Salut ! Aujourd’hui, on va parler de la nouvelle pépite de Housemarque éditée par Sony Interactive Entertainment, et franchement, ça envoie du lourd. On y suit les aventures d’Arjun Devraj, un protecteur Soltari doublé par l’excellent Rahul Kohli, qui se retrouve coincé sur Carcosa, une planète polymorphe et franchement flippante. L’histoire se dévoile par petites touches, avec des enregistrements et des hologrammes, ce qui rend l’ambiance vraiment mystérieuse.

Le studio nous offre ici un shooter à la troisième personne qui reprend l’ADN de Returnal, mais en poussant tout encore plus loin. On sent que le gameplay est au cœur du projet : c’est nerveux, ultra précis et les sensations de tir sont parmi les meilleures que j’ai pu tester sur cette génération. La progression permanente permet de ne pas se sentir totalement lésé après une mort, car on débloque des ressources qui nous rendent plus fort pour la suite.

Visuellement, le jeu est une claque monumentale grâce à l’Unreal Engine 5. Les décors de Carcosa sont à la fois grandioses et oppressants, avec un travail sur les lumières et les reflets assez bluffant. La direction artistique est peut-être un poil moins « clivante » que celle de leur précédent titre, mais elle gagne en détails et en gigantisme, ce qui donne une vraie impression d’être minuscule face à cette planète hostile.

L’une des plus grosses réussites, c’est le système d’Éclipse. Pendant tes runs, le monde peut se transformer radicalement sous l’effet de cette corruption, révélant de nouveaux passages mais rendant aussi les ennemis bien plus agressifs. Ça force à s’adapter en permanence et ça casse la routine qu’on peut parfois ressentir dans certains roguelites plus classiques.

Côté immersion, la DualSense est exploitée à merveille. On ressent chaque impact, chaque texture du sol et même l’influence de l’Éclipse via les gâchettes adaptatives. Le son n’est pas en reste avec une bande-son électronique signée Sam Slater qui te met une pression constante. L’audio 3D aide vraiment à repérer les menaces qui arrivent de tous les côtés, ce qui est vital quand l’action s’emballe.

Même si le jeu est exigeant, je l’ai trouvé plus « juste » que d’autres titres du genre. La courbe d’apprentissage est bien pensée et, une fois qu’on maîtrise les mouvements d’Arjun et ses armes énergétiques, on finit par entrer dans un état de « flow » hyper satisfaisant. Les combats contre les boss sont d’ailleurs de vrais moments de bravoure, mêlant précision et lecture de patterns complexes.

Il y a tout de même quelques petits bémols, comme certains biomes un peu moins inspirés visuellement ou de légers soucis d’équilibrage sur certaines armes qu’on finit par délaisser. Mais rien de tout ça ne vient gâcher l’expérience globale qui reste d’une fluidité exemplaire, sans temps de chargement perceptibles grâce au SSD de la console.

C’est vraiment le genre d’exclusivité qui justifie l’achat d’une PS5 si on aime le défi et les univers de science-fiction sombres. Le studio a réussi à créer une œuvre mature, solide techniquement et surtout extrêmement fun à prendre en main. On sent qu’ils ont écouté les retours des joueurs pour affiner leur formule sans pour autant trahir leur identité.

Franchement, si tu cherches une aventure intense et que tu n’as pas peur de recommencer quelques fois pour triompher, Saros est un indispensable. C’est une expérience marquante qui reste en tête bien après avoir posé la manette. Une vraie démonstration de force pour Housemarque qui s’impose définitivement comme l’un des studios les plus talentueux de l’écurie PlayStation.

Ce que j’ai aimé :

  • Le gameplay d’une précision chirurgicale et ultra nerveux.

  • L’ambiance sonore et visuelle absolument immersive.

  • Le système d’Éclipse qui renouvelle bien les parties.

  • L’utilisation parfaite des fonctionnalités de la DualSense.

Ce que j’ai moins aimé :

  • Quelques zones un peu moins originales dans leur design.

  • Un léger déséquilibre entre certaines armes énergétiques.

Note Finale : 18/20

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