Pour cette session sur Switch, je me suis plongé dans Afterplace, une petite pépite de jeu d’aventure en monde ouvert développée par le talentueux Evan Kice et éditée par indie.io. L’histoire nous parachute dans une forêt mystérieuse où l’on incarne un personnage un peu perdu qui doit explorer des terres étranges, discuter avec des locaux parfois louches et surtout, essayer de ne pas briser la réalité en morceaux.

Dès les premières minutes, on sent que le jeu a été conçu avec une liberté totale en tête. Il n’y a pas de points de passage dictés, pas de flèches qui t’indiquent où aller : c’est à toi de forger ton propre chemin à travers les bois et les donjons cachés. Le monde est vaste, rempli de secrets et de personnages aux dialogues savoureux. On passe d’une ambiance mignonne à quelque chose de beaucoup plus sombre et mystérieux en un clin d’œil, ce qui rend l’exploration vraiment addictive.

Côté gameplay, c’est du « hack and slash » pur et dur avec une vue de dessus très rétro. Les contrôles sont ultra fluides, ce qui est parfait pour la Switch, que tu joues en mode portable ou sur ta télé. On peut améliorer ses armes, acheter des armures et même ingérer des produits chimiques un peu suspects pour booster sa puissance. Le jeu ne nous prend jamais par la main, et c’est ce qui fait tout son charme : chaque découverte ressemble à une vraie victoire personnelle.

L’esthétique en pixel art est superbe et pleine de personnalité. Evan Kice a réussi à créer un bestiaire d’une trentaine de monstres qui ont chacun leur petit caractère. Mention spéciale à l’humour omniprésent dans les descriptions et les interactions, comme cette fameuse carte du monde dessinée au crayon sur une serviette en papier qui ne sert absolument à rien. C’est ce genre de détails qui donne au titre une âme unique.

La durée de vie est assez solide pour un projet solo, compte environ une dizaine d’heures pour voir le bout de l’aventure, mais bien plus si tu décides de débusquer tous les secrets. Le jeu propose plusieurs fins basées sur tes choix, dont certains que tu fais sans même t’en rendre compte. C’est le genre d’expérience où l’on a envie de recommencer juste pour voir ce qui se passe si on ignore totalement la quête principale.

Pour ce qui est de mon ressenti, j’ai adoré l’ambiance mélancolique et décalée qui se dégage du titre. C’est un vrai hommage aux classiques du genre tout en apportant une touche de modernité et d’imprévisibilité. On se perd volontiers dans cet univers, et même quand on croit avoir tout compris, le jeu trouve le moyen de nous surprendre avec un passage secret ou une rencontre absurde. Une très belle découverte sur la console de Nintendo.

Afterplace est une expérience rafraîchissante qui prouve qu’un seul développeur passionné peut créer un monde plus cohérent et fascinant que bien des grosses productions. Si tu aimes l’exploration pure, l’action simple mais efficace et les histoires qui sortent de l’ordinaire, tu devrais foncer sans hésiter. C’est typiquement le genre de petit jeu indépendant qui reste en tête longtemps après avoir posé la console.

Points forts :

  • Une liberté d’exploration totale et gratifiante.

  • Un humour décalé et des personnages attachants.

  • Une direction artistique pixel art très soignée.

Points faibles :

  • L’absence de guidage peut frustrer les joueurs les moins patients.

  • Certains combats peuvent devenir un peu répétitifs à la longue.

Note finale : 17/20

Voici le lien direct vers le Nintendo eShop : Afterplace sur Nintendo Switch

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