Développé et édité par le studio Voolgi, ORDER 13 nous plonge dans une ambiance oppressante où l’on incarne un opérateur chargé de trier des dossiers de citoyens dans un régime totalitaire. L’histoire, bien que distillée par petites touches, nous fait comprendre assez vite que chaque tampon apposé peut sceller le destin d’un innocent ou d’un coupable.

Le gameplay repose sur une observation minutieuse : tu dois comparer les photos, les noms et les critères imposés par le ministère pour décider qui est conforme et qui ne l’est pas. C’est le genre d’expérience qui stresse un maximum, surtout quand le chrono défile et que les consignes changent sans prévenir. Sur PS5, la navigation à la manette reste fluide, même si on sent que le titre a été pensé pour la précision d’une souris à l’origine.

L’ambiance sonore et visuelle participe énormément à l’immersion. On se sent vraiment enfermé dans ce petit bureau lugubre avec pour seul horizon des piles de paperasse. C’est assez fascinant de voir comment un concept aussi simple arrive à nous faire douter de notre propre moralité au fil des journées de travail qui s’enchaînent.

Même si le principe peut paraître répétitif sur de longues sessions, le jeu parvient à renouveler l’intérêt par des événements scriptés et des dilemmes moraux qui te forcent à choisir entre ton job et ton humanité. On se retrouve parfois à hésiter avant de valider un dossier, sachant que l’erreur n’est pas permise sous peine de sanctions sévères.
J’ai trouvé l’expérience vraiment marquante et hyper prenante pour un « petit » jeu. C’est typiquement le genre de titre qui te reste en tête une fois la console éteinte, te faisant réfléchir au poids de l’autorité et à l’obéissance aveugle. Une très belle surprise pour ceux qui aiment les jeux d’enquête et de réflexion avec une narration environnementale forte.
Ce que j’ai aimé :
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L’ambiance pesante et parfaitement maîtrisée.
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Les dilemmes moraux qui nous poussent dans nos retranchements.
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Le style graphique minimaliste mais très efficace.
Ce que j’ai moins aimé :
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Une certaine répétitivité inhérente au genre.
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La maniabilité à la manette parfois moins vive que sur PC.

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