C’est le tout dernier né du studio Fabraz, qui s’occupe aussi de l’édition cette fois-ci. On y retrouve notre chère Beebz qui, après avoir conquis les Turfs, reçoit une lettre mystérieuse de son père, le roi Ragnar, l’invitant sur l’archipel de Ragnar’s Rock pour découvrir un royaume en plein chaos sous la coupe d’un tyran.

C’est vraiment cool de voir comment ils ont fait évoluer la formule par rapport au premier opus. On n’est plus dans une succession de niveaux linéaires, mais dans un véritable monde ouvert qui mélange l’exploration maritime à la Wind Waker avec un pur gameplay de plateforme 3D. Le « schmovement » est super fluide, et on sent que le studio a mis le paquet sur la liberté de mouvement en nous donnant accès très vite à des outils géniaux comme le grappin ou le deltaplane.
Ce qui frappe tout de suite, c’est la verticalité de l’archipel. Chaque île est un petit puzzle géant où tu dois utiliser tes capacités pour grimper toujours plus haut. Le système de combat a aussi été revu pour être plus dynamique, intégrant des transformations qui changent radicalement ta façon d’approcher les groupes d’ennemis. C’est gratifiant de voir Beebz évoluer dans cet environnement coloré mais étrangement mélancolique.

La direction artistique reste fidèle à la patte du studio avec ce mélange de sprites 2D dans un monde 3D low-poly. C’est un style qui ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais je trouve que ça donne une identité visuelle super forte au titre. En plus, la bande-son est encore une fois une tuerie absolue, avec des morceaux qui te restent dans la tête pendant des heures après avoir éteint la console ou le PC.

Le jeu propose aussi pas mal de contenu annexe avec des défis de vitesse et des objets à collectionner qui ne sont pas là juste pour faire joli. En récupérant des talismans, tu peux personnaliser ton set de mouvements, ce qui permet à chaque joueur de trouver son propre style, que tu préfères privilégier la vitesse pure ou la précision dans les sauts complexes. C’est cette flexibilité qui rend l’exploration de Ragnar’s Rock si addictive.
Franchement, pour un fan de plateforme, c’est une petite pépite qui montre que le genre a encore de beaux jours devant lui. On sent que Fabraz maîtrise son sujet sur le bout des doigts et n’a pas eu peur de bousculer ses propres codes pour proposer une suite ambitieuse. Malgré quelques petits soucis de caméra dans les endroits un peu trop étriqués, le plaisir de jeu reste immédiat et constant tout au long de l’aventure.

Ce que j’ai aimé :
-
Le système de mouvement ultra expressif et gratifiant.
-
L’aspect monde ouvert qui change radicalement de la structure du premier.
-
La direction artistique stylisée qui a un charme fou.
-
La personnalisation des capacités via les talismans.
Ce que j’ai moins aimé :
-
La caméra qui peut parfois faire des siennes dans les coins serrés.
-
Certains défis de course qui demandent une précision un peu frustrante.
-
Les trajets entre les îles parfois un peu longs au début.
Ma note : 17/20

No responses yet