plaisir de conduite pure.
Le grand regret de cette édition, c’est aussi l’absence totale de support pour les mods de la communauté ou d’un mode multijoueur. C’est pourtant ce qui fait tout le sel de la version PC, et se retrouver enfermé dans le contenu de base sans pouvoir personnaliser son expérience laisse un petit goût d’inachevé. On espère sincèrement que les développeurs déploieront des mises à jour pour corriger le tir et offrir un ModHub d’ici quelques mois.
Malgré ces quelques ombres au tableau, le plaisir de la simulation agricole reste intact si tu cherches une expérience relaxante à emporter partout. Pouvoir s’occuper de ses bêtes ou moissonner son champ tranquillement dans son canapé grâce à l’écran de la Switch 2 offre un confort indéniable. C’est le genre de jeu parfait pour se détendre après une longue journée, à condition de fermer les yeux sur son manque flagrant d’innovation technique.
Farming Simulator 26 sur Switch 2 ressemble plus à une mise à jour paresseuse de l’opus précédent qu’à une véritable révolution technologique. Le titre s’avère solide dans ses mécaniques de gestion et ses chaînes de production, mais il déçoit par ses graphismes datés et son IA aux fraises. Si tu es un mordu de la franchise, tu y trouveras ton compte pour jouer en mode portable, mais ne t’attends pas à la baffe visuelle que la nouvelle console de Nintendo pourrait offrir.
Ce qui me plaît :
-
Le catalogue de plus de 120 machines officielles très bien modélisées.
-
Les chaînes de production et la gestion de la logistique en mode portable.
-
Les contrats qui permettent de varier les plaisirs et de gagner des sous.
Ce qui me plaît moins :
-
Les graphismes trop simplistes et en deçà des capacités de la Switch 2.
-
L’IA des ouvriers complètement dépassée qui fait n’importe quoi.
-
L’absence totale de mods et de mode multijoueur.
Note globale : 13/20
Le conseil Geeko : Pour maximiser tes profits très vite en début de partie sans te ruiner dans des machines hors de prix, achète rapidement un enclos à moutons ou à chèvres. Nourris-les simplement avec l’herbe de tes champs (qui repousse gratuitement sans engrais) et stocke les palettes de lait ou de laine pour les revendre au prix fort au milieu de l’hiver, l’économie du jeu te remerciera !

No responses yet