Après un premier épisode « Échos » qui a laissé la communauté sur sa faim, Bungie revient avec une proposition beaucoup plus sombre et viscérale. Avec Revenant, le studio délaisse la science-fiction colorée pour plonger tête la première dans la Dark Fantasy et l’horreur gothique. Fikrul, le Fanatique, est de retour, et il ne s’est jamais senti aussi menaçant. Manette DualSense en main, cette extension a-t-elle de quoi nous garder sur le jeu ? Spoiler : C’est du lourd.

Une ambiance à glacer le sang
Dès les premières minutes sur PS5, la direction artistique frappe fort. On quitte les Vex pour une esthétique « Slayer » assumée. Le retour des Infâmes (Scorn) s’accompagne d’une refonte visuelle qui lorgne du côté de Castlevania. Les environnements sont poisseux, l’éclairage sur la console de Sony est sublime (mention spéciale aux effets de particules de la Stase en 4K HDR), et la bande-son appuie parfaitement ce sentiment d’urgence.
Sur le plan narratif, le duo Mithrax et Eido fonctionne à merveille. Eido prend enfin de l’épaisseur en devenant notre « alchimiste » de service. L’intrigue autour de Fikrul, qui tente de créer une armée de « Barons » immortels grâce à un Écho, donne un enjeu personnel et tangible qui manquait cruellement au début de l’année.

Gameplay : L’alchimie du combat
La grosse nouveauté, c’est le système de Toniques. Bungie a enfin compris que le loot ne suffit pas ; il faut du buildcrafting. Le système de préparation de potions permet non seulement de cibler son loot (enfin !) mais aussi de booster temporairement ses capacités d’Artefact. C’est une boucle de gameplay addictive : on tue, on récolte, on brasse, on devient plus fort.
Côté activités, le mode Agression est une réussite. La densité d’ennemis est folle, et sur PS5, le framerate tient la route malgré le chaos à l’écran. C’est nerveux, tactique, et les nouvelles défenses (frappes aériennes, tourelles) apportent un vent de fraîcheur. Sans oublier le nouveau Donjon « Hôte des Vêpres » qui est sans doute l’un des meilleurs contenus « endgame » sortis à ce jour, avec une mécanique de course contre la montre haletante.
Sur PlayStation 5, l’expérience est impériale. Les temps de chargement sont inexistants, ce qui est crucial quand on navigue entre le CIMU et les activités. Les retours haptiques de la DualSense sont bien exploités, notamment lors de l’utilisation des nouvelles armes à stase et du lance-grenades exotique « Alethonyme », où l’on sent littéralement la charge d’énergie dans les gâchettes.
Destiny 2 : Revenant est la claque que l’on n’attendait plus après un démarrage d’année 8 poussif. En embrassant totalement son thème Dark Fantasy et en proposant des systèmes de jeu qui respectent le temps du joueur (ciblage de loot via les Toniques), Bungie signe ici une extension majeure. C’est beau, c’est brutal, et c’est terriblement addictif. Si vous avez une PS5 et que vous cherchiez une raison de relancer le jeu, elle est là. Un « must-play » pour les Gardiens.
J’AIME
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La Direction Artistique : L’ambiance Vampire/Gothique est une bouffée d’air frais (ou putride) bienvenue.
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Le Donjon « Hôte des Vêpres » : Un chef-d’œuvre de level design et de tension.
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Le Système de Toniques : Une excellente couche de gestion qui récompense l’investissement du joueur.
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Agression (Onslaught) 2.0 : Plus intense, plus stratégique, et techniquement solide sur PS5.
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L’histoire : Le retour de Fikrul offre un méchant charismatique et une narration moins cryptique que d’habitude.
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La bande-son : Oppressante et épique, parfaite pour le thème.
J’AIME PAS
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Le modèle saisonnier (Actes) : Le « Timegating » (attendre des semaines pour la suite de l’histoire) casse toujours autant le rythme.
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L’accessibilité : Pour un nouveau joueur qui débarque via ce lien Steam/PS Store, comprendre toutes les monnaies et les systèmes reste un calvaire.
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Recyclage partiel : Même si c’est bien habillé, on revisite encore certaines zones familières.
NOTE FINALE : 18/20

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