Chaque rentrée de septembre, les fans de basket virtuel attendent avec impatience le nouveau NBA 2K, en se demandant si, cette fois-ci, il corrigera enfin les défauts de son prédécesseur. Avec NBA 2K26, sorti début septembre, j’ai tout de suite senti une volonté claire de remettre la série sur de bons rails. On n’est pas dans la révolution totale, mais plutôt dans un retour à une formule solide qui rassure et redonne envie de se lancer.

Dès les premières minutes de jeu, on remarque que le moteur a été retravaillé. Les déplacements et les animations sont bien plus naturels grâce à la technologie ProPLAY, et les crossovers, les dunks ou même les petits mouvements de pivot respirent la fluidité. Fini la sensation d’avoir un joueur en plastique glissant sur le parquet, ici on a vraiment l’impression de contrôler un basketteur en chair et en os.

Évidemment, j’ai voulu tester un match avec les Lakers, histoire de voir comment l’équipe mythique était représentée. Anthony Davis domine la raquette avec une aisance folle, LeBron impose toujours autant par sa présence et son explosivité, et je me suis même essayé à quelques shoots façon Kobe. Bon, le timing m’a un peu trahi, mais justement, c’est là qu’on voit que le jeu privilégie la maîtrise et le travail, et ça donne envie de s’améliorer.

The City, le hub multijoueur, a aussi été revu en profondeur. On n’a plus cette impression de se perdre dans un labyrinthe inutile, tout est clair, fluide et surtout beaucoup plus agréable grâce au 60 images par seconde sur consoles nouvelle génération. On croise toujours ceux qui préfèrent montrer leurs tenues hors de prix plutôt que jouer, mais ça fait partie de l’ambiance.

Autre nouveauté marquante, l’arrivée des joueuses de la WNBA dans MyTEAM. Pouvoir aligner des stars de la NBA et de la WNBA ensemble, c’est rafraîchissant et ça ajoute une vraie diversité stratégique. Voir Candace Parker poser un écran pour Curry avant de lâcher une passe décisive, c’est le genre de petite scène qui te fait réaliser que 2K a pensé au détail qui change tout.

Le gameplay global est aussi plus juste. Le système de tir se base davantage sur le timing et se montre moins punitif pour une micro-erreur. Les pivots retrouvent leur gloire d’antan avec des moves classiques comme le dream shake ou le skyhook, ce qui apporte une vraie touche de nostalgie. On sent que le jeu veut récompenser les gestes bien placés plutôt que de laisser le hasard décider.

Les modes de jeu n’ont pas disparu, mais tous ont reçu une attention particulière. MyCareer reste cette ascension scénarisée qui accroche, MyTeam fait toujours plaisir aux collectionneurs, MyNBA satisfait les passionnés de gestion, et même The W bénéficie de nouveautés appréciables. Chacun a son rôle et aucun n’est laissé sur le banc de touche.

Graphiquement, le jeu impressionne encore, avec des détails poussés sur les visages, les maillots et les animations. On retrouve cette ambiance télévisée si caractéristique, et même si la sueur scintillante sur le front des joueurs reste un petit gadget, ça participe à l’immersion.

NBA 2K26 réussit à corriger la trajectoire de la série. Plus fluide, plus réaliste et plus gratifiant, il redonne surtout le plaisir de lancer une partie et de s’accrocher à la manette jusqu’au buzzer final.

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