Dès le premier contact, Dixotomia s’affirme comme un projet ambitieux qui refuse de choisir entre le shooter militaire classique et le jeu de rôle fantastique. Propulsé dans un futur dystopique sur une colonie martienne en perdition, le joueur incarne Ron Adams, un agent dont la mission de routine bascule dans l’horreur face à une menace vampirique. Ce contexte narratif, bien que classique pour les amateurs de série B, sert de fondation solide à une aventure qui mise avant tout sur son atmosphère pesante et ses environnements industriels soignés sous Unreal Engine.

Le cœur de l’expérience réside dans son système de progression dualiste, véritable point fort du titre de Deep Matrix. Le joueur doit constamment jongler entre l’amélioration de son arsenal technologique et le développement de pouvoirs surnaturels issus de l’infection vampirique. Cette dualité permet une grande liberté d’approche : vous pouvez choisir de nettoyer une zone en restant à distance avec des fusils d’assaut de pointe ou plonger dans la mêlée pour déchirer vos adversaires à mains nues en utilisant votre agilité surhumaine, rendant chaque affrontement dynamique et personnalisable.

Sur le plan de l’immersion, le titre souffle le chaud et le froid, une caractéristique propre aux productions indépendantes en VR. Si la gestion des armes et le retour haptique global sont satisfaisants, on regrette une absence de doublages qui rend les phases narratives assez arides. Devoir lire des blocs de texte dans un casque peut s’avérer fastidieux, surtout quand l’action aux alentours est aussi intense. Heureusement, la direction artistique parvient à compenser ce manque de vie par une gestion des lumières souvent oppressante, renforçant le sentiment d’isolement sur cette planète hostile.

Techniquement, cette version finale apporte la stabilité qui manquait cruellement aux premières versions de l’accès anticipé. Les développeurs ont fourni un travail louable sur l’optimisation, permettant une fluidité nécessaire pour éviter la cinétose lors des déplacements rapides. On note toutefois que l’intelligence artificielle reste parfois prévisible, suivant des routines d’attaque assez basiques qui peuvent être exploitées par le joueur averti. Les combats de boss viennent cependant briser cette monotonie avec des mécaniques spécifiques qui exploitent intelligemment l’espace 3D de la réalité virtuelle.

Dixotomia s’impose comme une alternative sérieuse aux blockbusters de la VR pour qui cherche une expérience longue et scénarisée. Malgré quelques finitions perfectibles et une narration un peu austère, le plaisir de jeu reste immédiat grâce à un gameplay nerveux et un système de choix impactant la fin du récit. C’est un voyage imparfait mais généreux, qui prouve qu’avec de bonnes idées mécaniques, un petit studio peut offrir une aventure capable de tenir le joueur en haleine pendant plusieurs heures.

J’aime

  • Le mélange réussi entre armes à feu et pouvoirs vampiriques.

  • L’ambiance SF sombre et les environnements variés (Mars, laboratoires, mines).

  • Les combats de boss stimulants qui demandent de la stratégie.

  • Le système de progression à double arbre de compétences assez complet.

  • Les choix narratifs qui influencent la fin de l’histoire.

J’aime pas

  • L’absence de voix (dialogues silencieux) qui casse parfois l’immersion.

  • Une technique un peu datée avec des éclairages parfois trop sombres.

  • Quelques bugs de collisions et des ennemis au comportement parfois erratique.

  • Le manque de sensation de poids sur certaines armes et objets.

  • Des cinématiques 2D en « fenêtre » qui sortent un peu de l’expérience VR.

Note finale : 14/20

Le jeu est disponible par ici : 

https://store.steampowered.com/app/1367710/Dixotomia/

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