Développé par hyesmo et édité par Blackburne Games Studio, Monday Syndrome nous plonge dans les bottes d’un stagiaire coincé dans un gratte-ciel infernal. L’histoire est simple mais efficace : vous devez affronter des collègues démoniaques et grimper les échelons de cette entreprise maudite pour espérer, un jour, retrouver la liberté.

On ne va pas se mentir, le concept du « travail c’est l’enfer » a déjà été vu, mais ici, la sincérité du développeur transpire à chaque étage. On sent que le créateur a mis ses propres frustrations de bureau dans le code, transformant des fournitures banales en armes de destruction massive. C’est cathartique de massacrer un manager toxique avec une agrafeuse modifiée, et le jeu ne cherche jamais à s’excuser pour son côté absurde et chaotique.

Le gameplay est nerveux, rapide, et honnêtement assez addictif. Ce qui frappe, c’est la verticalité de la progression : on ne se contente pas de survivre, on cherche la promotion pour débloquer des bonus (les « Executive Orders ») qui sont autant de bénédictions que de malédictions. C’est ce côté imprévisible qui sauve le titre d’une certaine répétitivité inhérente aux roguelikes d’action.

Visuellement, le choix artistique est assumé. Même si l’IA a été utilisée pour les croquis de base, le résultat final est retravaillé à la main, ce qui donne une identité sale et nerveuse qui colle parfaitement à l’ambiance. On n’est pas sur une production AAA, et c’est tant mieux : le jeu garde une âme de projet passionné, avec ses petites rugosités qui font son charme.

C’est rafraîchissant de voir un jeu qui ne se prend pas au sérieux tout en étant extrêmement solide sur ses mécaniques. On sent que chaque mise à jour, comme la refonte de l’interface ou du système de craft, a été faite en écoutant les joueurs. C’est honnête, c’est brut, et ça défoule exactement là où ça fait mal après une vraie journée de boulot.

Monday Syndrome est une excellente surprise pour ceux qui cherchent un défouloir intelligent. Ce n’est pas juste un énième roguelite, c’est une critique acerbe et jouissive de la vie de bureau qui réussit à transformer l’aliénation quotidienne en un terrain de jeu explosif. Si vous avez déjà eu envie de jeter votre café à la figure de votre patron, ce jeu est fait pour vous.

Les « Likes » :

  • Le concept satirique du monde de l’entreprise poussé à l’extrême.

  • Le système de craft absurde avec des objets de bureau.

  • La nervosité des combats et la destruction des environnements.

  • Les « Executive Orders » qui changent radicalement le cours d’une partie.

Les « Dislikes » :

  • Une certaine confusion visuelle quand l’écran est trop chargé.

  • La difficulté qui peut grimper de manière un peu injuste par moments.

  • Quelques mécaniques de « onboarding » encore un peu abruptes pour les nouveaux.

Note : 16/20

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Le conseil Geeko : Ne négligez pas les améliorations de vos fournitures de base dès le début ; un combo bien placé entre une machine à café et un ventilateur peut nettoyer une pièce plus vite que n’importe quel bonus rare.

 

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