Capcom nous ressort enfin la suite spirituelle des Battle Network avec cette compilation développée et éditée par leurs soins. Pour rappel, l’histoire nous place en 220X aux côtés de Geo Stelar, un gamin un peu solitaire qui finit par fusionner avec Omega-Xis, un extraterrestre fait d’ondes électromagnétiques, pour devenir Mega Man.
Le passage de la Nintendo DS à la console de salon PS5 est franchement réussi. On retrouve les sept versions des trois jeux (Pegasus, Leo, Dragon pour le premier, les duos pour les suites), le tout avec un lissage graphique optionnel qui rend les sprites bien plus propres sur une TV 4K. C’est fluide, coloré, et le passage entre le monde réel et le monde des ondes n’a jamais été aussi agréable visuellement.
Le système de combat en vue de dessus, sur une grille de 3×3, garde tout son punch. J’ai bien aimé le fait qu’ils aient adapté le format double écran de la DS avec différentes mises en page d’écran possibles. C’est super intuitif et on ne se sent jamais perdu malgré l’absence du stylet d’origine, les commandes à la manette répondant au doigt et à l’œil.
Côté nouveautés, Capcom n’a pas été radin. Le mode « Buster MAX » est de la partie pour ceux qui veulent juste profiter du scénario sans galérer sur les combats aléatoires. On a aussi accès à plus de 1000 illustrations dans la galerie et à l’intégralité des bandes-son, ce qui est un vrai régal pour les fans de l’époque qui veulent se refaire une dose de nostalgie.
Un autre point fort, c’est l’ajout du jeu en ligne pour les sept titres. Pouvoir affronter d’autres joueurs ou échanger des cartes comme à la grande époque, mais avec une infrastructure moderne, ça change tout. Les fonctionnalités de confort comme la sauvegarde automatique ou la réduction des dégâts permettent de moduler la difficulté comme on le souhaite, ce qui rend l’expérience beaucoup moins punitive.
Cependant, il faut avouer que l’enchaînement des trois épisodes peut paraître un peu répétitif sur la longueur. Les mécanismes de base évoluent assez peu entre le premier et le troisième opus, et certains décors sont recyclés d’un jeu à l’autre. Si tu comptes tout finir d’une traite, tu risques de saturer un peu sur les combats aléatoires qui, même s’ils sont réglables, restent très fréquents.
Globalement, c’est une excellente pioche pour les nostalgiques ou ceux qui veulent découvrir un RPG dynamique et original. La PS5 apporte un confort de jeu indéniable et les bonus intégrés justifient le détour, même si Capcom aurait pu faire un effort sur la localisation. C’est solide, propre et ça rend justice à une série trop souvent oubliée.
Ce que j’ai aimé :
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La tonne de contenu avec les 7 versions incluses.
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Les options de confort (Buster MAX, sauvegarde auto).
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La galerie et le lecteur de musique ultra complets.
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Le mode en ligne stable pour les duels.
Ce que j’ai moins aimé :
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Une certaine répétitivité si on enchaîne les jeux.
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Le prix un peu élevé pour des portages DS.
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L’absence de traduction française (toujours en anglais/japonais).

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