Développé et édité par les équipes de CableHook Games, Here Comes the Swarm nous plonge dans les ruines d’un monde dévasté où l’humanité tente de reprendre ses droits sur la terre d’Ulora. Tu te retrouves à la tête de colonies qu’il faut bâtir de toutes pièces tout en repoussant des vagues incessantes de démons contrôlés par un esprit collectif impitoyable.

Le gameplay mélange habilement la stratégie en temps réel avec une dimension survie assez corsée. La gestion des ressources est cruciale, car chaque bâtiment construit et chaque expédition lancée dans les zones infestées peut faire basculer ton destin. Heureusement, la présence d’un bouton de pause active permet de reprendre son souffle et de planifier ses défenses quand la situation devient vraiment critique face à la marée d’ennemis.
L’ambiance post-apocalyptique est vraiment réussie, avec une sensation de tension permanente. On sent que le studio a mis l’accent sur la verticalité et l’organisation tactique pour contrer l’intelligence de l’Essaim. Les expéditions pour éradiquer les nids de démons apportent un vrai sentiment de progression et de reconquête, ce qui évite au jeu de n’être qu’un simple « tower defense » déguisé.

Le système de progression technologique permet de varier les plaisirs et d’adapter sa stratégie selon les menaces rencontrées. C’est gratifiant de voir sa petite base de fortune devenir une forteresse imprenable, même si l’erreur reste souvent fatale. Le défi est bien présent, mais la courbe d’apprentissage est suffisamment bien pensée pour qu’on ait envie de relancer une partie après chaque échec cuisant.
L’aspect tactique prend tout son sens lors des sorties hors des murs. Contrairement à d’autres jeux du genre où l’on reste passif derrière ses remparts, ici, il faut aller porter le coup de grâce à l’esprit collectif. Cette prise de risque est nécessaire pour nettoyer définitivement les secteurs, ce qui crée un équilibre constant entre défense prudente et agression audacieuse.

Le moteur de jeu gère un nombre impressionnant d’unités à l’écran sans trop sourciller. Voir des centaines de démons s’écraser sur tes lignes de front est un spectacle à la fois terrifiant et fascinant. Cela renforce l’idée d’une menace globale et implacable dont tu es le dernier rempart, rendant chaque victoire d’autant plus héroïque au milieu de ce chaos organisé.
C’est une excellente surprise dans le genre RTS de survie. La tension est constante et le sentiment de devoir protéger chaque recoin de sa colonie est super immersif. On se prend vite au jeu de la reconquête d’Ulora, et malgré quelques moments de frustration quand l’Essaim nous submerge, le plaisir de la stratégie l’emporte largement.
Ce que j’ai aimé :
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Le système de pause active qui sauve la mise dans les moments de panique.
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L’atmosphère pesante et la direction artistique du monde en ruine.
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Le mélange fluide entre la construction de base et l’exploration offensive.
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La satisfaction de repousser des vagues massives d’ennemis.
Ce que j’ai moins aimé :
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Quelques pics de difficulté un peu brutaux lors de certaines vagues.
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L’interface qui peut paraître un peu chargée quand l’écran est saturé d’unités.

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